Boucle Baudes – Bounavaux – Tsermon – Vanil du Van – Les Merlas needs route

Une boucle alpine très variée entre champs de crocus, cirque du Vanil Noir et crête panoramique jusqu'au Vanil du Van. Les rencontres avec les chamois et l'aigle royal ajoutent une dimension sauvage au parcours.

route 9.5 km 1150.0 m D+ 5.0 h 1 days (claimed) May

Parking des Baudes · Cabane de Bounavaux · Tsermon · Vanil du Van · Les Merlas · Vanil Noir · Col de Tsermon · Combe de Bounavaletta

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Sources

Après mon tour de chauffe à la Berra, j’avais en tête un joli tour que j’avais fait pour la dernière fois il y a quatre

fb · Daniel Borloz · 2026-05-17 · open original

Après mon tour de chauffe à la Berra, j’avais en tête un joli tour que j’avais fait pour la dernière fois il y a quatre ans, presque jour pour jour, et que j’avais envie de refaire depuis longtemps : Parking des Baudes -> Cabane de Bounavaux -> Tsermon -> Vanil du Van -> Les Merlas et retour au départ. À la base, j’envisageais d’y aller seul, mais finalement une amie de longue date m’accompagne sur un coup de tête ! J’avais essayé de faire un peu de reconnaissance pour savoir si le tour était possible. Entre mes souvenirs et ce que j’ai pu voir, en théorie les sommets seront accessibles, mais vu que plusieurs passages clés ne sont pas visibles depuis la vallée, nous verrons une fois sur place. Je suis quand même assez confiant quant à ce qui nous attend là-bas en haut, mais qui sait ? Arrivé sur le parking des Baudes, je suis surpris par tout ce vert, c’est magnifique. J’avais oublié à quel point l’endroit est prenant. Ce que j’aime en début de saison, c’est qu’il n’y a pas trop de monde et c’est tellement beau de voir cette Nature reprendre vie tout doucement. Avant d’arriver dans la partie plus forestière, nous traversons de magnifiques champs de crocus. C’est superbe. Nous prenons rapidement de l’altitude. Jusqu’à présent, pas de trace de neige, mais ça ne saurait tarder. Après quelques zigzags à travers la forêt, le sentier s’arrête... En effet, un superbe champ de neige recouvre le chemin. Je ne m’émeus pas plus que ça, car je sais que chaque année la neige est très tenace par ici. Nous suivons les traces existantes. C’est un véritable champ de mines où je progresse doucement : tous les trois pas, je m’enfonce parfois jusqu’au genou et parfois même jusqu’à la cuisse. C’est fou l’énergie qu’on peut dépenser pour avancer de quelques centimètres ! Nous finissons par arriver à la cabane de Bounavaux. C’est toujours aussi splendide par ici. J’adore la sculpture du bouquetin qui se découpe sur l’arrière-plan enneigé. La vue sur le Moléson est superbe et surtout, dès que l’on regarde devant nous, le cirque formé par le Vanil Noir nous domine complètement. C’est absolument fascinant. Je constate avec plaisir que les contreforts de Tsermon semblent bien secs. Il n’y a plus de neige sur le versant nord, hormis quelques restes d’anciennes coulées qui coupent le sentier ! Après une courte pause, nous reprenons notre chemin. Jusqu’ici tout se passe bien. Le passage au travers d’une première coulée se déroule sans encombre. La deuxième est plus grosse et impressionnante. Heureusement d’autres traces sont là et nous facilitent la tâche. Il faut néanmoins faire gaffe à ne pas glisser ou de trop s’enfoncer entre les blocs de neige dure et compacte. Nous croisons une photographe animalière qui redescend, son gros zoom à la main. Elle n’a pas croisé d’animaux. On verra si on a plus de chance… Avant d’arriver dans la combe de Bounavaletta, nous bifurquons sur la gauche pour éviter la dernière coulée. Cela me semble être un choix judicieux, car je donnerais ma main à couper que dès que l’on changera de versant, il y aura pléthore de neige. Nous retrouvons le chemin un peu plus haut et effectivement, de l’autre côté de la combe, la neige est encore très présente. Cependant, dès que nous serons un peu plus haut, le sentier sera entièrement sec et libre de toute neige, c’est top. Il nous reste toutefois une bonne centaine de mètres à faire avant d’arriver au sec. Nous commençons par essayer de contourner la neige, mais ce n’est pas une bonne idée, car la pente est plutôt forte. Nous passons donc au travers des champs de neige, ce qui s’avère être une super solution. Nous progressons rapidement. Une fois au sec, la montée au col, bien que pénible, ne pose aucun souci technique. Arrivés à 1995 mètres, je suis impressionné par la hauteur de la corniche qui recouvre presque entièrement le poteau indicateur, c’est super spectaculaire ! Un vent soutenu est venu s’inviter dans la randonnée. Nous mettons une couche supplémentaire. Nous partons sur la gauche en suivant la sente marquée qui nous amène sur les contreforts de Tsermon, une énorme pente herbeuse. Arrivés sur le flanc sud-ouest, nous grimpons. Il n’y a plus vraiment de sentes, tout au plus quelques traces par endroit, le plus simple est de remonter l’épaule herbeuse jusqu’à l’apparition de la roche et de contourner par la gauche tout en terminant la grimpette. Nous y sommes ! La Croix se dévoile à peine quelques mètres avant d’y arriver. Quel plaisir incroyable d’être ici ! Nous profitons un moment de l’endroit et de la vue à 360 degrés qui s’offre à nous. Je suis vraiment content d’être revenu ici. Ces paysages me manquaient ! Je n’avais d’ailleurs jamais remarqué qu’on voyait la Dent de Ruth et la Dent de Savigny depuis un trou dans la crête, c’est superbe. J’observe également la suite de notre itinéraire et je suis très content, car je vois que nous pourrons remonter vers le Vanil du Van : un passage sans neige est envisageable. Nous explorons un peu la crête avant de redescendre. De ce que nous voyons, là encore il y a moyen de descendre sans franchir de névé, génial. Nous pouvons progresser en sécurité. La pente est toujours forte et supérieure à 30 degrés, mais heureusement il y a comme une succession de gradins herbeux. Je pourrais dire que c’est presque comme redescendre un escalier. Nous arrivons rapidement vers le col de Tsermon à 1792m. Il est temps de regrimper de l’autre côté. Je sais qu’il y a souvent des chamois dans les parages. Je regarde donc attentivement sur la paroi rocheuse un peu à l’ouest. Pendant ce temps, un énorme rapace passe près de nous. Il est hyper imposant! Je me dépêche de changer d’objectif et tente de lui tirer le portrait, ce qui ne sera pas chose aisée : il profite des courants thermiques pour prendre rapidement de l’altitude avant de disparaître… Il s’agit d’un aigle royal juvénile. Une rencontre toujours marquante. J’ai décidé de garder mon téléobjectif sur l’appareil en espérant croiser d’autres animaux… A peine plus haut, je vois que ça bouge sur la roche vers l’ouest, oui toute une harde de chamois s’y prélasse. Nous les observons un moment, fascinés par leur incroyable agilité. Ils se déplacent avec une telle aisance sur la roche. J’en vois d’ailleurs cinq qui se suivent, en descendant une petite corniche ! Au même moment, un milan royal fait son apparition au-dessous de nous. Il va tournoyer vers le col de Tsermon et redescend. C’est fou comme la Nature nous a récompensés en si peu de temps. L’heure tourne. Il est temps de repartir vers le Vanil du Van. J’avoue que je fatigue quand même un peu. Je n’ai plus l’habitude de randonner à pied, l’effort est différent. Nous montons sur la crête par le point 1938, il y a 2 mètres de névés à traverser, c’est l’endroit le plus évident. Une fois sur la crête, il ne reste plus qu’à la suivre jusqu’à la croix. Je sais maintenant qu’on va réussir à faire la boucle que j’avais en tête, c’est génial ! Nous prenons une pause dans cet endroit qui offre aussi une vue unique sur Brenleire et Folliéran d’un côté, et la Dent du Bourgo de l’autre. Nous ne traînons pas trop et repartons. Je fais attention, car la première partie, pentue, est humide. Quand d’un coup, mon pied glisse sur une pierre et je me retrouve sur les fesses et glisse sur un mètre sur la terre. Rien de grave heureusement, juste de quoi bien se reconcentrer pour la suite. Pour descendre au col au point 1846, je préfère passer par l’herbe, plutôt que suivre le sentier qui est légèrement trop humide à mon goût. Tout se passe bien. Le col est encore passablement recouvert de neige, mais la traversée s’effectue sans difficulté. Nous devons remonter de 50 mètres avant d’atteindre le dernier but de la journée. Je ralentis vraiment, mes jambes protestent, mais je tiens bon. Nous y sommes arrivés ! La croix est bien plantée dans la neige, comme souvent. Une petite griffe dans le livre du sommet et nous voilà repartis. Nous suivons maintenant le sentier qui longe la crête et va nous faire redescendre. Il y a un premier passage dans la neige. Je prends mille et une précautions. Je n’ai pas envie de glisser à nouveau. À chaque mètre descendu, la neige se fait plus rare. Je dirais qu’à partir de 1850 mètres d’altitude tout est vert et sec. D’ailleurs c’est intéressant de voir comme le vert reprend ses droits à mesure qu’on descend. Mes jambes fatiguent, elles n’ont plus l’habitude du dénivelé négatif… Il reste encore un bout, bah de toute manière, je n’ai pas le choix. Cette crête est hyper esthétique, j’avais oublié comme c’est beau avec la Vallée de l’Intyamon dans le fond. Arrivés au chalet au point 1363, nous continuons tout droit. Une fois les barbelés traversés, nous descendons directement pour rejoindre la ferme en contrebas, puis nous voilà sur la route. Il ne reste plus qu’une petite balade à plat à faire pour rejoindre la voiture. Les derniers pas sont difficiles, mais nous y voilà. Je suis vraiment content d’avoir réussi et surtout que les conditions aient été au rendez-vous pour le faire sans équipement supplémentaire. J’étais prêt à renoncer à chaque étape, mais je n’en ai pas eu besoin, tant mieux ! Et que dire de cette randonnée, hormis qu’elle laisse des étoiles plein les yeux, avec ces différentes expériences incroyables entre paysages et nature foisonnante. Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Quelle est votre plus belle randonnée dans les Préalpes fribourgeoises ? N’hésitez pas à me contacter si une image vous intéresse pour réaliser une toile. Sinon pour la technique : Distance : env 9.5 km Dénivelé : env 1150 m Durée : env 5h selon suissemobile Difficulté : T3. La montée sur Tsermon n’est pas balisée, une bonne orientation est nécessaire. De plus la pente est assez forte, donc pied sûr et absence de vertige est une bonne idée. Le lien vers le parcours effectué : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&bgLayer=pk&season=summer&resolution=1.89&E=2576327&N=1153572&photos=no&logo=no&detours=no&trackId=2067662444

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Good months