L’avant dernier jour de l’été, oui je sais, j’ai du retard dans mes publications, j’ai profité d’un petit moment après le travail pour aller m’aérer l’esprit. J’ai jeté mon dévolu sur un grand « classique », le Moléson en partant du Gros Plané, afin d’avoir une chance d’arriver au sommet avant que le soleil ne soit couché. Nous sommes en semaine, il est déjà très tard. Le parking de la buvette est vide au trois-quart, j’y laisse donc ma voiture. Je me prépare rapidement et me met en route. Le ciel est très couvert. J’ai peu d’espoir de voir ne serait-ce qu’un rayon de soleil. Il ne fait pas chaud, mais surtout il y a du vent. J’ai une petite veste. Je sens bien que nous sommes la fin de l’été. La pente est là dès le départ. Je sais que je n’aurais pas de répit jusqu’en haut. Cela a le mérite de me réchauffer. Mes jambes chauffent très rapidement. J’arrive en vue du passage dans la roche. Je profite d’une reprise de souffle pour me retourner et je vois le soleil qui arrive à percer par endroit. C’est une vision, simple et magique à la fois. Je suis content. Je me trouve tellement chanceux d’un aussi joli cadeau de la part de la Nature. Je ne m’endors par sur mes lauriers, car il ne fait vraiment pas chaud avec le vent. Je continue à marcher. Le sol est très légèrement humide par endroit, mais cela passe très bien. Je chemine avec assurance. Je m’arrête de temps en temps pour reprendre mon souffle et profiter du beau spectacle tout en subtilité. Un pas après l’autre, je vois la station sommitale s’approcher. Le vent est toujours fort par moment. Je regrette de ne pas avoir une troisième couche avec moi, j’ai été un peu optimiste aujourd’hui. J’arrive au restaurant. Je suis content, challenge réussi. Le soleil, bien que caché n’est pas encore descendu. Je me surprends moi-même d’avoir réussi. Je vais en revanche faire l’impasse pour le sommet. J’ai tout simplement la flemme et surtout j’avais surtout besoin d’évacuer le stress accumulé de ces derniers jours et non me mettre une pression supplémentaire. Je préfère simplement profiter quelques minutes sur l’esplanade, puis redescendre. Il n’y a vraiment pas beaucoup de lumière avec ce ciel nuageux, mais ce n’est pas très important. Je prends encore quelques clichés, puis range mon appareil, prends une dernière inspiration de cet air montagneux, tellement apaisant et entame la descente. Pour le dernier tiers, j’allume ma frontale, car la nuit est maintenant tombée. J’arrive à la voiture, heureux d’être sorti, de réussir à respirer à nouveau. Bien que j’ai pris quelques photos pour vous partager un peu de ma vision, j’implore votre indulgence. Sinon pour la technique : Distance : env 4.4 km Dénivelé : env 555m Durée : env 2h30 (selon suissemobile) Difficulté : T2. Il n’y a pas de difficultés particulières Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2566698&N=1156058&trackId=1947099026
Le Moléson depuis le Gros Plané needs route
Une montée directe et soutenue vers le Moléson, avec un passage rocheux et une belle percée du soleil en cours de route. La station sommitale offre une esplanade agréable pour profiter du paysage.