« Quelles que soient les conditions, il y a toujours de la magie en haut ! » Il y a déjà quelque temps, j’ai pu profiter d’un soir de libre pour un afterwork. La météo est très moyenne, tout est couvert et terne, mais ce n’est pas grave, sur un malentendu, il y aura quand même des choses à voir. Je jette mon dévolu sur l'un de mes sommets préférés : le Vanil de l’Ecri. Comme toujours dès mon arrivée sur le parking des Baudes, je suis subjugué par la vue, le vert intense et la variété des herbes et des fleurs, quelle chance ! Je commence rapidement à grimper. Le chemin défile sans encombre sous un ciel gris. Je passe au travers d’un troupeau de vaches qui me regarde de manière placide en se demandant ce que je peux bien faire ici en fin de journée. J’essaye de garder un bon rythme ; après tout, j’ai envie d’arriver en haut avant qu’il ne fasse nuit. Arrivé près de la cabane de Bounavau, je suis obligé de m’arrêter un moment : une harde de chamois paît paisiblement juste à côté, quelle chance ! C’est rare d’ailleurs qu’ils se trouvent aussi bas ! Deux jeunes mâles se livrent à quelques joutes pendant que les autres m’observent calmement. Après une dizaine de minutes, je me dis qu’il est temps de repartir. Je fais une courte halte à la cabane, les gardiennes sont seules. Il n’y a personne aujourd’hui. Elles me font promettre de me signaler une fois redescendu. Et me voilà reparti, je continue d’un bon pas. Il n’y a vraiment pas beaucoup de lumière, mais c’est agréable de simplement profiter de l’instant présent et de la nature. Je me sens tellement mieux quand je suis plongé dans ce lieu, loin de tout. Arrivé à la combe, je ne vois pas d’animaux près des petites mares, pas grave, je continue mon ascension. Il reste la grimpette jusqu’au Plan des Eaux. Je me méfie toujours de la première partie, car il y a beaucoup de cailloux qui glissent sous les pieds et la chute n’est jamais loin, mais ça passe tant bien que mal. J’ai toujours un très faible espoir que le ciel se découvre, mais ce n’est toujours pas le cas. Je continue à avancer. Je regarde l’heure, au moins je ne serai pas en retard pour l’éventuel coucher de soleil. Me voilà arrivé à Plan des Eaux. Plus qu’une bonne centaine de mètres de dénivelé. Je vois qu’il y a encore un gros névé, mais c’est déjà tracé et je remarque qu’en prime c’est possible de l’éviter. Je donne encore un peu d’énergie et me voilà arrivé au sommet. C’est toujours un plaisir indescriptible de se retrouver là-haut, seul, avec toutes ces montagnes autour de moi. Même si tout est bouché pour l’instant, il y a l'espoir que cela se découvre un peu. Je reste pour profiter du lieu un bon moment. Le soleil fait, à la manière d’un animal sauvage, quelques timides apparitions. Cet endroit est simplement magique. Je tente tant bien que mal d’immortaliser ces instants fugaces. Je décide de ne pas attendre que le soleil soit caché derrière l’horizon et me mets en route pour la descente. Peu après le Plan des Eaux, il est là, le soleil fait une courte apparition. J’ai l’impression de vivre à la fois un lever et un coucher de soleil, c’est vraiment exceptionnel, même si cela ne dure qu’un très court moment. C’est aussi la brièveté de ce clin d’œil qui lui donne toute sa saveur et sa majesté ! Je continue à descendre avec un sourire aux lèvres. Je rencontre quelques chamois et deux bouquetins lors de la descente, alors que le crépuscule s’installe doucement. J’arrive presque jusqu’à la cabane de Bounavau sans frontale. Les gardiennes sont contentes que je m’arrête pour leur dire que tout va bien. Je ne reste pas, j’ai envie de redescendre rapidement. Sur le dernier tronçon, je préfère ne pas couper à travers la prairie ; je reste sur le chemin gravillonné. De cette manière, je ne passe pas au travers du troupeau de vaches. Et me voilà de retour au parking. Je suis tellement reconnaissant du cadeau qui m’a été offert ce soir : un bout de temps, seul dans la nature, avec la magie qui m’entoure. Je ne peux que vous conseiller de venir faire ce sommet qui est abordable et offre des conditions toujours exceptionnelles avec une vue à 360 degrés depuis le sommet qui est à couper le souffle. Quel est votre endroit préféré dans les Préalpes ? Si d’aventure le tirage d’une image vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter. Sinon pour la technique : Distance : env. 9 km Dénivelé : env. 1150 m Durée : env. 4h50 (selon SuisseMobile en été) Difficulté : T3. Il n’y a pas de grosses difficultés techniques. Dans la dernière grimpette, il y a plusieurs passages où les mains sont nécessaires. Un pied sûr est conseillé. Lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/1231750901?layers=trackLayer%2Cwanderland&E=2576694&N=1152862&resolution=2.19&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer
Vanil de l'Ecri depuis les Baudes needs route
Une ascension de fin de journée vers l'un des sommets préférés de l'auteur, avec des rencontres de chamois et de bouquetins et une vue à 360 degrés depuis le sommet. Le sommet reste magique même dans la grisaille, avec une brève éclaircie au soleil pendant la descente.