Cheval Blanc depuis Schänis par l'arête needs route

Une montée solitaire vers le Cheval Blanc à l'approche du coucher de soleil, avec des vues spectaculaires sur les Gastlosen, la Dent de Savigny et le Léman. L'auteur la décrit comme une course d'observation des aurores boréales, avec une fin de parcours sur arête et un passage de falaise enneigé.

route 5.7 km 770.0 m D+ 3.25 h 1 days (claimed) Nov Dec Jan Feb Mar

Cheval Blanc · Hochmatt · Gastlosen · Dent de Savigny · Wandflue · Dent de Ruth · Vallon des Morteys · Gäume · Lac Léman

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Sources

Il y a un mois, l’appel de la montagne a été plus fort que la fatigue de la journée. Mon objectif n’était pas le coucher

fb · Daniel Borloz · 2025-12-14 · open original

Il y a un mois, l’appel de la montagne a été plus fort que la fatigue de la journée. Mon objectif n’était pas le coucher de soleil, mais la chasses aux aurores boréales espérées à la tombée de la nuit! Mon choix s’est porté sur Cheval Blanc, juste à côté de Hochmatt : le sommet est probablement accessible car la montée se fait sur une pente sud, sa vue panoramique et un dégagement sur le nord en font l’observatoire idéal. Chance inouïe : la route de Schänis, habituellement fermée à cette saison, était encore accessible. Le soleil décline déjà dangereusement lorsque j'entame l'ascension, seul dans ces alpages désertés où le silence règne en maître. Après un court passage sur la route, je grimpe à travers les prés sur le sentier. La vue sur les Gastlosen, la Wandflue, la Dent de Ruth et surtout la Dent de Savigny est merveilleuse. C’est impressionnant et tellement exaltant de se retrouver face à cette imposante muraille de rochers. Arrivé au point 1550, près d’un chalet, je prends en direction de l’arête, car en cette période « In den Löchern » est déjà en partie sous la neige et donc impraticable, enfin sauf si on a envie de se casser une jambe dans les lapias. Je continue ma montée régulière. La luminosité baisse déjà. J’arrive à un passage dans la falaise. Comme je le pensais, cet endroit est enneigé. Le passage me semble gérable et est tracé. La chaîne qui est installée pour la période estivale brille par son absence. Je prends un maximum de précautions et avance en assurant chacun de mes pas. Cela passe, ouf ! Peu après, je marche dans l’immense pente herbeuse inclinée qui fait l’esthétisme de ce massif. Le sentier zigzague à travers pour rejoindre l’arête. La pente est impressionnante, mais en la passant en devers, c’est gérable. Une belle harde de chamois me regarde traverser, presque surprise de rencontrer encore un humain à cette heure. Je me retrouve rapidement sur l’arête. Çà et là, il y a un peu de neige évitable. Je m’étonne moi-même : je devrais arriver au sommet avec le soleil couchant ! La vue sur les Gastlosen est épique ! Le soleil darde ses derniers rayons sur le rocher, c’est superbe. Plus je monte, plus les Alpes se découvrent derrière le rempart des Gastlosen, c’est tout simplement magnifique. J’avance prudemment car je dois éviter les passages enneigés. Les derniers 50 mètres de l’arête sont un peu plus inclinés, mais ça passe. Heureusement le terrain est bien sec. Une fois au sommet, le soleil est presque couché et un vent à décorner les bœufs s’est levé et qui m’oblige à ajouter quelques couches d’habits dans la hâte. Je m’installe pour observer ce panorama à couper le souffle. Je suis tellement content d’être ici. Je regarde les dernières prévisions pour les d’aurores boréales : cela semble de plus en plus compromis, bien que tous les signaux soient au vert, les vents en décident autrement. Je profite néanmoins de ce moment unique. En regardant vers le Vallon des Morteys, le ciel s’est transformé en une toile vivante aux couleurs changeantes. Je n’avais jamais réalisé comme on voyait bien le Lac Léman depuis ici. Je suis fasciné. Mon regarde est également attiré en permanence par la beauté de la Dent de Savigny qui impose sa présence majestueuse avec cette énorme face rocheuse. Peu à peu le crépuscule s’installe. Les conditions ne sont pas simples : le vent ne baisse pas. Même avec un trépied, prendre une photo est une gageure. Le ciel voilé, les timides étoiles et les poches de lumière urbaine illuminant les nuages créent des tableaux surréalistes. Je reste jusqu’à la nuit complète, avant de commencer ma descente. La frontale est allumée depuis un moment déjà. Je prends tout mon temps pour la descente : je n’ai pas envie de me casser la figure. Dès que je pars du sommet, les rafales de vent disparaissent. J’assure chaque pas avant de poser le suivant. Tout se passe sans encombre. Le passage par la falaise est gérable également dans ce sens, ouf. J’arrive à la voiture et pars rejoindre le monde des hommes. Les aurores étaient un bon prétexte pour aller me promener dans cette incroyable Nature. Et vous, quel est votre meilleur prétexte pour fuir vers les sommets ? Si une photo en grand format vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter ! Sinon pour la technique : Distance : env 5.7km Dénivelé : env 770m Durée : env 3h15 (selon suissemobile en été) Difficulté : T3. Peu avant Gäume, il y a un court passage au travers d’une falaise. En été la traversée est câblée, ici non. Il y avait par ailleurs de la neige, la prudence était de mise. Sinon quelques pas dans la neige sur la crête, mais les difficultés évitables. Il est aussi conseillé de ne pas être trop sensible avec le vide. Le lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/1035020951?layers=wanderland&E=2585075&N=1157908&resolution=1.00&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer

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Good months