Dent de Lys depuis Teraula d'Avau needs route

Une course d'ambiance en mode afterwork vers un sommet des Préalpes fribourgeoises, avec passages câblés, crêtes venteuses et rencontres animalières (bouquetins, chamois). L'auteur souligne le caractère engagé de l'itinéraire, à ne pas sous-estimer.

route 7.0 km 760.0 m D+ 3.5 h 1 days (claimed) Sep

Dent de Lys · Col de Lys · Lys Derrey · Grosse Côte · Teraula d'Avau · Prés d'Albeuve · chalet d'En Lys

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Sources

Après mes péripéties du week-end en compagnie de mon Pti Gars (oui j’ai toujours du retard dans mes comptes-rendus). Je

fb · Daniel Borloz · 2023-09-25 · open original

Après mes péripéties du week-end en compagnie de mon Pti Gars (oui j’ai toujours du retard dans mes comptes-rendus). Je profite d’une petite fenêtre météo pour une nouvelle aventure en mode « afterwork ». J’ai longuement hésité et finalement j’opte pour la Dent de Lys. Un sommet un peu trop connu à mon goût dans mes Chères Préalpes. Mon challenge personnel du jour : essayer d’arriver au sommet avant que le soleil ne soit couché. Je me parque à Teraula d’Avau, au-dessus des Prés d’Albeuve. Un petit parking, désert, idéal pour démarrer ma randonnée. Avant de partir, je fais un dernier point météo et vérifie que ma frontale est bien chargée et me voilà parti. Le ciel est plutôt nuageux, mais quelques rayons de soleils viennent illuminer les reliefs. J’avance plutôt rapidement. Je me sens assez en forme. Quel Bonheur de sentir un peu plus d’énergie en soit. J’aime bien cette première partie qui traverses de belles prairies et une végétation plutôt riche. Le ciel est néanmoins de plus en plus couvert. Je sais que je n’aurais pas d’incroyables photos aujourd’hui, mais ce n’est pas grave. Je continue à avancer. Je dépasse le chalet d’En Lys. Je suis content de voir que la mare derrière le chalet est bien là. Je vois le col au-dessus de moi. Plus je monte, plus le vent se renforce. Je fini par m’arrêter et mettre ma deuxième couche avant de me refroidir. Je suis au col ! Je m’impressionne moi-même par ma rapidité et surtout par le fait que j’ai encore plein d’énergie. Oui pour moi cette sortie est aussi un test, car j’ai un beau projet pour ce week-end. Cela s’annonce enfin réalisable. J’ai besoin d’avancer et je sais que je vais pouvoir avancer. Bien que le ciel soit complétement couvert, j’ai le Bonheur de pouvoir profiter de quelques rayons de soleil sur le lac. Je tourne la tête en direction en direction de Lys Derrey et là je vois que je vais y faire de belles rencontres. Cela me donne la motivation d’avancer et de continuer. Le vent est entrain de sérieusement se renforcer, cela devient impressionnant. Si cela forcit encore, je devrais peut-être m’arrêter. J’arrive vers la clôture, juste avant le point 1864 et là trois jeunes bouquetins m’attendent et m’observent. Même si la probabilité de les croiser était grande, j’en suis toujours émerveillé. Ils ne sont pas peureux. Je reste à quelques mètres et on s’observe mutuellement. Quelques rayons de soleils viennent en prime les éclairer. Je me sens tellement privilégié de pouvoir profiter de ces instants. Je décide de continuer, même si le ciel est assez menaçant et que la force du vent me déséquilibre légèrement par moment. Je traverse la première crête et voit une grande harde de chamois qui paissent tranquillement en dessous de moi. C’est magnifique tout simplement d’être entouré de toute cette faune. J’arrive aux passages câblés. Tout se passe bien. J’avance toujours à un bon rythme. Sur la crête, j’avance doucement, car le vent est vraiment très soutenu. Je me retrouve déséquilibré par moment, je reste donc très prudent. J’arrive enfin au sommet dans une ambiance dantesque. Le vent fouette mon visage violemment, les nuages forment un plafond compact tout en rondeur. Bien que le soleil ne soit pas encore couché, il fait déjà très sombre. Je reste un instant au sommet pour quelques photos et me remet rapidement en route. Je n’ai pas envie de traîner. Mon instinct me dit de fuir et de redescendre le plus rapidement possible. Je continue à longer la crête et descend par la sente qui passe par Grosse Côte. Lorsque je commence à attaquer la descente, quelques gouttes viennent s’écraser sur moi. Mon niveau de stress augmente. Je reste concentré et espère échapper à la pluie. Je vois au loin, en direction des Diablerets, des éclairs embraser le ciel. Heureusement la pluie ne s’installe pas. Chaque pas, me fait redescendre et m’approcher d’un plus grand sentiment de sécurité. Une fois cette première descente terminée, je respire un peu et continue sur un rythme rapide ma descente. J’allume ma frontale. Je suis content de bien connaître le terrain. Car même comme ça, ce n’est pas évident de se repérer. Me voilà vers Grosse Côte, dans la prairie. Il me reste une pente très impressionnante à descendre. Je prie pour que la météo continue à se maintenir. Le vent, toujours fort, est néanmoins un peu plus chaud. Mon niveau de stress augmente à nouveau, avec la frontale, je ne vois pas plus loin que le prochain changement de pente, j’ai l’impression d’avoir un précipice à quelque mètre, alors que c’est seulement l’inclinaison qui est un peu plus forte. Je ne vois pas le bout de la pente, mais j’avance quand même bien. Je regarde plusieurs fois ma position sur le GPS pour être sûr de l’endroit où je me trouve. J’arrive au bout de la forte inclinaison. Je dois jouer plusieurs fois au gymkhana pour enjamber ou passer sous des clôtures. Quelques paires d’yeux (de vaches) me regarde progresser. Je passe l’endroit où se trouve un réservoir. Il ne me reste plus qu’à traverser une combe pour retrouver un chalet et le confort de la route goudronnée. Arrivé à la hauteur du chalet, je suis vraiment soulagé. Absolument toutes les difficultés sont derrière moi et même s’il devait maintenant se mettre à pleuvoir à verse, je me sens maintenant en sécurité. La voiture n’est plus très loin. J’y suis rapidement. Aujourd’hui j’ai vécu une sortie pleine d’Aventure, où il faut surmonter sa peur primale du noir et des conditions météos impressionnantes. Car même si l’on a tout prévu, il reste toujours une place pour l’imprévu. Aujourd’hui, je n’avais à certains moments qu’une marge limitée, mais suffisante, à mes yeux, en regard de mon équipement et de mon expérience. C’était avant tout une lutte de l’esprit et j’en suis très content. Je sais que je vais avancer. Je vous partage néanmoins quelques photos des habitants et de l’ambiance du lieu. Qu’en pensez-vous ? Sinon pour la technique : Distance : env 7 km Dénivelé : env 760m Durée : env 3h30 (selon suissemobile, à ne pas sous-estimer à cause des difficultés techniques à la montée) Difficulté : T4. Il y a plusieurs passages vertigineux, câblé et engagé. C’est un sommet trop souvent sous-estimé. Il n’est pas à prendre à la légère. Un pied sûr et une absence de vertige est nécessaire. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.03&E=2566586&N=1150143&layers=Wanderland&trackId=1415458547

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Good months