Boucle chutes de la Simme – Rägeboldshore – Ammertespitz needs route

Une boucle très variée au départ des chutes de la Simme, avec de larges prairies, un panorama exceptionnel sur le Wildstrubel et le glacier de la Plaine Morte, et une traversée sécurisée (câbles, échelles, escaliers) jusqu'au sommet de l'Ammertespitz. Le sommet offre une vue à 360 degrés, et la sortie peut être raccourcie en montant en télécabine.

route 18.7 km 1820.0 m D+ 8.67 h 1 days (claimed) Sep

Ammertespitz · Rägeboldshore · Bummerepass · Ammertenhütte · Chutes de la Simme · Lenk

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Sources

A la suite de mes derniers tours de préparation, je me sens enfin prêt pour un nouveau challenge que j’attendais de pouv

fb · Daniel Borloz · 2023-09-28 · open original

A la suite de mes derniers tours de préparation, je me sens enfin prêt pour un nouveau challenge que j’attendais de pouvoir relever depuis mon accident en décembre dernier, dépasser les 1500m de dénivelé positif. Je me suis dit que par la même occasion ça serait une super idée de retourner dans la région de la Lenk que j’avais trouvé absolument magnifique. J’ai donc regardé la carte et je me suis décidé sur le tour suivant : Partir des chutes de la Simme, direction Rägelboldshore, puis passer par le Ammertespitz et revenir à mon point de départ, une belle boucle avec un sentier bleu. Je me suis parqué vers le camping au pied des chutes de la Simme. Après vérification de mon paquetage, c’est parti. Il y a du monde sur le parking, ce qui ne m’étonne pas car il faut beau et nous sommes un dimanche. Je commence par redescendre la route pour me retrouver au début des chutes. Je trouve cet endroit toujours fascinant, même si le débit du jour est très contenu. Il doublera sûrement en fin de journée. Je suis le sentier qui longe la Simme. Il n’est en général praticable que le matin. Cela m’évite de passer par le sentier jaune plutôt ennuyeux. Je passe la Barbarabrügg, sans même me faire tremper. J’ai rejoint le chemin des sept fontaines. Je dépasse quelques personnes, je me sens en forme pour une fois. Un peu plus loin j’arrive à la bifurcation qui mène en direction de Metschstand et du Bummerepass. C’est un large chemin plutôt agréable qui permet de grimper tranquillement à travers les prairies bucoliques. Plus je monte, plus la vue s’ouvre. Je vois devant moi le Ammertespitz, par où je suis sensé passer plus tard dans la journée. Vais-je y arrriver ? Cela me paraît encore sacrément loin. Quand je me retourne, j’ai une vision magique sur toute la paroi sous le Wildstrubel avec les sept Fontaines, le glacier de la Plaine Morte, Iffigenalp et au loin je peux même voir le Wildhorn. C’est vraiment incroyable. Ce panorama m’hypnotise, et ce d’autant plus qu’il change en permanence en fonction des nuages et de la lumière. La montée est plutôt régulière et agréable. Je fais vraiment attention à bien doser ma force, car je sais que le chemin sera encore long. Je ne peux m’empêcher de me retourner à chaque fois que je prends de l’altitude pour contempler le paysage. Au-dessus de moi, de magnifiques prairies vertes. Je pense voir mon premier but de la journée. Réaccorder la réalité avec la vision que l’on s’est faite au travers de la carte me prends quelques temps. J’arrive à Bummerepass, le vent devient carrément tempétueux. J’enfile rapidement ma jaquette… et je suis content d’avoir un lacet de secours dans mon sac, ça me permet d’attacher ma casquette à mes habits, car sinon j’aurais vraiment trop peur de la perdre, tellement les rafales sont fortes. Cette dernière petite montée est assez rude. Je suis content d’y être arrivé. Je suis tellement surpris d’être déjà arrivé à mon premier objectif de la journée. Je sens que j’ai encore suffisamment d’énergie. Je m’accorde néanmoins une bonne pause et oui, j’en profite aussi pour faire pleins de photos. Le panorama à 360 degrés est juste superbe. Je peux voir au loin mes Chères Préalpes me faire un clin d’œil. La vue coté Adelboden est aussi très belle, avec le Albristhore qui domine fièrement. Je suis aussi très impressionné par le Ammertespitz. Je peux deviner le sentier qui passer au travers du rocher. Cela à l’air très vertigineux vu d’en bas. Quelques personnes me rejoignent au sommet, ils viennent de la télécabine qui arrive non loin de là. Je décide donc qu’il est temps de repartir. Après tout, il me reste encore un sacré morceau à faire. J’ai repéré sur la carte un ancien sentier qui n’est plus officiellement balisé pour rejoindre le sentier bleu-blanc qui m’amène vers la Ammertespitz. J’abandonne les touristes et prends ce vieux chemin. J’y vais doucement car c’est très pentu. J’espère que le sentier est toujours praticable. J’avance pas à pas. Le côté positif c’est que je suis protégé du vent pour l’instant. Je rejoins le Bummeregrat et le suit sur toute sa longueur pour arriver sur le sentier officiel. Me voilà au pied de la montagne qui me domine complétement. Le chemin se rétrécit. J’arrive à tous les panneaux d’avertissements et d’explications placé avant les premières difficultés. J’y apprends que ce sentier porte le nom d’une marque de chaussure, Äugi-Lowa-Weg et qu’il a été inauguré par Adolph Ogi il y a déjà quelques années. Je range mes bâtons et me lance. Le sentier est plutôt bon. Il y a une chaîne qui permet de se sécuriser à plusieurs endroits. C’est vertigineux, mais je me sens en confiance. La seule chose qui m’inquiète c’est le vent, qui est vraiment très fort par moment. Je n’ai pas envie de trop me faire déséquilibrer. La progression est lente, car cela monte beaucoup, mais le sentier reste excellent. Il y a également des escaliers et même un petit abri plutôt sympa. Juste derrière, il faut passer entre deux rochers. Je suis plutôt fier de moi, même pas besoin d’enlever mon sac pour passer… Oui je fais un certain volume. Les traversées dans la paroi sont vraiment excellentes. La pente est forte, mais tout se passe bien. Bon je vous avoue que je commence quand même à accuser un peu la fatigue. J’arrive au début du dôme, à l’aspect presque lunaire. Le vent devient vraiment tempétueux. Je suis très attentif, car je n’ai pas envie de m’envoler où je ne sais quoi. Je continue, un pied devant l’autre, avec assurance, et surtout une énorme vigilance. Je me trouve maintenant sur la crête qui me mène droit au sommet, c’est à ma portée. Je n’y crois presque pas. Voilà c’est fait, j’y suis arrivé et il me reste encore un peu d’énergie pour la descente. Heureusement le vrai sommet est un peu en retrait, au nord, et j’y suis à l’abri du vent, car sinon cela deviendrait un vrai problème. Je m’arrête un moment, pour reprendre des forces pour la descente. Je n’aime pas trop ce que je vois au loin en regardant en direction de la Lenk, il semble y avoir un joli voile de pluie vers le Wildhorn. Je vais devoir me dépêcher, je dois redescendre un maximum avant un changement de météo. J’attaque donc, avec un peu de stress, la descente. Le vent est vraiment violent. Je me réjouis d’être plus bas. J’arrive rapidement à l’Ammertepass où se trouve la bifurcation pour aller à Adelboden. Pour ma part, je continue tout droit. Le terrain est pentu. Je regarde au loin et je vois que le voile de pluie se rapproche très, trop, rapidement. J’espère que j’arriverai à passer la partie la plus pentue avant de me faire tremper. Mon stress est toujours très élevé. Je sens quelques gouttes heurter mon visage, mais par miracle, cela ne s’intensifie pas. Au loin je vois que le ciel est à nouveau limpide. Je respire un peu, d’autant plus que j’ai passé la partie la plus verticale. Le décor change petit à petit et du vert refait son apparition. Bien que l’après-midi soit déjà bien avancé, je peux à nouveau prendre du plaisir à observer le panorama. J’ai repéré au point 1822 une cabane, la Ammertenhütte. J’espère pouvoir y faire un petit arrêt. Je réalise que je n’ai pas croisé âme qui vive depuis plusieurs heures. En fait depuis mon départ de Rägeboldshore, je n’ai pas croisé une seule personne. Moi qui m’attendu à un sommet couru, je suis vraiment surpris en bien. J’arrive juste au-dessus de la cabane. Je me dis que c’est bien trop calme pour qu’il y ait de la vie dans les parages. J’aurais dû croiser plus de personnes. Je réalise donc petit à petit que je n’aurais pas de tarte ou de boisson fraîche. J’ai à peine le temps de me préparer psychologiquement que j’arrive effectivement devant cette fameuse cabane, qui est plutôt un très beau cabanon, mais qui n’est effectivement pas habité. Je ne m’attarde pas et continue. Je n’ai pas envie de me lamenter et il me reste encore pas mal de dénivelé négatif. Je suis heureux de retrouver une belle végétation d’un vert très reposant. J’avais pensé prendre un raccourci qui passe sur le torrent, mais un panneau met en garde que le passage n’est pas praticable, du moins qu’il y a beaucoup de risque. Je me résous donc à utiliser le chemin officiel qui, à mon plus grand malheur, remonte sur quelques mètres. Psychologiquement ce n’est pas simple. Cependant je suis récompensé par une vue à couper le souffle sur le Ammertehore, entouré de végétation de part et d’autre. C’est tout simplement fascinant. Je continue et je retrouve le chemin pris à la montée. La boucle est presque bouclée. Même s’il reste encore 500 mètres de dénivelé négatif, je sais que toutes les difficultés sont derrière moi. Quand je rejoins le chemin des sept fontaines, je rencontre ma première présence humaine depuis plusieurs heures, cela me fait bizarre. C’est comme un retour progressif à la civilisation. Je suis éreinté. Je n’avance plus qu’au mental. Même si je boîte légèrement, je n’ai pas de grosses douleurs ce qui est plutôt positif. En passant vers la Barbarabrücke, je vois effectivement que le débit a violemment augmenté. Je reste sur le chemin jaune. Je compte chaque mètre pour arriver à la voiture. Et voilà, j’y suis, enfin ! Quel plaisir et quel Bonheur d’arriver à destination. Je suis tellement fier et content d’avoir réussi mon challenge personnel. Je continue à avancer sur le chemin de la guérison. J’ai bien progressé depuis décembre, même si je mesure encore tout ce qu’il me reste à accomplir pour laisser cet épisode derrière moi. En résumé, c’est une sortie absolument magnifique. Très variée en termes de terrain. Il est également possible de la moduler assez facilement. En ne faisant qu’un sommet, ou en partant en télécabine. Je ne vous parle pas de la vue qui est absolument merveilleuse. J’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur du nombre de photos, c’était difficile de faire moins avec de tels paysages. J’y retournerais bien avec de meilleures conditions de luminosité. Qu’en pensez-vous ? Sinon pour la technique : Distance : env 18.7 km Dénivelé : env 1820m Durée : env 8h40 (selon suissemobile) Difficulté : T4. Les difficultés commencent en redescendant du Rägeboldshore et surtout à la montée à l’Ammertespitz. Il y a plusieurs passages vertigineux avec câble, échelle et escalier, mais à mon sens tout est très bien sécurisé. Pied sûr et absence de vertige sont exigés. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=2.9&E=2605105&N=1142267&trackId=733139780&layers=Wanderland

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Good months