Boucle Villarbeney – Vanil des Cours – Mont Bifé needs route

Une petite boucle hivernale dans les Préalpes fribourgeoises, passant par la forêt givrée du Creux des Arses puis par le Vanil des Cours et le Mont Bifé. L'auteur décrit un parcours magique avec une fine couche de neige, une cime avec pique-nique à l'abri du vent et une belle ambiance monochrome.

route 11.5 km 1040.0 m D+ 5.17 h 1 days (claimed) Dec Jan Feb

Vanil des Cours · Mont Bifé · Villarbeney · Botterens · Creux des Arses · Gros Rojé · Pissot · Commun Derrey · Herbausa · Sendey · Le Pissot

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Sources

Le jour de Noël, par une météo maussade, avec Blandine, nous avons décidé de faire une petite boucle dans mes Chère Préa

fb · Daniel Borloz · 2026-01-28 · open original

Le jour de Noël, par une météo maussade, avec Blandine, nous avons décidé de faire une petite boucle dans mes Chère Préalpes avant les agapes des Fêtes: Le Vanil des Cours et le Mont Bifé en partant de Villarbeney. Nous parquons le long de la route, près du lieu-dit de la Petite Fin. Nous sommes tout de suite dans le vif du sujet: un ciel monochrome et un vent froid et soutenu nous glacent les membres pour la mise en jambe le long de la route. Arrivé dans le hameau, nous bifurquons et commençons à grimper. Comme je l’avais prévu, de par le relief, nous sommes à l’abri du vent. Nous nous réchauffons tout de suite. Après moins de 100 mètres de montée, nous quittons enfin la civilisation en passant devant la dernière maison du village. Nous continuons à grimper sur un chemin à vaches entouré de prairies et d’arbres, c’est agréable. Au-dessus de nous la falaise près du Mont Bifé se découpe et nous écrase de sa présence. J’aime cet esthétisme si particulier et unique. Le givre sur les arbres apporte une touche unique à la Nature aujourd’hui. J’aime ces nuances incroyables et subtiles. Nous entrons dans la forêt. Heureusement le sol est gelé, ce qui nous permet de passer une petite zone un peu marécageuse avec peu d’effort. Un peu plus loin, deux troncs ont été balancés sur un ruisseau qui nous coupe la route. J’avance très lentement, car du bois givré, c’est un risque presque certain de chute (pour moi). J’adore cette montée dans le Creux des Arses, c’est une forêt où l’on sent encore la Vie. Arrivés près du Gros Rojé, nous quittons le couvert de la forêt en passant par une clairière qui nous offre une belle vue contrastée sur les épineux au-dessus de nous. Nous retrouvons une petite route goudronnée qui suit un faux plat. Après un petit kilomètre nous arrivons à une bifurcation où, heureusement, le goudron disparaît et surtout la montée recommence. Nous sommes toujours à l’abri du vent, mais je sais que potentiellement, sur la clairière suivante, cela risque d’être moins agréable. Une fois au Pissot, nous continuons notre progression sur une vague sente herbeuse. Un peu plus loin, nous devons faire du gymkhana, la clôture n’a pas été enlevée (ou nous n’avons pas trouvé le point de passage exact). Nous avons maintenant une petite traversée à faire au travers d’une belle prairie enneigée et gelée, où le vent nous frappe avec force. Je sais que cela se calmera plus loin, mais là pour l’instant nous avançons, comme nous pouvons. Nous rejoignons le sentier balisé qui nous fait grimper à travers la forêt. Nous voilà arrivés sur le petit promontoire au-dessus du Commun Derrey. C’est là que je me rends compte que j’ai perdu le bouchon et le filtre polarisant de mon appareil, zut ! Je pense que je l’ai perdu dans le gymkhana plus tôt. Bon, nous n’avons absolument aucune motivation pour redescendre vérifier. Ce n’est pas même sûr que je le retrouve. Nous continuons donc notre chemin et grimpons dans la forêt escarpée qui mène au Vanil des Cours. Il y a une très mince couche de neige qui rends l’endroit absolument magique. J’adore cette montée. Il n’y a pas de grosses difficultés, même s’il faut faire attention où l’on met ses pieds. Nous passons devant la tanière de l’ours, heureusement solidement attaché ! Le sommet n’est plus très loin. Il ne nous reste plus beaucoup de grimpette. Après un dernier effort, nous sommes à la croix ! Quel Bonheur ! Nous en profitons pour pique-niquer, d’autant plus qu’il n’y a pas de vent ici, c’est vraiment dingue, alors qu’ailleurs ça souffle comme il faut. Les tons sont réellement monochromes, j’aime cette beauté simple et complexe à la fois. Tout le paradoxe de la Nature. Une fois requinqués, nous nous remettons en route. Nous redescendons le chemin de crête. J’avais quelques appréhensions, mais tout se passe super bien. Le sol durci par le froid permet d’avoir une bonne accroche. Nous arrivons rapidement à un petit col avant de remonter en direction du Mont Bifé. Je suis content de faire cette partie là à la montée, car il y a un peu plus de neige bien glacée et un faux pas entraînerait potentiellement des conséquences fâcheuses. Nous croisons nos deux premières personnes de la randonnée, peu rassurées, juste avant le sommet. Nous échangeons un peu sur les conditions. Elles font mention de glace plus tard, on verra bien. Nous avons nos mini-crampons dans le sac, au cas-où. Je suis content d’arriver à notre deuxième sommet du jour. Il nous reste encore un joli trajet à faire, mais le plus gros du dénivelé est derrière nous. Nous redescendons pour remonter plusieurs fois. Le chemin n’est pas si gelé que ça et honnêtement je m’attendais à bien pire. Tout se passe plutôt bien. Nous passons devant un incroyable pin sylvestre, accroché sur la crête. Cet arbre m’impressionne à chaque fois. Il est absolument incroyable. Nous continuons notre descente en direction de l’Herbausa, puis continuons en direction du Sendey. Arrivés à une bifurcation, nous prenons le chemin qui part directement en direction de Botterens. Nous arrivons presque au bout de notre périple. Nous retrouvons presque d’un coup la civilisation et le village de Botterens. Il ne nous reste plus qu’à marcher le long de la route, avec le vent que nous avons retrouvé, pour arriver à notre point de départ. En résumé une randonnée absolument merveilleuse et parfaite pour les conditions très mitigées du jour. Je ne peux que vous le conseiller à l’entre saison. Je suis curieux de savoir si vous avez un coup de coeur pour une photo. Dans tous les cas n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire. Sinon pour la technique : Distance : env 11.5km Dénivelé : env 1040m Durée : environ 5h10 (selon suissemobile en été) Difficulté : T3. Avec les conditions, plusieurs montées et descentes sont à réaliser avec attention. Un pied sûr est une bonne chose. Le vide n’est parfois pas loin ! Lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/1029307589?layers=trackLayer%2Cwinterhiking%2Cslope&E=2576041&N=1164089&resolution=3.84&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=winter

Ce samedi, pour changer, j’ai décidé de me joindre à une randonnée hikemates organisée par Jess Hika. Le but est de part

fb · Daniel Borloz · 2023-11-28 · open original

Ce samedi, pour changer, j’ai décidé de me joindre à une randonnée hikemates organisée par Jess Hika. Le but est de partir de Villarbeney, rejoindre le Vanil des Cours, passer par le Mont Bifé et revenir au point de départ. En résumée une belle boucle. Je me parque au point de rendez-vous à Villarbeney pour rejoindre le groupe. J’avoue que je ne sais pas trop à quoi m’attendre, je n’ai encore jamais randonné avec autant de personnes à la fois. Mais pour une fois, je vais laisser mon côté sauvage de côté. Je décide de mettre mes grosses chaussures, principalement à cause de la neige. Je sais que je devrais normalement rester au sec. Je prends aussi des mini-crampons avec moi, même si je pense que je ne les mettrais pas, mais qui sait ? Autant être bien préparé. J’ajoute aussi une fine hardshell dans le sac, mais normalement il ne devrait pas neiger plus de quelques flocons. Une fois que tout le monde est arrivé et les présentations faites. Nous nous mettons en route. Je dois dire que le challenge du jour pour moi sera de réussir à retenir au moins un tiers des prénoms. Le rythme est plutôt agréable, la bonne humeur se reflète sur les visages. Tout est monde est content d’être là. Nous passons d’abord par le centre de Villarbeney, puis amorçons la montée. La route bétonnée se transforme assez vite en route gravillonnée puis en sentier. Je souffle assez fort. Certains ont un rythme d’enfer, pendant que d’autres ont une endurance plus normale. Le groupe s’étale doucement, mais heureusement nous nous arrêtons assez souvent pour resserrer à nouveau les rangs. Tous les sommets sont bien couverts. Il y a quelques flocons qui tombent. Il n’y a pas beaucoup de vent et la températures reste clémente. La brume offre un magnifique point de vue mystique sur la montagne en face de nous. J’adore cette ambiance. Nous nous enfonçons dans la forêt. Le chemin est bien dessiné jusqu’à une petite clairière où se trouve un petit chalet et une belle place pour pique-niquer. Juste après le sentier disparaît sous la neige, je prends la tête pendant quelques centaines de mètres. J’avais oublié cette belle sensation de marcher dans un chemin enneigé encore vierge de toutes empreintes. Je ne connais pas parfaitement le coin, alors je vérifie quand même de temps en temps sur ma carte, mais heureusement tout se passe bien. Nous arrivons à la clairière qui nous permet de rejoindre la chalet du Gros Rojé. Il y a un peu de soleil vers le Gibloux en face, mais tout est bien bouché où nous nous trouvons. Nous retrouvons sur une petite distance sur une route bétonnée et enneigée. Arrivé au point 1148, après un petit arrêt photo, nous reprenons la route en direction du Pissot. A partir de là, je me rappelle le chemin. Il y a quelques centimètres de neige sur la prairie, c’est plutôt agréable de traverser cet endroit. Je sais qu’il faut monter dans le terrain en faisant une diagonale pour passer à côté d’un autre chalet situé au point 1313. Avant d’y arriver, nous devons tous traverser une clôture. Certains passent par-dessus, d’autres dessous, il y autant de techniques que de randonneurs. Arrivé au chalet, nous traversons une prairie pour rejoindre un nouveau sentier enneigé qui s’enfonce dans la forêt. Il y a 5-6 cm de neige, c’est agréable à monter. Il faut toutefois rester prudent, car le sol n’a pas encore eu le temps de geler correctement dessous. Cela reste donc assez boueux par endroit. Nous continuons notre grimpette et arrivons à une nouvelle clairière, près du Commun Derrey. J’hésite à proposer un petit détour pour un sommet bonus : Les Chevalets. Mais je m’abstiens, le tour prévu étant déjà assez grand et pour l’instant tout est bouché. Cela ne fait donc pas vraiment sens. Une fois tout le monde rassemblé nous nous remettons en route. Cela grimpe maintenant plutôt bien pour rejoindre l’ours qui se trouve en-dessous du Vanil des Cours. Le moral de tout le monde est bon. Certains sont un peu plus à la traîne, mais c’est normal, car nous venons d’avaler quand même passablement de dénivelé et avec la neige ce n’est pas toujours évident. Nous sommes les premiers à passer par ici. L’ambiance est superbe avec ces arbres enneigés. Arrivé à l’ours, heureusement attaché, certains estomacs commencent à se rebeller et crient famine. Nous décidons néanmoins de continuer jusqu’au sommet, qui n’est plus très loin. Je reprends la tête un cours instant, le temps de montrer la première partie du sentier que l’on devine à peine sous la neige. J’adore ces sapins et cette nature recouverte de neige. Il y a quelque chose de tellement beau et d’apaisant là-dedans. La brume amène également son lot de mystère. Nous voilà sur la crête sommitale. Quelques minutes plus loin, nous arrivons à la croix. Tout le monde est heureux de cette première victoire. Le soleil pointe presque le bout de son nez et quelques ombres se dessinent l’espace d’un instant. C’est un signe, il est temps de faire une petite pause pique-nique agrémentée d’incroyables pâtes de fruits préparée par Nicolas. Le fond de l’air est froid et certains ont les doigts presque gelés malgré les gants. Nous ne nous prélassons donc pas très longtemps au sommet et nous remettons en route pour rejoindre le col qui mène au Mont Bifé. La descente se passe plutôt bien, nous y allons toutefois assez tranquillement, afin de ne pas trop glisser. Arrivé au col, nous remontons en direction du Mont Bifé. Le groupe est assez étalé. Je ne sais pas pourquoi, mais je dis de faire attention à ne pas prendre la fausse bifurcation sur la montée. En effet il y a un chemin qui part dans la forêt et permet d’éviter le sommet et cette partie de la crête. Nous arrivons au Mont Bifé peu après, où nous prenons quelques photos. Nous repartonsrapidement car de toute manière impossible de tous tenir sur cet endroit. Je pars avec les dernières, car je sais que je suis lent à la descente à cause de mon genou et cela me permet de profiter de ce bel endroit. Nous retrouvons tout le monde, ou presque, plus bas. En effet, en arrivant dans le col suivant, avant le point 1394, nous remarquons que nous ne sommes plus 13, mais 11… Deux personnes manquent à l’appel. Après quelques minutes à nous demander où elles pouvaient être, nous les retrouvons ! Elles avaient raté la bifurcation par avant le sommet et sont passées par la forêt ! C’est dans ces moments que l’on réalise l’importance de la cohésion du groupe et que des choses peuvent très vite très mal tourner. Heureusement dans notre cas, tout est bien qui finit bien. Je crois que mon instinct m’avait prévenu que cela allait arriver. Bon après ces frayeurs nous reprenons le chemin, un timide rayon de soleil point le bout de son nez, malheureusement pas assez longtemps. La suite de la descente se passe plutôt bien. Je redoute un ou deux passages qui peuvent être très boueux et donc dangereux par moment. J’adore repasser devant l’arbre accroché à la paroi, toujours aussi magique, d’autant plus que la luminosité est un peu plus forte. C’est toujours un endroit superbe. La descente continue de manière régulière. Le groupe s’arrête un peu plus souvent afin que nous puissions rester groupé. Pour ma part, mes pieds commencent à se plaindre de la distance. Mes grosses chaussures n’étant pas le meilleur choix pour les longues distances, mais nous continuons dans la bonne humeur. Le début de la descente sur le Sendey est extrêmement périlleux, c’est très boueux et il n’y a pas grand-chose pour s’accrocher. Heureusement ils ont réalisé des travaux sur la deuxième partie du sentier et ajouté des marches, c’est bien plus simple. Nous récupérons plus bas, le sentier jaune qui nous amène à Botterens dans une pente douce. C’est une manière parfaite de finir la balade. Nous avons retrouvé la civilisation. Il ne nous reste plus qu’à longer la route pour retrouver notre point de départ. Nous arrivons tous en un seul morceau, heureux de cette superbe sortie, agrémenté d’une météo très clémente. Nous allons maintenant boire un petit verre, afin de fêter ça, avant que certains continue avec bonne fondue chez Michel qui nous invite chez lui ! Un énorme merci à Jessica pour l’organisation ! A Caro, Frédérique, Ilan, Joska, Maria, Michel , Nicolas M , Nicolas D, Ouardia , Paula et Tania pour les beaux échanges et les rigolades. Il n’y a pas beaucoup de belles photos, car les conditions étaient très compliquées. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas trop rigueur. Sinon pour la technique : Distance : env 12km Dénivelé : env 1040m Durée : env 6h24 (selon suissemobile en mode hiver) Difficulté : T3-. Il n’y a pas de grandes difficultés techniques, mais plusieurs endroits sont glissant, lors de la descente depuis Bifé, le vide n’est pas très loin. La difficulté reste contenue. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2574658&N=1163691&layers=Wanderland&trackId=1029307589

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Good months