Arolla – cabane des Vignettes par le glacier de Pièce (aller-retour à ski) needs route

Une sortie de printemps en ski de randonnée depuis Arolla, avec une montée par une ancienne moraine et le glacier de Pièce, des vues extraordinaires sur le glacier de Tsijiore Nouve et le Pigne d'Arolla. La descente rapide dans la neige printanière et le retour par la piste de ski récompensent l'effort, avec une part de tarte à la cabane à l'arrivée.

route 11.0 km 1200.0 m D+ 1 days (claimed) May

Cabane des Vignettes · Col des Vignettes · Arolla · Glacier de Pièce · Tsijiore Nouve · Pigne d'Arolla

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Sources

La semaine après notre “petite baladounette” à la cabane de Tracuit, nous revoilà sur les lattes pour aller visiter la c

fb · Daniel Borloz · 2026-05-07 · open original

La semaine après notre “petite baladounette” à la cabane de Tracuit, nous revoilà sur les lattes pour aller visiter la cabane des Vignettes… À la base nous avions prévu autre chose, mais vu qu’ils annonçaient une météo très mitigée le dimanche, nous nous sommes dit pourquoi pas faire un petit aller-retour dans la journée pour découvrir le coin. Nous voilà donc partis avec Blandine, Malcolm et Arnaud depuis Arolla. La station est en pleine effervescence pour les derniers préparatifs de la Patrouille des Glaciers. J’ai repéré un panneau qui indique la cabane et qui passe directement par la forêt. Cela va nous éviter de remonter le long de la piste. Les autres ne sont pas convaincus par mon raccourci. Je vérifie quand même sur la carte et hop c’est parti. Je commence lentement, histoire de ne pas me griller. Il y a plein de neige, mais ça ressemble plutôt à du carton. Avec les températures qu’ils annoncent, ça sera vite de la grosse soupe. Nous prenons peu à peu de l’altitude. La trace croise une piste de ski de fond, puis une route qui serpente de gauche à droite. Je préfère l’aventure et choisis la trace qui monte un peu plus directement. Les autres continuent à me suivre. Jusqu’à présent tout se passe bien. Nous passons près d’un réservoir d’eau. Je regrette un peu que nous n’ayons pas pris les remontées pour économiser quelques mètres de grimpette (oui je suis flemmard ahahah), mais j’en ai été empêché à l’insu de mon plein gré ! La végétation se fait un peu plus rare et le terrain s’incline. Nous restons sur le bord gauche d’un ruisseau que l’on entend bien couler. Je n’ai pas spécialement envie de m’y tremper j’avoue. Je fais attention. Après une vérification sur la carte, nous bifurquons maintenant sur notre gauche pour remonter la pente qui devient plus inclinée. Nous sommes contents de ne pas partir à l’aube, la neige est un peu revenue ce qui facilite les conversions. La pente est proche de 30 degrés. Nous voilà sur un des flancs d’une ancienne moraine. Le but étant d’arriver sur la crête. Conversion après conversion nous prenons de l’altitude. Il y a plusieurs variantes d’itinéraires. Nous décidons de rester sur un des flancs pour remonter par une petite cuvette un peu moins inclinée qu’ailleurs. À mi-chemin nous faisons un petit aller-retour sur la crête de la moraine, le paysage est extraordinaire. Nous voyons l’autre moraine et les restes du glacier de Tsijiore Nouve. C’est toujours aussi impressionnant de voir comme la glace perd du terrain, année après année. Nous reprenons par la cuvette où se trouvait, il y a longtemps, le Glacier de Pièce. Cela nous semble plus simple et une belle trace de montée nous appelle. J’avoue que je peine un peu, mais je continue à avancer. Je n’ai pas le choix de toute manière, il y a encore du dénivelé jusqu’à notre but du jour ! Heureusement, arrivé à 2500m environ, il y a une belle cassure dans la pente, ouf, je vais pouvoir respirer un peu ! La météo est toujours idyllique et nous progressons sans veste. Les températures printanières se sont installées jusqu’ici. Sur notre droite la moraine se dresse fièrement. Nous n’allons pas trop nous en approcher, car la caillasse semble bien instable, comme en témoignent toutes les pierres qui jonchent la neige. Nous repartons. Arnaud prend la tête. Je le suis péniblement. J’ai quelques crampes d’estomac. Je m’arrête pour boire et manger quelque chose. Bon espérons que ça passe. Je continue. Mon regard est sans cesse attiré par le reste de glacier accroché sous le Pigne d’Arolla. C’est tellement fascinant ! Nous avons maintenant pris pied sur le glacier de Pièce, on dirait presque une grande piste de ski préparée. La neige est agréable, tout est plus que bouché et surtout les nombreuses traces de descentes ont préparé une partie de la piste. Il est difficile de se rendre compte de l’immensité qui nous entoure. La cabane semble si proche et pourtant il nous reste encore de la distance et du dénivelé pour y arriver. À mesure que nous prenons de l’altitude, nous ralentissons notre rythme (enfin surtout moi et Malcolm). Blandine et Arnaud sont devant et progressent tels des machines. Je me demande si nous pouvons encore parler de rythme. Ou de manière plus poétique nous faisons l’éloge de la lenteur. Pendant que Blandine et Arnaud suivent une trace qui fait un large détour sur la gauche, moi et Malcolm suivons une trace plus directe. La cabane n’est plus très loin, même s’il reste encore une belle montée. Je sais que je devrais y arriver. Chaque pas est compliqué. J’essaye de m’arrêter le moins possible, car dès que je m’arrête plus de quelques secondes, un des skis se met à botter. Ce n’est pas évident à gérer dans une pente qui s’incline plus fortement. Ici la neige est bonne, mais le fond reste particulièrement dur et gelé. En faisant nos conversions, plusieurs options s'offrent à nous: Arnaud et Blandine qui sont devant, font cette fois-ci un large détour par la droite vers le col des Vignettes. Pour ma part je ne suis pas motivé à les suivre, car je vois qu’ils ont galéré sur un passage. En conséquence, j’évalue mes options, le terrain, la qualité de la neige. Je me décide de monter “droit en haut”. Il y a d’ailleurs quelques traces de montées à suivre. À chaque pas, je continue à ralentir. Je n’ai plus de souffle, ni d’énergie. Je sais toutefois que je vais y arriver ! Je m’arrête tous les 5 mètres. La cabane est à portée de ski. J’y suis, enfin ! Je respire. Quelle montée ! Arrivé à la cabane, c’est l’effervescence. Après deux trois photos, nous allons à l’intérieur afin de profiter de l’endroit et voir si une bonne part de tarte ne nous attendrait pas ! C’est le cas, elle est immense et délicieuse ! Le Bonheur. Nous restons un moment à reprendre des forces, car la descente nous attend. La météo change peu à peu et des nuages font leur apparition. Je presse mes compagnons du jour pour que l’on commence à descendre. Je n’ai pas envie de me retrouver dans le brouillard et encore moins subir un jour blanc ! Une fois prêts, nous nous élançons dans la pente. Quel plaisir. On se dit avec Arnaud que c’est indécent de pouvoir descendre aussi rapidement tout ce qu’on a tant peiné à monter. Il y a encore de quoi bien s’amuser, un vrai petit bonheur. Nous perdons rapidement de l’altitude. Nous avons de la chance, le soleil refait une apparition. Arrivé vers 2500m, deux choix s’offrent à nous : continuer grosso-modo par où nous sommes montés ou nous enfiler dans la moraine pour descendre dans le creux des restes du glacier de Tsijiore Nouve. Je préfère largement rester où nous sommes, car je visualise plutôt bien le chemin. Je diminue ainsi les inconnues. Nous commençons par descendre dans l’espèce de combe. Il faut faire attention aux quelques pierres qui pointent çà et là. J’en prends une. Je jure un bon coup et surtout j’espère que le ski n’aura pas trop souffert… Un peu plus bas, nouvelle décision. Je regarde un peu la carte et décide que notre meilleure option sera de passer par-dessus l’arête de la moraine, la suivre sur cinquante mètres puis descendre rejoindre le ruisseau. Je m’élance en premier, car je me sens très sûr de moi … La neige est bien printanière, une vraie soupe, mais ça passe juste juste. Arrivé sur la crête, je m’arrête et j’attends les autres. Nous avons un petit souci de communication, mais ils finissent par me rejoindre. On se rend compte que c’était une super bonne décision, sur ce versant il y a moins de neige. Le lit de la rivière n’est plus très loin. Il faut faire deux virages dans une pente à 40 degrés, mais heureusement ça se passe bien. Nous voilà dans le lit de la rivière. Nous nous séparons ici : Blandine et moi allons rejoindre la piste, par ce qui semble être un peu de ski-khana, pendant que Malcolm et Arnaud décident de passer par la forêt. Avant le passage foireux, un passage clé : prendre le bon itinéraire pour traverser le ruisseau sans y tomber. Je repère un passage, je prends juste ce qu’il faut de vitesse et ouf… ça passe juste, très juste. Blandine me suit et ça passe aussi. Nous voilà de l’autre côté. Il ne nous reste plus qu’à suivre une très mince bande de neige jusqu’à la piste. Ça se passe étonnamment bien. Nous voilà sur la piste. Nous descendons avec plaisir dans la soupe, presque jusqu’à l’arrivée des remontées. Je repère une trace de ski de fond que nous avions coupée à la montée. Ni une, ni deux, nous bifurquons. Il nous reste trois virages à faire dans une neige infâme dans la forêt et nous nous retrouvons quasiment à notre point de départ ! Plus qu’à marcher une centaine de mètres jusqu’à la voiture. Pour la petite histoire, Malcolm et Arnaud arriveront bien une quinzaine de minutes après nous. Ils ont bien galéré. Je ne regrette pas notre choix d’avoir pris la piste de ski … En résumé une sortie absolument magnifique. Nous y reviendrons avec plaisir (quand j’aurai oublié l’effort nécessaire pour y arriver). Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Je serais heureux d’avoir vos retours Sinon pour la technique : Distance : env. 11 km Dénivelé : env. 1200m Durée : Un temps certain Difficulté : PD. La montée et la descente près de la moraine est assez technique et demande un peu d’attention (pente en partie supérieure à 30 degrés). Lien vers le parcours: https://schweizmobil.ch/fr/tour/1905942374?layers=slope&E=2602936&N=1095820&resolution=1.00&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer

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Good months