Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait une sortie en solitaire. Je me suis décidé pour un grand classique que je ne connais pas encore : le Walighürli, en partant de Feutersoey. C’est un sommet absolument magnifique et surtout un endroit très sûr lorsque le risque d’avalanche est élevé, comme ces dernières semaines. En arrivant à Feutersoey, il y a déjà passablement de voitures au départ. C'est normal, la matinée est déjà bien avancée quand j’arrive. Je me trouve néanmoins une petite place et me prépare. Il fait beau pour l’instant et surtout plutôt chaud. Cela devrait rapidement se couvrir, ce qui sera plus agréable. La couche de neige fraîche est généreuse en hauteur. Ici en bas, tout est blanc, mais ça va fondre rapidement. Je commence par remonter une prairie orientée plein est. La vue est très belle en direction du Sanetsch avec le Spitzhore. Il y a une bonne trace à suivre qui passe dans les bordures bien à l’ombre. On voit tout de suite la différence, le sol est bien gelé. L’itinéraire suit un chemin qui s’enfonce dans la forêt. C’est vraiment magnifique, j’adore cette belle ambiance. La montée est très régulière. Cela grimpe sans jamais être trop compliqué, c’est super agréable. À la première clairière, d’impressionnantes montagnes, en partie plongées dans les nuages, me dominent complètement. C’est très prenant. Je continue à avancer, un ski après l’autre. Je rejoins une nouvelle clairière : la neige est poudreuse et de plus en plus légère. Bien qu’il y ait beaucoup de traces, il est tout à fait possible de chercher une ligne encore vierge. Je comprends pourquoi cet endroit est aussi prisé : il y a mille et une possibilités de descentes. Peu après la moitié, je me retrouve dans de grands espaces, c’est superbe. La couche de neige est énorme et surtout, elle est parfaite. Le ciel se voile un peu, procurant une atmosphère particulière. Je croise une double, voire même une triple trace qu’il me suffit de suivre. Je discute avec un groupe de trois personnes qui prennent une pause. Ils découvrent aussi l’endroit et sont en vacances dans les environs. C’est toujours un tel plaisir de partager un peu de bonne humeur. Après ce court intermède, je repars et attaque la suite de la montée. Je vois enfin le Walighürli qui se dresse devant moi. Il paraît assez impressionnant. J’arrive bientôt en haut. Je continue sur les traces, tout se passe bien. La dernière colline à grimper est un peu plus raide, mais on reste dans la zone des 30 degrés. Me voilà au sommet. Le panorama est exceptionnel ! J’adore : où que je regarde, il y a des sommets qui semblent plus intéressants les uns que les autres. Vu que je suis seul, que je découvre le coin et surtout que je n’ai plus l’énergie de continuer, je ne vais pas aller découvrir le sommet voisin, bien qu'il semble tout à fait envisageable avec une petite descente et une courte montée. Le ciel semble se couvrir, le vent est présent. Je prends quelques photos de l’endroit et je me prépare. Je n’ai pas l’intention de m’attarder ici. L’idée est de ne pas descendre par le même itinéraire, mais de prendre la pente plein nord pour rejoindre le groupe de chalets plus bas et rattraper la route au point 1388, comme Blandine me l’a conseillé. Il y a encore largement de quoi faire sa propre trace. Je m’élance. La première partie est un peu plus inclinée, mais tout se passe super bien. Il y a une épaisseur gigantesque. Quel bonheur d’évoluer là-dedans ! J’enchaîne quelques beaux virages et je m’arrête de temps en temps pour contempler cet environnement incroyable et reprendre mon souffle. La descente est toujours trop rapide. Déjà à la hauteur des chalets, vers 1700m, on sent que la neige change légèrement de consistance. J’arrive vers le lieu-dit “Loch”, le “Trou”. Je navigue maintenant sur un chemin qui n’est heureusement pas trop pentu. J’avoue que la forêt c’est un peu moins mon truc, mais ça passe plutôt bien. J’arrive dans une nouvelle clairière. Je suis maintenant vers les 1500m, la neige est très lourde et un peu cartonnée. Les virages deviennent plus compliqués, mais la descente reste plaisante. Une fois en bas de la prairie, je passe à travers une petite bande forestière et sur un pont pour rejoindre la route qui mène normalement à l'Arnensee. Il y a suffisamment de neige et c’est agréable de skier ; même si ce n’est pas très large, c’est parfait. Il y a une bifurcation de la route au point 1374, mais il faut rester sur la rive gauche de la rivière. Le soleil tape contre la paroi sud, tandis que la route reste juste à l’abri de la lumière. C’est vraiment très beau. Le dénivelé est très faible, mais constant, ça glisse très bien. Je me dis que lorsqu’il n’y a plus que de la glace, ça doit être une autre paire de manches. La route retraverse le Tschärzibach et s’élargit, c’est génial, c’est presque une piste de ski ! Sur les 200 derniers mètres, on rejoint une route qui a été en partie dégagée, il ne reste qu’une pellicule de glace. Je reste sur les bas-côtés, car il y a encore un tas de neige. J’arrive à la barrière. Je passe sur la droite et fais encore les derniers mètres qui me séparent de la voiture à ski. J’y suis, la boucle est bouclée. Une sortie absolument merveilleuse. Quand il y a de la neige, c’est vraiment une randonnée à faire : c’est varié, jamais difficile et cela offre beaucoup de possibilités pour la descente ! Quelle est votre image préférée ? Avez-vous déjà randonné dans le coin ? Je me réjouis de lire vos retours ! Si d’aventure une image en grand format vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter. Sinon pour la technique : Distance : env. 10 km Dénivelé : env. 900m Durée : env. 4h Difficulté : F+. Il n’y a pas de grosses difficultés à la montée. Pour la descente, quelques passages étroits en forêt et une fin sur la route glacée. Attention aux zones de tranquilité. Lien vers le parcours: https://schweizmobil.ch/fr/tour/1021043834?layers=trackLayer%2Cslope%2Cwinterhiking&E=2586486&N=1139590&resolution=1.63&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=winter
Walighürli depuis Feutersoey (boucle hivernale en ski de randonnée) needs route
Une montée régulière à travers la forêt puis de grands espaces enneigés jusqu'au sommet, avec un panorama exceptionnel. La descente plein nord en poudreuse, puis le retour par la route vers Arnensee, forme une boucle variée et jamais difficile.