Tour du lac de Salanfe par le lac des Ottans et le col du Jorat needs route

Un tour du lac de Salanfe en automne, avec des mélèzes jaunes, une lumière douce et vue sur les Dents du Midi et la Tour Sallière. Peu de monde une fois passé la bifurcation du lac, avec la rencontre de bouquetins au col du Jorat.

route 18.3 km 1200.0 m D+ 6.67 h 1 days (claimed) Oct

Salanfe · Barrage de Salanfe · Lac de Salanfe · Lac des Ottans · Col du Jorat · Van d'en Haut · Dents du Midi · Tour Sallière · Grand Revers

autumn-coloursforestlakelarcheslooppanoramasummit

Sources

Le jours après ma sortie à la Wandflue, j’ai un peu de peine à me motiver à sortir. Finalement après moult négociation a

fb · Daniel Borloz · 2023-10-29 · open original

Le jours après ma sortie à la Wandflue, j’ai un peu de peine à me motiver à sortir. Finalement après moult négociation avec moi-même, je décide d’arrêter mon cerveau, je me prépare et sort. Pleins d’idées se bousculent dans ma tête. Etant déjà un peu fatigué par ma précédente sortie, je décide d’aller faire un tour vers Salanfe en Valais. Je me parque au-dessus du camping de Van d’en Haut. Vu que la mi-journée approche à grand pas, je me fixe comme premier objectif d’arriver au barrage. Je verrais ensuite en fonction de la motivation et de la forme du jour. J’aimerais bien faire un peu de dénivelé, mais je ne sais pas si je vais y arriver. Pour cette première partie, j’emprunte le sentier de randonnée avec les escaliers. L’ambiance automnale est absolument magnifique. Le soleil est légèrement voilé, ce qui amène une lumière douce et chaude, j’adore. Mes jambes et mon genou, proteste un peu. Je décide de ne pas trop en tenir compte. De toute manière je suis bien trop curieux de voir l’état des sommets depuis plus haut. Peu avant d’arriver au barrage, je suis prix dans une vision automnale par excellence. Des couleurs folles, des mélèzes jaunissants, un bout de montagne enneigée, un sentier qui serpente et un magnifique ciel strié de bleu et de blanc. La perfection de la Nature m’émerveillera toujours. Me voilà sur le couronnement du barrage. Il y a quelques personnes, mais on est très loin de la cohue. Je suis encore une fois pris par la vision sur les sommets environnants. Les Dents du Midi sont incroyables, la Tour Sallière est toujours aussi impressionnante et le lac, vec son étonnante couleur, apporte un contraste magnifique. Après avoir discuté avec deux randonneuses, je me pose maintenant la question de ce que je vais faire. J’ai presque envie de monter au refuge des Dents du Midi, mais au tout dernier moment, je change d’avis. Je ne suis pas 100% sûr d’y arriver dans les temps et surtout sans neige. Je choisi donc un plan B, qui n’en est pas moins sympathique : faire le tour du Lac en passant par le lac des Ottans, puis terminer par le Col du Jorat, un peu la cerise sur le gâteau. Je commence donc par traverser le barrage pour me retrouve sur l’autre rive. Je suis subjugué par les Dents du Midi qui sont tellement photogénique depuis là. Elles ont revêtu leur bel habit blanc. Je ne sais pas combien de fois je les prendrais en photo. J’arrive à la petite bifurcation pour monter au lac. Je décide de prendre un ancien sentier marqué sur la carte pour m’y rendre. Quelques mélèzes jaunes illuminés par le soleil contraste avec la paroi de la Tour Sallière. C’est envoûtant. Je ne le sais pas encore, mais à partir de cette bifurcation, je ne vais plus croiser d’êtres humains pour le reste de ma randonnée. J’arrive en vue du Lac qui est toujours aussi beau, même si je l’avoue, aujourd’hui mon regard est sens cesse attiré par les sommets environnants. Pour la descente, en lisant ma carte, je décide de prendre un petit raccourci par les prairies. Il y a même une petite sente qui passe dans le coin. Je ne suis visiblement pas le seul à avoir la même idée. Je me retrouve maintenant dans l’ambiance lunaire de l’énorme plaine d’alluvions se trouvant sous le Grand Revers. J’adore cet endroit, car on s’y sent tellement minuscule. Tout à l’air proche, mais tout est loin. Je m’amuse à essayer de tracer une ligne la plus droite possible pour arriver de l’autre côté de cette plaine vers la galerie d’amenée des stations de pompages. Je suis plutôt content de moi. Je continue mon tour du Lac et je suis pris par une nouvelle vision féérique, avec le lac et surtout les sommets derrière, couvert de magnifiques mélèzes bien jaune, éclairé par une lumière douce. Je suis vraiment fasciné. Je dois m’arracher à cette contemplation pour continuer ma route. Un peu plus loin, je prends une sente qui grimpe tranquillement et me permet de prendre un petit raccourci pour rejoindre la route du col du Jorat. Oui, je peux vous l’avouer, j’espère bien croiser un ou deux bouquetins dans les parages. Ils sont souvent là-bas. Mon rythme s’est sacrément ralenti. Je commence à accuser la fatigue. Je continue donc à avancer doucement, un pied après l’autre. J’ai maintenant passé la barrière des 2000 mètres. Je sais qu’il n’en reste plus beaucoup pour arriver à mon point le plus haut. Je me retrouve dans le perrier quand j’entends quelques pierres bouger et surtout le sifflement caractéristique du bouquetin pour m’avertir de sa présence. Je m’arrête et je vois une étagne, avec ses deux jeunes, passer un peu plus haut sur le sentier pour rejoindre les zones herbeuses. C’est toujours aussi beau de croiser des animaux sauvages. Je continue mon chemin et arrive à la croix sur le col, heureux et fier d’avoir réussi. En prime, je vais être largement récompensé, car je vois que toute une harde de gros et vieux bouquetins qui paissent tranquillement sur la prairie au-dessus de moi. Je rassemble encore mes dernières forces pour grimper un peu plus haut. Je me sens encore une fois tellement chanceux de pouvoir profiter de ce spectacle. Les bouquetins sont incroyables. Ils ne bougent quasiment pas et observe d’un œil presque amusé, cet humain gauche qui essaye péniblement de les rejoindre. Cette incroyable rencontre, m’a fait presque oublier de vous parler du panorama complétement fou. Même avec une lumière quasi absente, c’est à couper le souffle. Je suis là, entouré des rois de la montagne à contempler la magie où que je regarde. Quel immense privilège. L’heure tourne et je dois me résoudre à redescendre. J’aimerai pouvoir faire une bonne partie du trajet sans allumer la frontale. J’arrive rapidement vers l’auberge de Salanfe. Il n’y a plus personne. Cela fait maintenant plusieurs heures que je n’ai rencontré personne. Le sauvage, que je suis parfois, est aux anges. J’ai de la peine à redescendre sous le barrage et faire un au-revoir à ce panorama. Mais j’y reviendrais sûrement à un moment ou un autre. Mon état de fatigue avancé et mon genou me font prendre l’option route pour rejoindre ma voiture. La descente à le mérite d’être régulière et je n’ai pas trop à réfléchir en prime. J’allume la frontale pour la dernière partie de la descente. Il ne reste plus que ma voiture sur le parking. Encore une sortie complétement folle, remplie de sensations et de souvenirs exceptionnels. Je ne vous cache pas que j’ai mis plusieurs jours à digérer cette sortie autant d’un point de vue physique que mental. J’ai eu de la peine à me restreindre sur les images, notamment avec les bouquetins. J’espère que vous ne m’en tiendrais pas trop rigueur. Je me réjouis d’avoir vos commentaires et avis. Sinon pour la technique : Distance : env 18.3km Dénivelé : env 1200m Durée : env 6h40 (selon suissemobile) Difficulté : T2. Il y a quelques passages hors du balisage, mais qui ne représentent pas de grands défis techniques. Un pied sûr est toutefois recommandé. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=2.27&E=2563408&N=1109918&layers=Wanderland&trackId=835141355

Edit
Good months