Après un week-end très engagé et alpin, j’ai pu enfin profiter d’un afterwork lundi soir de la semaine passée. J’avais besoin de quelque chose de rapide et de plus ou moins “simple”, j’ai donc décidé de retourner à la Dent de Lys. La soirée est déjà entamée quand je me mets en route depuis les hauteurs des Ciernes-d’Albeuve. Je m’attendais à trouver plusieurs voitures, mais je me retrouve seul sur ma place de départ, ce qui me réjouit et me fait dire qu’on ne seras pas nombreux à grimper dans le coin. Les vaches ne sont pas encore dans les prés et c’est tant mieux. Là où je me trouve, la météo est au beau fixe. Je suis content de ne pas avoir été du côté de Château-d’Œx où il semble y avoir de beaux orages, ou tout du moins de gros cumulonimbus. Je vérifie la météo, mais ils ne se déplaceront pas de mon côté, ouf. Il fait plutôt chaud et un voile lumineux dans le ciel apporte un peu de magie. J’avais oublié l’incroyable beauté et la douceur des Préalpes fribourgeoises. C’est vert, il y a des fleurs partout. Avec tout ce que j’ai fait, j’en avais oublié que c’était encore la période des narcisses. La Neige de Mai est là, bien présente dans ces belles pentes, avec son parfum si unique. J’ai maintenant une vision fugace sur la Dent de Lys. Elle semble si paisible vue d’ici. Je vois aussi un rapace tourner au-dessus de ma tête. Quelle chance d’être au milieu de cette nature si prolifique. Je continue à prendre de l’altitude, non sans m’arrêter plus d’une fois pour saisir un peu de cette magie qui flotte dans l’air. Un peu avant d’arriver vers le chalet en Lys, je vois des oiseaux de proie me survoler. Ils sont plusieurs à tournoyer. Malheureusement, ils sont très loin et il est difficile de dire ce que c’est. Finalement, ce ne sont “que” des milans royaux. Quelques chamois traversent en trombe pour s’éloigner d’eux. Je poursuis mon chemin et me retrouve bientôt vers le Col de Lys. L’endroit est toujours aussi prenant et je ne me lasse pas de la vue sur le Vanil des Artses. La lumière dorée de la fin de journée met cette montagne magnifiquement en valeur. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter un peu à Lys Derrey. J’hésite fortement à continuer, car avec le week-end éreintant que j’ai eu, je dois admettre que mes jambes ne sont pas au mieux de leur forme. Après mille et une tergiversations avec moi-même, je me dis que je vais faire un petit bout en plus et que je verrais bien. Si je ne le sens pas, je n’aurais aucune hésitation à rebrousser chemin. Je longe la crête, la sente est plus étroite et le vide se fait un peu plus présent. Je suis le sentier qui contourne la prochaine barre rocheuse en descendant légèrement. C’est le passage que j’aime le moins, car une glissade est très vite arrivée ici. Une fois arrivé en bas, je respire et j'attaque la partie équipée de chaînes. Juste après cet obstacle, je passe un moment avec deux jeunes bouquetins qui m’observent un instant. Quelle chance de pouvoir profiter de ce spectacle incroyable. Je dois m’arracher à cette vision pour avancer et s’en suit une succession de crapahutages dans les rochers (souvent câblés). C’est là que j’ai pris confiance quand je me trouve sur le rocher. Je m’amuse à ne surtout pas prendre les chaînes, je me sens bien mieux avec les prises à disposition. Arrivée sur la crête, je ne peux m’empêcher d’admirer le massif du Moléson qui ressort d’une manière si unique. En regardant en direction du soleil, tout est illuminé d’or. Le voile lumineux est vraiment fort, mais c’est tellement beau ! Je continue ma progression et arrive enfin à la croix ! Je suis content d’y être arrivé, cela faisait longtemps ! Cette vue est toujours aussi merveilleuse, même si cette brume change un peu les perspectives. Une étagne et son petit viennent à ma rencontre. Ils sont curieux et viennent voir ce qu’il se passe. Les deux posent pour moi, quelle chance d’avoir de telles stars à disposition ! Vu que le voile lumineux est vraiment fort, j’ai décidé de ne pas attendre le soleil couchant pour me remettre en route. Je continue le long de l’arête vers l’est en suivant la sente existante. Le début est impressionnant, mais à mon sens plus facile que de rebrousser chemin en direction du col. À mesure que je perds de l’altitude, la luminosité décline. Je passe par le point 1792, puis descends par Grosse Côte. Cette pente qui se déroule sous mes pieds est vraiment très impressionnante ! Il y a de magnifiques champs de narcisses ici aussi. Plus bas, je rejoins une petite route qui me ramène à mon point de départ près de Teraula d’Avau. Un afterwork m’avait beaucoup manqué. Bien que fatigué, je suis content d’y être arrivé. Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelle est votre plus belle balade en fin de journée ? Dans tous les cas, j’ai hâte de lire vos commentaires. Sinon pour la technique : Distance : env. 6.5 km Dénivelé : env. 780 m Durée : env. 3h30 (selon SuisseMobile en été) Difficulté : T4. La Dent de Lys est un sommet à ne pas sous-estimer. La descente après Lys Derrey pour contourner le ressaut rocheux est très casse-gueule. Plusieurs passages câblés. Un pied sûr et une absence de vertige sont nécessaires. La descente se fait par une sente peu marquée, puis dans les champs. Une bonne capacité d’orientation est requise. Lien vers le parcours: https://schweizmobil.ch/fr/tour/318705531?layers=wanderland%2CtrackLayer&E=2567359&N=1150483&resolution=1.73&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer
Dent de Lys par les Ciernes-d'Albeuve (boucle en fin de journée) needs route
Une sortie d'afterwork rapide dans les Préalpes fribourgeoises, entre narcisses, neige de mai et vues sur le Moléson. La crête de la Dent de Lys, avec passages câblés et rencontres avec bouquetins et étagne, offre un final spectaculaire au coucher du soleil.