Glacier 3000 – Dôme des Diablerets à ski de randonnée (variante du Pillon) needs route

Une sortie à ski de randonnée en haute altitude avec une vue exceptionnelle depuis le Dôme et le sommet, sur un glacier impressionnant. Le passage de désescalade sous le Dôme (corde fixe) et les conditions changeantes demandent toutefois de l'expérience.

route 8.7 km 470.0 m D+ 3.0 h 1 days (claimed) Mar

Glacier 3000 · Col du Pillon · Dôme des Diablerets · Les Diablerets

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Sources

Il y a deux semaines, nous avions prévu une sortie plaisir et acclimatation au sommet des Diablerets avec des amis. Tout

fb · Daniel Borloz · 2026-03-19 · open original

Il y a deux semaines, nous avions prévu une sortie plaisir et acclimatation au sommet des Diablerets avec des amis. Tout ne s’est pas passé comme prévu… Nous nous retrouvons avec Blandine, Malcolm et Arnaud au col du Pillon pour prendre le téléphérique qui nous amène au sommet de Glacier 3000. La benne est pleine. La météo est bien meilleure que prévu. Une chance énorme ! Cela devrait toutefois se couvrir en deuxième partie de journée. Le risque d’avalanche est marqué, mais tout le domaine est ouvert. Une fois au sommet, nous commençons par descendre un petit bout de piste, puis prenons une première pente pour évaluer la neige qui est plutôt bonne. Arrivés dans le creux, il est temps pour nous de mettre les peaux. Oui, nous aurions pu faire les flemmards et prendre un téléski pour nous amener vers le Dôme, mais honnêtement la sortie est déjà suffisamment courte ! Tout le monde a mis les peaux. Malcolm est en splitboard. Je lui fais remarquer qu’il a laissé traîner une lanière en plastique sur la neige. Oups ! C’est une lanière qui lui permet de mettre ses boots dans la fixation. Bon, il va falloir improviser. J’avoue qu’on est un peu démunis jusqu’à ce qu’Arnaud sorte sa trousse qui contient un paquet de serre-fils ! Trop génial. Après avoir bataillé un peu, on trouve finalement un système qui fonctionne et nous voilà en route. Comme quoi les trucs donnés par les guides, c’est toujours utile !!! Après ce contretemps, nous voilà enfin partis. Nous grimpons tranquillement en bord de piste pour ensuite remonter vers le Dôme. La neige est plutôt bonne. Tout se passe sans problème jusqu’ici. La vue depuis le Dôme est toujours aussi prenante. Cet endroit me fascine ! Il y a quelques groupes plus loin sur l’itinéraire, mais ici nous sommes seuls. Nous nous retrouvons maintenant face à un passage que nous devons désescalader. Nous fixons les skis sur nos sacs (correction logique, on ne fixe pas les skis sur les skis) et utilisons la corde fixe. Je prends une grosse inspiration et je me lance. Les deux premiers pas sont très impressionnants, mais finalement c’est moins difficile que cela en a l’air. J’arrive à un petit plat où nous rechausserons les skis. Les autres passent aussi tant bien que mal à cet endroit. Une personne hyper à l’aise nous dépasse rapidement, rechausse ses skis et continue. Je regarde où elle passe. Cela ne paraît pas si simple que cela. Nous sommes sur une espèce de plateforme, avec une petite corniche depuis laquelle il faut s’élancer, puis passer par un dévers tout en descendant. La neige paraît pourrie ici. Arnaud s’élance. Il a laissé ses skis en version montée avec les peaux et chaussures défaites, ça passe, mais c’est vraiment limite. Pour ma part, je ne le sens pas. Je préfère déchausser et faire les 15 mètres skis à la main. Il y a d’ailleurs des pas à suivre, mais c’est super éreintant. Je m’enfonce quasi jusqu’à la taille par endroits. Je perds l’équilibre et tombe lamentablement, heureusement sans me faire de mal. Malcolm décide de faire ce petit passage à pied comme moi. Blandine, plus téméraire, décide de garder les skis aux pieds en mode montée. Elle s’élance, fait quelques mètres et tombe en faisant deux roulés-boulés… et se fait mal… Elle n’arrive pas à se relever tout de suite. Heureusement rien ne semble cassé. Par contre elle s’est vraiment fait mal vers l’arrière d’une cuisse. Chaque mouvement lui fait mal. On décide de rester un moment comme ça. Puis elle décide de voir si elle arrive à repartir un peu. Elle tente d’avancer, mais c’est très très compliqué. Chaque pas est douloureux. Elle décide de s’arrêter et de nous attendre ici le temps qu’on fasse le sommet qui n’est plus très loin. Elle veut voir si en se reposant un peu, la douleur va disparaître et si elle pourra repartir ou pas. Je proteste, car je n’aime pas la laisser seule ici, mais elle ne me laisse pas le choix. Heureusement il fait toujours beau. Il n’y a pas de vent et surtout il fait plutôt très chaud. Nous repartons donc en direction du sommet avec Malcolm et Arnaud. La trace est facile, l’endroit est magnifique. C’est une telle chance de se retrouver ici. Nous longeons le bord du glacier. La neige passe par tous les états. La dernière partie est une croûte dure et gelée. Nous arrivons rapidement au sommet que l’on ne distingue qu’au dernier moment : c’est absolument magnifique. La vue est exceptionnelle où que l’on regarde. C’est vraiment extraordinaire. Je ne suis néanmoins pas serein et presse mes acolytes du jour pour repartir rapidement. Une petite descente plus tard et nous retrouvons Blandine. Sa décision est prise. Elle a fait quelques tests et il est impossible de faire un virage. Nous devons appeler la Rega. Elle passe par l’application. Ils nous localisent tout de suite. Après un court échange, ça se termine par : “L’hélico arrive dans 3 minutes”. C’est dingue la rapidité. Effectivement 3 minutes après, l’hélicoptère arrive près de nous. Je fais un grand Y avec mes bras, comme dans la théorie. Il se pose à une dizaine de mètres à côté. Le souffle est hyper violent et nous sommes tous fouettés par la neige. Le médecin sort et l’hélicoptère repart un peu plus loin. Il arrive près de nous et fait un rapide diagnostic. Blandine arrive à se déplacer, ça sera donc une évacuation assise. Nous suivons les instructions et allons nous placer un peu plus loin. L’hélicoptère revient. Cette fois-ci nous sommes tous prêts avec le souffle et ne nous laissons pas surprendre. L’hélicoptère touche à peine la neige avec ses patins. Ils embarquent et repartent aussitôt en direction de l’hôpital de Sion. J’avoue que je suis à la fois impressionné par la vitesse et bien secoué par l’événement aussi. Je me reconcentre, car il nous reste encore un peu de trajet à faire pour rejoindre le domaine. Pour le retour, nous contournons le Dôme par le glacier. Il y a heureusement une belle trace à suivre. La trace, presque sans dénivelé, passe au travers d’un gros dévers au-dessous d’un bout de falaise. Il faut prendre un peu d’élan pour arriver le plus loin possible. Je ne suis pas fan de l’endroit je dois dire, si une coulée se décrochait au-dessus de nous, le résultat ne serait pas bon du tout. L’un après l’autre, nous passons aussi rapidement. Malcolm galère avec son snowboard. Il doit déchausser et avancer à pied sur le dernier bout. J’avoue que je suis encore sous le choc. Mes mains tremblent toujours. La trace suit le relief et nous arrivons finalement sur le domaine, ouf ! Une première partie de faite. Il faut maintenant que nous arrivions en un seul morceau jusqu’au Col du Pillon, il ne s’agirait pas de faire un autre accident. Malcolm et Arnaud, n’ayant pas de forfait, décident de descendre par la Black Wall qui est ouverte. Pour ma part, je n’ai pas la tête à ça. Je vais prendre les remontées pour revenir vers le Scex Rouge et reprendre sagement le téléphérique pour redescendre. D’ailleurs la météo change assez brusquement. En arrivant à la station sommitale, je suis dans les nuages. Finalement, nous arrivons tous ensemble et en même temps au Col du Pillon pour récupérer les voitures. Je file sur Sion pour récupérer Blandine à l’hôpital: Une bonne déchirure musculaire. Pas de ski pendant 3 à 4 semaines. Hormis cette mésaventure, l’endroit est absolument sublime et mérite un détour. Attention aux conditions qui peuvent changer très vite à cette altitude ! Et vous, vous est-il déjà arrivé de devoir faire appel aux secours en montagne ? Que pensez-vous de ces paysages ? J’attends avec curiosité vos retours ! (PS : Une impression grand format d’un coup de cœur photographique est toujours possible, n'hésitez pas). Sinon pour la technique : Distance : env. 8.7km Dénivelé : env. 470m en montée et 820m en descente Durée : env. 3h Difficulté : F+. Il y a une désescalade avec une corde fixe à faire sous le Dôme pour rejoindre le Glacier. Sinon pas de grosses difficultés techniques. Attention toutefois aux conditions météos Lien vers le parcours: https://schweizmobil.ch/fr/tour/1979082558?layers=trackLayer%2Cslope&E=2582487&N=1130329&resolution=2.81&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=winter

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Good months