Je pourrais presque reprendre mot pour mot le premier paragraphe de ma dernière publication. Oui je suis toujours en retard, oui la météo est superbe et oui j’ai fait une énième sortie après le travail. Le but du jour : Atteindre le Vanil du Van avant que le soleil ne se couche. Ce n’est pas gagné. Je pars depuis le parking des Baudes. Afin de mettre un maximum de chance de mon côté pour atteindre mon but, je décide de prendre l’itinéraire le plus direct et le plus sauvage pour rejoindre le col. Je pars en direction du chalet des Baudes, puis je me dirige vers les Baudes de la Metana. Il y a encore quelques vaches qui paissent dans le coin. Je leur fais un petit coucou au passage. Je remonte la prairie. Ça grimpe bien. C’est l’avantage des fins de saison, les prairies sont facilement praticables, c’est agréable de monter. Il y a une sente, mais elle est peu visible. Heureusement le trajet est évident : droit en haut vers le chalet des Tservettes. J’arrive assez rapidement au chalet. Je suis content, j’avance à un bon rythme. Je remarque au passage que les clôtures ont déjà été enlevées. Les préparatifs pour la saison hivernale vont bon train. Je continue en coupant au travers des prairies, afin d’avoir l’impression de gagner quelques secondes. Je suis content car j’arrive en vue du col et je sais qu’il ne me restera plus beaucoup de distance à parcourir pour le sommet. Le soleil n’est pas encore couché, même s’il est très bas sur l’horizon. Je reprends mon souffle arrivé au point 1846. La luminosité est assez spéciale. Le soleil est déjà très bas sur l’horizon. Je me dépêche de parcourir les derniers mètres jusqu’au sommet. J’y suis ! La vue est toujours aussi exceptionnelle depuis cet endroit. Je l’adore. Le soleil n’est pas encore couché, mission accomplie. Je suis très fier d’y être arrivé. Il y a une espèce de légère brume plus bas, qui donne une teinte uniforme et adouci la lumière. En face de moi, Brenleire, Folliéran et la chaîne des Vanils prennent une teinte orange, puis rouge foncé, c’est presque irréel. J’adore cet endroit, car on y voit un nombre innombrable de sommets où que l’on regarde, autant de promesses de belles sorties. Je vais pour une fois attendre que le soleil soit couché pour redescendre. Il y a une lumière orangée qui reste dans le ciel, c’est superbe. Je chausse ma frontale et entame la descente en prenant un autre itinéraire par la crête des Merlas. L’idée étant de faire une boucle. Je n’allume pas encore ma lampe, car la lumière est toujours suffisante, j’aime quand le crépuscule s’installe doucement et que la nature s’endort tranquillement. La descente se passe bien. Il n’y a pas de difficultés spécifiques. Après le dernier chalet au point 1363, il faut continuer à longer la crête, puis passer la clôture pour redescendre directement sur les Chablets-Dessus, sans quoi il y a un long détour à faire par la route. Une fois de retour au parking, je décide de prendre une photo de nuit, juste pour capturer cette magnifique ambiance. Voilà encore une sortie avec son lot d’attentes, d’émotions, de surprises et d’émerveillement. Quoi de mieux pour se ressourcer ? Au travers des quelques photos, j’essaye de vous partager l’ambiance du lieu. Qu’en pensez-vous ? Sinon pour la technique : Distance : env 6.5km Dénivelé : env 730m Durée : env 3h20 (selon suissemobile en version été) Difficulté : T3. Pas de balisage jusqu’au col. Le 20 derniers mètres pour le Vanil du Van sont plus aériens. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.27&E=2575962&N=1154575&trackId=962915900&layers=Wanderland
Vanil du Van depuis les Baudes par la crête des Merlas needs route
Une montée directe et sauvage vers le Vanil du Van, pour atteindre le sommet juste avant le coucher du soleil. La vue sur Brenleire, Folliéran et la chaîne des Vanils dans la lumière orangée du crépuscule est superbe.