Pic Chaussy par le lac de Lioson, descente par le Triau needs route

Une montée en ski de randonnée vers le Pic Chaussy par le lac de Lioson, avec un panorama à 360 degrés sur les Dents du Midi, le Grand Combin et les Préalpes. La descente par le Triau offre une poudreuse exceptionnelle dans un cadre plus sauvage, loin de la foule.

route 9.5 km 1100.0 m D+ 4.0 h 1 days (claimed) Feb

Pic Chaussy · Lac de Lioson · Triau · Petits-Lacs · Villars

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Sources

Il y a trois semaines, nous avons fait une petite sortie entre amis. Après de longues discussions, nous sommes tombés d’

fb · Daniel Borloz · 2026-02-21 · open original

Il y a trois semaines, nous avons fait une petite sortie entre amis. Après de longues discussions, nous sommes tombés d’accord pour aller au Pic Chaussy où, en principe, nous devrions trouver une belle neige et surtout un risque d’avalanche limité. Je ne suis pas très motivé par l’idée, n'ayant pas gardé un bon souvenir de la descente, mais je me range au choix de la majorité. La météo ne s'annonçait pas fameuse, mais je me décide quand même à prendre mon appareil, on ne sait jamais. Nous nous mettons en route en milieu de matinée, c’est parfait pour une montée sans stress. Le début est simple et idéal pour se mettre en jambe : nous remontons la piste le long de l’ancienne arbalète. Nous avançons dans la bonne humeur. La météo est bien meilleure qu’annoncé. Nous avons même du ciel bleu, c’est assez dingue. J’aperçois déjà le Biolet, la Gummfluh et les sommets environnants. C’est vraiment superbe. Peu après, nous décidons de partir par l’itinéraire classique passant par le lac de Lioson. La montée est douce et régulière. Une ou deux conversions nous permettent de prendre un petit raccourci. J’ai de la peine à suivre, ils sont tous super entraînés et je donne mon maximum. Je ne peux toutefois pas m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre une photo, les paysages sont exceptionnels. Nous arrivons au lac de Lioson. Nous avons déjà fait la moitié du trajet, l'ascension s'est mieux passée que prévu. J’adore cet endroit. Il y a un groupe de plongeurs qui se prépare pour profiter du trou qu’ils ont creusé dans le lac gelé. La lumière est superbe. Douce et chaude à la fois, le ciel légèrement voilé ajoute une finesse et une subtilité fascinantes. On pourrait résumer par mille et une nuances de blanc. Nous continuons notre chemin. Il y a du monde au-dessus de nous sur la trace qui mène au sommet ! Dans les dévers, mon ski décroche facilement. Je pense qu’à cause du patin plus large que sur mes anciens skis, j’ai un peu de peine à bien placer mon pied, mais je continue néanmoins à avancer. Je peine toujours un peu avec les conversions en raison de cette longueur supérieure. Je vais encore devoir m’entraîner. Je sais que je vais en avoir l’occasion peu après. Au point 2079, nous retrouvons le soleil et faisons une petite pause. Il reste moins de trois cents mètres de dénivelé. L'épaisseur de neige est belle, c’est fantastique et surtout d’une douceur et d’une légèreté exceptionnelles. Descendre par ici devrait être un vrai régal. Nous suivons tous notre propre rythme pour la suite. Les deux premiers sont loin devant. Blandine suit et je ferme la marche, bon dernier. La chaleur du soleil nous quitte à nouveau. Nous le retrouverons plus tard. J’ai pris un rythme de croisière et je suis prêt pour la dernière partie, un peu plus raide, où les conversions s’enchaînent. Blandine choisit une trace qui grimpe un peu plus vite, mais galère à certains endroits. Pour ma part, j’ai pris l’option tortue, avec une montée la moins raide et la plus régulière possible. Mon choix s’avère plutôt bon. J’arrive sans encombre sous la corniche pour rejoindre l’arête. Le chemin est bien tracé. Le passage de la corniche est impressionnant, mais se fait sans trop de difficultés. Me voilà sur l’arête, au soleil avec une vue à couper le souffle ! Quel bonheur ! Je reste toutefois attentif, car il reste les 50 derniers mètres à grimper pour rejoindre le sommet à proprement parler : d’un côté une énorme corniche avec un peu de vide et de l’autre, une pente qui devient vite vertigineuse. Il y a heureusement suffisamment de place pour avancer sans souci. Je fatigue sérieusement, mais j’avance. Ski après ski, le sommet se rapproche. Les autres sont presque tous là, à l’exception de Blandine qui a eu un peu plus de peine sur le bas. Au moment où j’arrive au sommet, les autres groupes sont sur le départ. Nous aurons le sommet pour nous un moment, c’est assez rare pour le souligner ! Le panorama à 360 degrés est tout simplement extraordinaire. Devant moi la station de Villars, avec les Dents du Midi qui la dominent et semblent si proches vues d’ici. Le Grand Combin sur la gauche, Leysin plus à droite, Les Mosses, les Préalpes fribourgeoises, la Gummfluh, Glacier 3000 et tant d’autres sommets et stations. Blandine nous rejoint et nous profitons d’un petit pique-nique bien mérité en étudiant les variantes pour la descente. Nous avons noté un sommet en face qui nous fait de l’œil, le Triau à 2100 m. Cela semble praticable, il y a des personnes qui sont passées par ici. Il est temps de chausser les skis pour amorcer la descente. J’ai peur dans la première partie, car je n’ai pas du tout envie d’abimer mes skis ; oui, je suis un peu traumatisé par ma dernière casse. Je fais gaffe, car sur cette croupe sommitale, la neige est bien pelée et quelques pierres sont apparentes. Heureusement, ça se passe bien. Je rejoins rapidement la corniche. Une bonne inspiration et je me lance. Il ne faut pas trop hésiter, même si c’est impressionnant. La neige est exceptionnelle. Nous restons sur la partie un peu à droite, plus pentue et moins tracée, c’est un pur plaisir. Les deux premiers passent voir si un couloir est en condition. Blandine et moi restons dans l’itinéraire classique pour rejoindre le point 2079. Nous nous amusons bien dans cette belle quantité de poudreuse de rêve. Nous bifurquons en direction de la buvette des Petits-Lacs, afin de ne pas repasser par le lac et surtout pour rejoindre les autres qui ont emprunté le couloir. Nous arrivons en même temps. La neige est parfaite et le risque maîtrisé. Nous décidons à ce moment-là que, depuis la combe, nous allons remonter vers le Triau. Il y a une belle trace qui n’attend plus que nous ! Il doit y avoir environ 150 m à remonter pour rejoindre le sommet, c’est jouable. Je suis un peu éprouvé, mais je me réjouis de partir à la découverte de cet endroit. Nous sommes contents d’avoir deux personnes expérimentées dans l’évaluation du risque d’avalanche, car sinon nous ne serions pas forcément remontés par là. C’est appréciable de quitter la foule de l’itinéraire classique. Peu avant d’arriver au Triau, il y a une petite cabane et un itinéraire qui semble bien pour descendre. Nous allons quand même jusqu’au sommet. C’est encore un endroit merveilleux et surtout beaucoup plus sauvage. Seules les personnes connaissant bien l’endroit et dotées d'un bon niveau de ski vont par ici. Nous décidons de redescendre jusqu’à la petite cabane et de passer par la combe. Quel plaisir de descendre dans cette énorme masse de poudreuse légère. Arrivés à la cabane, nous y allons vraiment les uns après les autres en attendant à chaque fois que chacun se mette à l’abri, car le début se fait dans une pente à 40 degrés. C’est mon tour. Je m’élance, un peu anxieux et surtout très concentré. Wouah, c’est magique, la neige est fabuleuse et quel plaisir de faire des virages ici. Tout s’est super bien passé jusqu’ici. Il n’y a presque pas de traces dans la combe, c’est top ! Arrivé vers le point 1778, il faut contourner une barre rocheuse par la gauche. Heureusement, toutes les traces montrent bien le passage. Impressionnant, mais au final sans grosses difficultés. Un paysage blanc de rêve, avec juste quelques traces, se déroule sous nos skis. Je propose qu’on se dirige vers le téléski des Parchets qui se trouve droit devant nous**, ce qui** nous évitera de devoir marcher pour rejoindre notre point de départ. Sur cette deuxième partie de descente, on sent qu’il n’y a pas beaucoup de fond, mais la neige est toujours merveilleuse et la pente est de plus en plus faible. On s’en donne à cœur joie. Juste avant d’arriver vers les chalets, il faut traverser un petit ruisseau. Heureusement, j’ai assez de vitesse et ça passe. Nous marchons cinquante mètres et prenons le téléski des Parchets juste de l’autre côté de la route, afin de redescendre en station. Nous terminons avec un petit verre dans le tea-room non loin de nos voitures. En résumé, une journée dont je n’attendais rien s’est transformée en une sortie absolument inoubliable avec des conditions de folie. Quel bonheur de pouvoir vivre ce genre de moments ! Et vous, quel est votre meilleur souvenir en ski de rando ? Je me réjouis de lire vos commentaires et vos remarques. J’avoue que je suis aussi curieux de connaître votre image préférée ! Sinon pour la technique : Distance : env. 9.5 km Dénivelé : env. 1100 m Durée : environ 4h Difficulté : AD- (avec la descente par le Triau), sinon PD-. Entre le Lac Lioson et le sommet, plusieurs passages assez raides permettant de bien s’entraîner aux conversions. Sous le sommet, il faut passer une petite corniche. Le chemin est en général bien tracé. La variante par le Triau à la descente n’est possible qu’avec de bonnes conditions et un risque d’avalanche limité. Là aussi, c’est raide à la montée et très raide à la descente. Lien vers le parcours: https://schweizmobil.ch/fr/tour/1379320981?layers=slope%2CtrackLayer%2Csnowshoe&E=2574306&N=1137083&resolution=1.69&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=winter

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Good months