Wistätthore en ski de randonnée depuis Saanerslochgrat needs route

Une descente freeride et une montée à ski de randonnée vers le Wistätthore dans des conditions de neige exceptionnelles, avec de longues étendues vierges et une vue superbe au sommet. Le retour se fait en grande partie en poudreuse jusqu'en plaine, avec un trajet en transports publics.

route 15.0 km 750.0 m D+ 4.5 h 1 days (claimed) Mar

Wistätthore · Saanerslochgrat · Parwengesattel · Tanzhubel · Hinter Laseberg · Flöschhore · Rüwlishore · Bachöfeli · Chirschbüelhubel · Stand · Mattebärgli · Parwengebirge · Saanenmöser · St. Stephan · Zweisimmen

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Sources

Le lendemain de notre incroyable sortie au Pic Chaussy, nous voilà repartis sur les skis, cette fois-ci dans la région d

fb · Daniel Borloz · 2026-03-01 · open original

Le lendemain de notre incroyable sortie au Pic Chaussy, nous voilà repartis sur les skis, cette fois-ci dans la région de Gstaad avec Blandine et sa fille. L’idée de base était plutôt de faire du freeride sans vraiment entreprendre de longues ascensions. Mais tout ne s’est pas exactement déroulé comme prévu… Nous sommes partis à la découverte du Wistätthore, je dirais presque un peu à l’insu de mon plein gré… Nous nous sommes garés à Saanenmöser au pied de la télécabine qui nous mène à Saanerslochgrat à 1 944 m. Toutes les remontées sont ouvertes et la neige est au rendez-vous ! Une fois arrivés au sommet, nous commençons la journée par un bon chocolat chaud pour faire le point sur notre programme : On va rejoindre le haut du télésiège sur l’autre versant vers le Parwengebirge, puis descendre en hors-piste jusqu’au Mattebärgli, effectuer une petite remontée jusqu’au Hinter Laseberg et ensuite peut-être aller au sommet du Wistätthore en fonction de la neige, avant une descente à ski sur St-Stephan et un retour en transports publics. Nous voilà fins prêts. Pour rejoindre le télésiège du Parwengebirge, nous ne prenons pas la piste, mais les magnifiques pentes enneigées sur la droite. Ça sera parfait pour se mettre en jambes. C’est en partie déjà tracé, mais nous trouvons quand même de quoi faire ! La neige est tout simplement exceptionnelle, un vrai bonheur ! Ce sont littéralement des conditions de rêve ! Nous prenons le télésiège et arrivons au vrai point de départ de notre périple. On longe la piste sur 50 mètres, puis au lieu de tourner, nous restons sur l’arête un moment. Il y a quelques traces. Nous ne serons pas seuls, ce qui est plutôt rassurant ! La première descente vers Parwengesattel est géniale. La pente s’adoucit. Nous visons Tanzhubel, aussi loin qu’on le peut. Les traces finissent par toutes se recouper et cela remonte doucement. Il est temps de mettre les peaux. J’avoue que j’avais pensé pouvoir glisser plus loin, mais ce n'est pas grave. Le décor laisse tout simplement rêveur : de longues étendues de neige immaculée, c’est incroyable. Avec un peu de soleil, les conditions sont vraiment dingues. L’itinéraire navigue entre les zones de tranquillité. Nous avançons spatule après spatule à notre rythme, Blandine et sa fille devant, et moi qui traîne derrière en essayant de ne pas m’arrêter toutes les deux minutes pour prendre des photos. C’est tellement beau ! Pour rejoindre Hinter Laseberg, ça remonte. Rien de compliqué, mais c’est difficile pour moi quand même : j’ai encore la sortie d'hier dans les jambes ! Nous voyons plusieurs groupes sur la crête qui remonte vers le Wistätthore, ce qui semble indiquer que l’itinéraire est praticable et bien fréquenté. Je n’avais pas réalisé que c’était une « classique » de la région, mais tant mieux, nous n’aurons pas trop de questions à nous poser sur le cheminement ! Arrivés sur la crête, nous sommes subjugués par le panorama qui est déjà superbe. Devant nous le Wistätthore paraît encore loin, mais en tout cas c’est super bien enneigé. On le voit enfin et on devine la croix ! Sur notre gauche, le Flöschhore, quasi immaculé, vend du rêve. Il n’y a qu’une trace, c’est idyllique et l’endroit semble être un paradis pour le ski de randonnée. On peut d’ailleurs voir deux personnes au sommet. Nous remontons la croupe neigeuse. C’est plutôt agréable. Il y a bien assez de neige, même si elle a été soufflée par endroits. La pente est un peu plus raide. Il reste visiblement presque 400 mètres pour arriver au sommet. Je n’avais pas prévu ça, mais ce n'est pas grave, je vais bien devoir y arriver ! Un ou deux passages sont un peu plus pentus, mais dans l’ensemble ça se passe bien. Vers le point 2 081 m, la pente s’aplanit pour quelques instants. Parfait pour reprendre mon souffle. Toutes les minutes, je mesure l’incroyable chance d’être ici et de profiter de ces conditions ! Le Rüwlishore se dresse devant nous, à peine tracé. Nous traversons maintenant l’endroit le plus pentu vers Bachöfeli. L’itinéraire est clair. Arrivés sur la dernière rampe, Blandine et sa fille décident de faire l’impasse sur le sommet pour rejoindre la crête et profiter des pentes immaculées à tracer. Pour ma part, je continue vers le sommet qui ne semble heureusement plus très loin. Je rejoins la crête qu’il faut maintenant longer jusqu’à la croix. Je fais attention, car même si ce n’est pas risqué, le vide n’est pas très loin. J’arrive au sommet ! Il y a du monde, mais ce n’est pas très grave. L’endroit est absolument merveilleux et la vue est littéralement à couper le souffle. Je ne m’attendais vraiment pas à quelque chose d’aussi beau ! Je prends quelques photos, bois quelque chose et me prépare à la descente. J’ai de la peine à m’arracher à cet endroit exceptionnel, mais j’ai hâte de rejoindre les autres. C’est parti ! La neige est légère, c’est un rêve ! Il y a de quoi faire de magnifiques virages. Je rejoins Blandine qui en est à sa deuxième montée vers la crête, je remets les peaux de phoque et l’y rejoins. La fille de Blandine, bien plus expérimentée que nous, décide d’aller au sommet du Rüwlishore pendant ce temps. Nous descendons jusqu’au plateau vers le point 2081. C’est incroyablement bon ! Nous regardons ébahis et avec un peu d’envie sa cadette nous rejoindre par une belle ligne dans la neige. Il est temps d’aller un peu plus bas. Nous redescendons la crête sans trop de difficultés en faisant toutefois attention à quelques cailloux qui dépassent çà et là. Il faut laisser aller sur le dernier bout pour remonter sur Stand à 1 910 m. Ça ne suffit pas, nous enlevons les skis pour monter à pied les quelques mètres qui nous séparent du point le plus haut de la colline ! Nous avons un immense tapis neigeux dans une pente douce et immaculée par endroits devant nous. Quel plaisir de dingue d’évoluer et de descendre ici. Près du Chirschbüelhubel, il faut remonter un peu, on perd un peu de temps, avec les skis aux pieds, mais ça passe. Nouvelles prairies enneigées. Chacun choisit sa ligne. La neige est toujours bonne ! Le parcours se resserre par endroits. Quelques bouts de forêt font leur apparition. Nous regardons de temps en temps l’itinéraire sur la carte, même s’il y a des traces un peu partout. Plus bas, nous déchaussons et remettons les skis plusieurs fois pour traverser un bout de forêt et une route. Bien qu’il y ait beaucoup de neige, les conditions sont un peu moins bonnes. Arrivés près d’un pont, nous mettons les skis sur le sac sur une centaine de mètres. Plus bas, une dernière section enneigée, suivi d’un peu de gymkhana le long d’une route glacée nous finissons par la dernière prairie enneigée près de l’ancien aéroport militaire de Sankt Stephan. Voilà, nous y sommes arrivés ! Nous avons dévalé toute la montagne jusqu’en bas ! Honnêtement, nous n’aurions pas cru trouver d’aussi bonnes conditions jusqu’en plaine. La gare est à une centaine de mètres à pied. Il nous reste une trentaine de minute à attendre le prochain passage. Notre idée est de reprendre les remontées à Zweisimmen, c’est bien plus rigolo. Je n’avais pas calculé ni pris en compte le retard du train, ni le temps nécessaire pour arriver au sommet du Rinderberg ! Nous arrivons trop tard pour rejoindre le dernier télésiège. Nous décidons quand même de descendre la piste jusqu’au bout, on verra bien. Sur un malentendu, ça pourrait marcher… Une fois en bas, tout est arrêté, mais une personne nous indique où se trouve l’arrêt de train le plus proche. Dix minutes plus tard, nous nous retrouvons à attendre à nouveau un train qui devrait heureusement bientôt passer ! Nous tombons sur une magnifique rame « Belle Époque » du MOB. Nous arrivons à Saanenmöser juste avant la tombée de la nuit : Un timing parfait ! En résumé, c’était un périple absolument incroyable et surtout les meilleures conditions de la saison jusqu’à aujourd’hui. Malgré notre retour un peu folklorique, c’était un moment exceptionnel. C’est un sommet que je ne peux que conseiller ! Et vous, quelle est votre plus belle aventure cette saison ? Je me réjouis déjà de vous lire ! Si d’aventure une image vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter. Sinon pour la technique : Distance : env. 15 km Dénivelé : env. 750 m en montée et 1750 en descente Durée : environ 4h30 Difficulté : PD- Dans l’ensemble il n’y a pas de grosses difficultés techniques. Un ou deux passages un peu plus techniques après Hinder Laseberg, sur la croupe, puis un passage dans une pente à plus de 30 degrés vers Bachöfeli. Le départ pour la descente depuis le sommet est impressionnant avec les falaises d’un côté. Lien vers le parcours: https://schweizmobil.ch/fr/tour/1692319312?layers=snowshoe%2CtrackLayer%2Cslope%2Cwildlife&E=2597188&N=1146180&resolution=2.12&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=winter

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Good months