Vanil de l'Ecri depuis les Baudes par Bounavaux et Plan des Eaux needs route

Une montée d'automne depuis le parking des Baudes qui sort du brouillard au-dessus de la mer de nuages, avec des vues sur le Moléson et les Vanil. Le sommet offre un coucher de soleil magnifique et des rencontres avec des bouquetins et des étagnes.

route 10.0 km 1150.0 m D+ 4.83 h 1 days (claimed) Nov

Vanil de l'Ecri · Plan des Eaux · Bounavaux · Bounavaletta · Vanil Noir · Grandvillard · Les Baudes

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Sources

Deux jours après mon incroyable sortie à la Dent de Lys, me revoilà dans mes Chères Préalpes accompagné de Delphine ! Le

fb · Daniel Borloz · 2025-11-23 · open original

Deux jours après mon incroyable sortie à la Dent de Lys, me revoilà dans mes Chères Préalpes accompagné de Delphine ! Le but du jour c’est d’aller lui faire découvrir le Vanil de l’Ecri qu’elle ne connait pas encore… Nous partons depuis le parking des Baudes, au-dessus de Grandvillard. Ilest quasi vide, c’est génial, nous n’allons pas croiser beaucoup de monde. Pour l’instant il fait froid et gris. Nous nous trouvons sous la couche de brouillard. Comme il y a deux jours, la limite du stratus devrait se situer vers 1600m environ. Que j’aime la sérénité et le silence de l’automne. Les alpages sont vides. Nous marchons dans la brume. L’Automne nous offre une palette de couleurs merveilleuses. Le sentier est maintenant bien recouvert de feuilles mortes qui bruissent sous les pieds. Je m’arrête net, une petite salamandre se trouve au milieu du chemin. Ces créatures sont fascinantes. Je n’en vois pas souvent. Plus nous montons et plus les feuillus font place à des épineux, nous sortons bientôt du couvert des arbres et arrivons à la cabane de Bounavaux. Nous nous retrouvons sur la frontière du stratus, entre deux mondes. Le ciel gagne en luminosité et voilà que le Vanil Noir et le Vanil de l’Ecri se découvrent, dorés, sous un ciel bleu limpide. C’est toujours un émerveillement que de sortir du brouillard. La température augmente aussi. Nous continuons d’avancer. Je ne peux m’empêcher de me retourner pour profiter de cette vue sur le Moléson et cette mer de brouillard. C’est juste incroyable. Nous arrivons à Bounavaletta. Nous prenons à droite en direction de Plan des Eaux et du Vanil de l’Ecri. Nous papotons, quand d’un coup je m’encouble, je tente de me rattraper ave quelques pas artistiques et … finis à plat ventre sur le sol. Heureusement plus de peur que de mal. On en a bien rigolé ! Après ce petit intermède, nous voilà reparti. En regardant la gouille qui se trouve au centre de la dépression, je ne peux m’empêcher de la photographier, car elle reflète le ciel doré et illumine toute cette zone sombre. Quel contraste ! Nous sommes maintenant sur le flanc de la montagne. Nous avançons d’un bon rythme tout en restant prudent, car ici le gravier nous fait facilement déraper. Nous commençons les innombrables zig et zag. Nous prenons rapidement de la hauteur. Nous sommes bien en termes d’horaire. Peu à peu le gravier fait place à un mélange de terre et de roche et le terrain devient un peu plus accidenté. Les mains sont parfois nécessaires pour passer certains obstacles. Nous tombons sur une partie plus exposée au nord, un petit reste de neige nous fait redoubler de prudence. Plan des Eaux n’est plus loin ! Nous sommes accueillis par deux magnifiques bouquetins qui nous regardent arriver de loin et qui se demande ce que nous faisons chez eux. C’est magnifique. La vue est aussi incroyable. Le sommet n’est plus très loin. Il ne reste plus qu’à remonter ce haut plateau incliné. Un autre bouquetin nous regarde avancer d’un œil. Il est superbe. Je me sens à chaque fois privilégié avec ce genre de rencontres ! Après une dernière grimpette, nous voilà au sommet ! Les conditions tiennent du merveilleux : Un soleil généreux, une mer de brouillard, des couleurs épiques… des étagnes et leurs petits qui se nourrissent à une bonne trentaine de mètres de nous. C’est de la magie à l’état pur. Je ne sais pas où donner de la tête, tout est tellement beau. Bien que cela soit loin de la première fois que je monte ici, ce sentiment de plénitude, d’être nanti d’une chance extraordinaire m’envahi à chaque fois. Nous restons un bon moment ici à profiter de ce moment extraordinaire jusqu’à ce que les couleurs tirent sur le rouge profond puis doucement s’estompe. Oui nous avons profité de ce superbe coucher de soleil. Il est maintenant tant de redescendre. Nous nous mettons en route et avançons rapidement. C’est aussi ce qui est génial avec ce sommet, la descente se fait par la face ouest qui donne en plein sur le soleil couchant. Il n’est donc pas nécessaire d’enclencher nos frontales tout de suite. Nous essayons d’avancer un maximum, puis arrive le moment où la luminosité est vraiment trop basse. Nous allumons nos frontales et continuons. Nous arrivons vite à Bounavaletta puis à la cabane de Bounavaux. Il est temps de nous enfoncer à nouveau dans la brume grise, froid et humide. Contrairement à ma dernière expérience, la visibilité est correcte, ouf ! Nous passons sans problèmes la dernière partie et arrivons à notre point de départ des étoiles pleins les yeux, subjugué par cet endroit hors du commun. Si une photo en grand format, vous intéresse, n’hésitez pas à m’écrire. Et vous ? vous êtes déjà passé dans le coin ? Dites-moi en commentaire ce que vous en avez pensé et surtout quel est votre image préférée ! Sinon pour la technique : Distance : env 10km Dénivelé : env 1150m Durée : env 4h50 (selon suissemobile en été) Difficulté : T3. Entre Bounavaletta et Plan des Eaux, plusieurs endroits nécessitent l’utilisation des mains, la difficulté est contenue, mais un pied sûr est fortement conseillé. Le lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/318705531?layers=wanderland%2CtrackLayer&E=2566966&N=1150063&resolution=2.26&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer

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Good months