Crête du Brienzer Rothorn à Harder Kulm needs route

Une traversée d'arête exigeante et spectaculaire, avec des vues à 360 degrés et une mer de brouillard, du Brienzer Rothorn jusqu'à Harder Kulm. Le train à vapeur depuis Brienz et le funiculaire d'arrivée en font une sortie en boucle de transports publics très marquante.

route 22.0 km 1630.0 m D+ 10.0 h 1 days (claimed)

Brienzer Rothorn · Schongütsch · Chruterenpass · Brienzergrat · Birefehörnli · Wannepass · Tannhorn · Ällgäuwhoren · Schnierenhireli · Gummhoren · Riedergrat · Blasenhubel · Wytlouwihoren · Augstmatthorn · Harder Kulm · Brienz · Planalp

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Sources

Le jour après ma superbe sortie au Vanil de l’Ecri, me voilà parti pour un nouveau défi que Blandine m’a proposé deux jo

fb · Daniel Borloz · 2025-11-28 · open original

Le jour après ma superbe sortie au Vanil de l’Ecri, me voilà parti pour un nouveau défi que Blandine m’a proposé deux jours auparavant : Faire la crête du Brienzer Rothorn jusqu’à Harder Kulm. J’avoue qu’avec le dénivelé accumulé des derniers jours je n’étais pas persuadé de réussir à relever le défi jusqu’au bout, mais autant essayer ! Je ne sais pas si je dois me réjouir ou prendre peur, il reste des tickets pour le train à vapeur qui part de Brienz, je n’ai plus le choix. C’est avec un mélange d’excitation et d’anxiété que je m’assieds dans le train à vapeur de 8h36 avec Blandine. On arrive juste à temps pour le départ. Le train à crémaillère s’ébranle et nous voilà partout. Cette montée est tellement fascinante ! Nous voilà poussé par une machine à vapeur rutilante, fumante et presque vivante avec ses respirations et ses hoquètements sur cette ligne plus que centenaire. Nous sommes encore sous la couche de brouillard. Néanmoins nous voyons déjà quelques rayons de soleils percer la couche de brume par endroit. Peu avant Planalp nous nous enfonçons dans la brume : L’humidité et le froid nous transperce. Nous devinons des jeunes bouquetins au détour d’un pré qui nous regarde monter d’un œil curieux. Après quelques minutes d’arrêt à mi-chemin, nous repartons et surtout nous sortons de la couche de brouillard. Pour l’instant nous sommes encore à l’ombre. Le fond de l’air est frais, mais le ciel est absolument limpide. Les conditions pour notre journée vont être tout simplement exceptionnelle, c’est LA journée. Juste avant le terminus nous retrouvons enfin la douce chaleur du soleil sur notre peau et nous nous réchauffons instantanément. Une fois arrivé, je motive Blandine pour commencer par le sommet du Brienzer Rothorn, car pour moi nous devons faire toute la crête si on veut valider le défi : Ne pas faire ce sommet c’est tricher. D’autant plus que la vue est exceptionnelle depuis là-bas en haut. J’avance d’un très bon pas, car je me réjouis d’être sur ce premier sommet pour profiter de la vue à 360 degrés ! C’est simplement incroyable : Il y a tellement de sommets, de pics et de montagnes où que l’on regarde, j’adore et cerise sur le gâteau, la mer de brouillard qui cache les constructions humaines. C’est aussi hyper impressionnant de regarder toute la crête que nous allons suivre, cela semble tellement long (et oui, ça l’est). Nous ne nous attardons pas, car après ce petit échauffement, les choses sérieuses débutent. Nous repassons devant la station du train à vapeur et nous nous engageons sur le sentier qui est pour l’instant balisé. Je reste super concentré sur mes pieds, hier j’ai trébuché plusieurs fois à cause des chaussures neuves. Aujourd’hui, sur beaucoup de portions de l’itinéraire, cela ne pardonnera pas. Nous contournons Schongütsch et nous voilà déjà seul sur le chemin. La règle des 200 mètres est encore une fois respectée. Un premier passage impressionnant nous attend vers Lättgässli, un premier petit bout de crête, suivante d’une descente abrupte par des escaliers. Il y a une ou deux petites plaques de neige, mais heureusement ce n’est pas gelé. Nous remontons et arrivons à Chruterenpass, c’est ici que nous allons quitter le balisage officiel et emprunter la sente miniscule qui longe la crête. C’est à mon sens aussi le début des difficultés. On prend une grande inspiration et nous voilà sur le Brienzergrat. Le vide s’étale sous nos pieds de chaque côté. Cela monte, cela descend. J’aime cette variété continue de difficultés à passer. La Nature a façonné cette crête de manière tellement esthétique ! Le temps passe vite et j’avoue que je fatigue, même si nous n’avons même pas encore fait la moitié, je sens mes derniers jours de randonnées dans les jambes. Nous passons le Birefehörnli. La difficulté : la montée au Tannhorn, si impressionnante, esthétique et inquiétante se profile devant nous. Nous sommes au Wannepass, première échappatoire possible de l’arête, un sentier bleu qui permet de rejoindre Planalp d’un côté et le Sörenberg de l’autre. Une inspiration plus tard, nous voilà accroché au câble nous permettant de rejoindre le fil de l’arête extrêmement étroite, il vaut mieux regarder devant soi sous peine de finir tétanisé, il y a un vide plongeant des deux côtés et juste de quoi poser ses pieds. Nous avançons lentement, en vérifiant où nous posons chacun de nos pas et finissons par arriver au sommet du Tannhorn ! Quel Panorama exceptionnel !! Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à faire une pause pique-nique ici. L’endroit est tellement beau. Nous avons fait environ le tiers du parcours. Mentalement ce n’est pas simple, car on avale sans cesse du dénivelé positif et du négatif et la concentration est de mise et je sais qu’il reste encore plusieurs passages engagés devant nous. Ce qui est bien c’est que j’ai l’impression d’avoir atteint un plateau de fatigue, ce qui est plutôt bon signe. Je ne sais pas encore si j’arriverai au bout. On verra bien. Je suis déjà tellement content d’être ici ! Après notre belle pause, nous voilà reparti, une petite descente nous attends, avant de bien sûr remonter. Le prochain sommet, Ällgäuwhoren, va aussi se mériter. Il y a un passage très technique dans la pente sur un sentier terreux. Il faut se tenir à ce qu’on peut. J’utiliser les quelques rochers et finalement la progression se passe plutôt bien. Blandine a voulu passer par la pente herbeuse et sort finalement son piolet, afin de bien s’ancrer. Nous arrivons sains et saufs au sommet suivant, ouf ! A peine avons-nous repris notre souffle que nous sommes repartis dans une désescalade. Je ne suis pas du tout rassuré : Je n’ai pas encore confiance dans mes nouvelles chaussures. Bien qu’elles tiennent parfaitement, mon esprit est hyper anxieux. Nous avançons super lentement, mais nous avançons. Nous arrivons à la prochaine échappatoire. Sans répit nous recommençons à grimper sur le sommet suivant, le Schnierenhireli. De là une descente un peu plus douce nous attends. Ouf, je peux respirer un peu, la pente côté Nord-Ouest est un peu moins inclinée et me redonne un sentiment de sécurité ! Le mental doit rester ferme : Nous voyons une nouvelle montagne se dresser devant nous, le Gummhoren. Nous ne lâchons rien. La fatigue est bien installée. Nous avons bientôt fait la moitié des kilomètres, mais surtout les plus grosses difficultés seront derrières nous ! La montée est éreintante, mais nous y arrivons. Il y a quelques traces de neige par endroit, mais pas de quoi nous poser un problème. Je me détends un peu. Nous sommes maintenant sur le Riedergrat. Nous n’avons pas fini avec les montagnes russes, mais l’arête est beaucoup moins effilée ici. Devant nous : Blasenhubel, où se trouve une autre échappatoire que nous avions empruntée l’année précédente. Devant nous se dressent le Wytlouwihoren et surtout Augstmatthorn, un sommet emblématique qui offre également un panorama exceptionnel. Pour y arriver nous allons devoir regrimper un peu. C’est le dernier gros dénivelé positif de la journée. Mes pas ralentissent sérieusement, mais je continue. Bon de toute manière je n’ai pas trop le choix. La vue est absolument merveilleuse, surtout en regardant vers le soleil couchant où se mélangent une fine couche de brume au-dessus du lac et des sommets environnants, c’est tout simplement magique. Augstmatthorn annonce également la fin des difficultés et le retour sur un chemin balisé en blanc-rouge. Nous ne sommes toutefois pas encore au bout de nos peines car il nous reste encore pas mal de kilomètres à parcourir pour arriver à Harder Kulm. Nous perdons presque d’un coup 300 mètres de dénivelé, l’ambiance chance : Les pentes herbeuses font place à quelques sapins et à des arbres. Le soleil est en train de se coucher. Nous essayons d’accélérer le rythme, mais ce n’est pas simple. J’avais en souvenir un sentier « roulant », mais en fait ce n’est pas vraiment le cas. Je m’accroche quand même à cette idée. Nous sommes presque alignés avec le coucher du soleil, les teintes deviennent d’abord dorée, puis rose, rouge et petit à petit les lueurs baissent. C’est extraordinaire. De temps en temps nous avons une vue exceptionnelle sur les 4000m de l’autre côté du Lac de Brienz ! Nous sommes maintenant plongés dans l’ombre, mais profitons de la luminosité pour continuer. Nous voyons les panneaux qui indique Harder Kulm. Nous avons beau avancer rapidement, les temps indiqués ne baissent que peu. C’est vraiment long, très long, le mental en prends un coup. La fatigue est de plus en plus présente. Nous faisons une nouvelle pause et nous nous équipons déjà avec nos frontales sans toutefois les allumer. Nous avançons encore un peu dans la pénombre. Une nouvelle petite montée qui pèse sur le moral et nous nous enfonçons maintenant dans la forêt. Il est temps d’allumer l’éclairage. Tout va tout de suite mieux. Nous prenons un rythme de croisière. Les paysages filent et défilent. Nous sommes dans notre bulle lumineuse et avançons. Le sol est jonché de feuilles. Au loin je vois une pâle lueur : Oui c’est ça, il y a deux personnes qui avancent lentement, éclairées seulement avec la lumière de leur téléphone ! Elles sont très contentes de nous voir : Elles nous demandent si elles peuvent nous suivre, car elles se sont perdues. Nous voilà donc à quatre pour la suite. Effectivement même avec une frontale puissante, il n’est pas toujours simple de suivre le sentier car il est complétement recouvert par les feuilles mortes par endroits. Nous fonctionnons maintenant à 100% au mental. Les deux derniers kilomètres sont compliqués. Nous avançons à un super rythme. Les deux Indiennes suivent heureusement parfaitement. Nous n’avons pas besoin de ralentir pour elles, tant mieux. Une lumière au loin, nous arrivons… Enfin. Tout le monde pousse un soupir de soulagement. Les deux indiennes se confondent en remerciement. Elles reprennent le funiculaire et nous allons boire quelque chose au restaurant. Nous avons épuisé toutes nos réserves et rêvons d’une boisson ! Quel contraste incroyable : après plusieurs heures en croisant très peu de monde, sale, fatigué et assoiffé, nous nous retrouvons entouré de pleins de touristes. Mais quel Bonheur quand même. Nous l’avons fait cette satané crête ! Sûrement une de mes randonnées les plus exigeantes de cette année. Nous perdons ensuite une vingtaine de minute à attendre le funiculaire, car il y a une grosse file d’attente. En arrivant à Interlaken, nous remarquons qu’un service de bus remplace le train. Nous venons en prime de le rater. Nous trouvons donc un restaurant ouvert pour manger et prenant le bus suivant. C’est fou de se dire qu’il faut presque 30 minutes de bus pour faire le trajet que nous avons fait à pied. En résumé, la randonnée des superlatifs : Exigeant, long, des paysages exceptionnels, une expérience unique, une météo parfaite ! J’ai hâte de lire vos commentaires. Qu’en avez-vous pensé ? L’avez-vous déjà fait ? Ou des randonnées dans les parages ? Quelle est votre image préférée ? Oui je veux tout savoir ! Sinon pour la technique : Distance : env 22km Dénivelé : env 1630m en montée et 2580m en descente Durée : env 10h (selon suissemobile en été, comptez plus !) Difficulté : T5. Rien n’est à sous-estimer dans ce parcours : Il faut de bonnes conditions météos, une absence de vertige, un pied sûr et une bonne condition physique. Plusieurs passages sont très engagés. De plus il n’y a aucune possibilité de ravitaillement sur le parcours ! Le lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/815772654?E=2631717&N=1171936&resolution=1.00&bgLayer=pk&layers=wanderland%2CtrackLayer&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer

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Good months