Descente à ski de la Cabane de Tracuit par la voie normale (Plats de la Lé) needs route

Après une nuit à la cabane, la descente à ski depuis Tracuit offre une aube magnifique sur le Zinalrothorn et la Dent Blanche. La neige passe du verglas à une belle moquette printanière avant une longue fin de descente à travers la forêt.

route 11.5 km 100.0 m D+ (claimed) May

Cabane de Tracuit · Roc de la Vache · Arpitetta · Naviscence · Plats de la Lé · Zinalrothorn · Dent Blanche · Tête de Milon · Bishorn

forestpanoramaridge

Sources

Cabane de Tracuit partie 2 : La redescente …

fb · Daniel Borloz · 2026-05-01 · open original

Cabane de Tracuit partie 2 : La redescente … Le soir précédent, nous avons décidé de ne pas faire le sommet, car la neige était trop en glace pour que cela soit agréable à notre goût (oui, c’est une bonne excuse aussi). Nous n’avions donc pas programmé de réveil très tôt. Mais vu que je suis là, autant faire l’effort de me lever peu avant l’aube, comme beaucoup de monde, afin de profiter des premières lueurs du matin pour prendre quelques photos. Je n’ai pas les yeux en face des trous et je m’équipe chaudement avant de sortir dans le froid et surtout le vent. Il est 6h30. La vue est toujours aussi exceptionnelle. Je trouve de quoi caler mon appareil et commence à faire quelques essais. Je suis obligé de prendre de longs temps de pose, car pour l’instant il fait encore presque nuit, mais les premières lueurs apparaissent. J’adore ce moment où le soleil n’est pas encore levé, mais où la luminosité augmente et donne du relief ; c’est juste merveilleux. Une partie de l’horizon se teinte en violet. Où que mon regard se porte, la vue est incroyable. Mes yeux reviennent sans cesse sur le Zinalrothorn et la Dent Blanche. Ces sommets me fascinent tout simplement. Leur majesté et leurs lignes sont tellement uniques et marquantes. L’aube sublime tout. Il y a toujours quelque chose qui tient du divin dans ces instants. Je me rafraîchis et profite d’un nuage pour rentrer un moment me réchauffer. Je vais faire plusieurs allers-retours. L’extérieur m’attire inévitablement. J’ai la chance de saisir le premier rayon de soleil qui vient toucher la Dent Blanche. Vers 7h30, Blandine me rejoint et nous prenons tranquillement notre petit déjeuner. Étonnamment, nous ne sommes pas seuls. Pas mal de personnes ont décidé de faire l’impasse sur le sommet. Nous n’allons pas nous presser ; car la pente est verglacée, nous attendrons les premiers rayons de soleil sur la neige pour nous y lancer. Nous discutons avec d’autres personnes sur les options de descente : l’itinéraire “normal ” (redescendre par la petite paroi, puis petit portage et descente par l’itinéraire de montée) ; d’autres décident de passer directement entre la cabane et la Tête de Milon. Il y a un court passage très pentu, mais qui a l’avantage de permettre de rejoindre des pentes plus orientées nord-ouest et donc avec de la très bonne neige. Nous décidons finalement de rester sur l’option “voie normale”, par prudence tout simplement. La journée s’annonce magnifique et chaude. Nous nous mettons en route un peu après 10h, histoire d’avoir du soleil partout et une neige un peu revenue. Nous commençons par le portage et la courte désescalade. Nous rencontrons trois futurs patrouilleurs qui sont partis ce matin et vont grimper jusqu’au Bishorn pour s’entraîner. Nous prenons notre temps. Tout se passe bien. Une fois au pied de la petite paroi, nous gardons les skis sur le sac et descendons un peu à pied. Le piolet aide à se sécuriser, mais les marches créées par le passage d’autres personnes sont très bien. Une fois que la pente est un peu moins raide, aux alentours des 30 degrés, nous aménageons une petite plateforme et chaussons les skis. Et voilà, c’est parti. Je fais les premiers virages. Je reste dans la partie un peu plus pentue mais encore presque vierge de toute trace. La neige est encore bien verglacée, mais ça se passe bien. Nous progressons tranquillement en faisant de nombreuses pauses. La neige se transforme rapidement en une magnifique moquette super agréable à skier. Un vrai bonheur si l’on vise la bonne inclinaison de pente et la bonne orientation ; c’est tout un art. Nous arrivons sous le Roc de la Vache ; jusqu’ici tout s’est bien passé. Il est temps de mettre les peaux pour remonter d'une centaine de mètres. La température augmente encore d’un cran. Arrivés au col, nous reprenons la descente. Il faut commencer à slalomer un peu entre les pierres et éviter une ou deux anciennes coulées. La neige est de plus en plus molle. Quelques sapins font leur apparition. Il faut commencer à regarder un peu plus sérieusement par où cela passe. On rigole bien, car on arrive à trouver des itinéraires B, C, D ou même E pour essayer de garder les skis aux pieds le plus longtemps possible. Nous devons quand même déchausser une première fois vers 2100m d’altitude. On ne gagne pas à tous les coups ! Puis encore quelques virages, et nous déchaussons à nouveau pour traverser le petit torrent de l’Arpitetta. On rechausse pour traverser la forêt ; là c’est un peu folklorique, du vrai ski-khana. Arrivés presque en bas, on déchausse à nouveau pour retrouver une des nombreuses traces, puis on repart. Ça y est, on retrouve un peu la civilisation et on traverse le pont qui enjambe la Naviscence. J’avoue qu’on est bien fatigués, mais on se remet rapidement en route. On croise quelques randonneurs et des touristes en train de monter. La descente sur le chemin se passe plutôt bien. Un dernier portage pour regrimper quelques mètres et normalement ça devrait tenir. Nous skions prudemment, car le chemin n’est pas très large et il y a quelques personnes. Nous voilà devant la dernière pente, il faut maintenant se laisser aller pour glisser le plus loin possible sur les Plats de la Lé ! C’est parti ! J’avance un bout, mais je me rends compte que la neige est déjà bien trop molle et qu'il fait très chaud… J’essaie de faire un peu de skating pour perdre le moins possible de vitesse… Je donne toute l’énergie qu’il me reste pour avancer, mais c’est vraiment difficile… Ces Plats de la Lé, c’est terriblement démotivant. Je n’en peux plus, c’est tellement pénible. Après un temps certain, je finis par arriver à la voiture. Je jette mon sac à dos qui pèse trois tonnes et je pars rejoindre Blandine qui est en train d’arriver pour l’encourager sur les derniers mètres. On est très content d’y être arrivé ! Cette montée à Tracuit et la redescente, c’est toujours une aventure, mais qui laisse plein d’étoiles dans les yeux. Je me réjouis de lire vos commentaires ! Et comme d’habitude, si une photo vous fait de l’œil et que vous voulez en faire un tableau, n’hésitez pas à me contacter. Sinon pour la technique : Distance : env. 11.5 km (montée seulement) Dénivelé : env. 1700m de d- et 100m de d+ Durée : Un temps certain pour la descente Difficulté : PD+. Un portage sous la cabane avec un passage d’escalade avec une chaîne. Un endroit en forêt un peu technique en forêt. Plusieurs courts portages. Lien vers le parcours: https://schweizmobil.ch/fr/tour/556995763?layers=slope&E=2616967&N=1106995&resolution=4.81&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer

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Good months