Gornergrat – Hohtälli – Rote Nase – Stockhorn (crête) needs route

Une randonnée de crête sauvage et accessible, avec une succession de montées et descentes et un panorama exceptionnel sur les 4000 m environnants. Idéale pour s'acclimater avant de grimper plus haut.

route 10.7 km 870.0 m D+ 4.5 h 1 days (claimed)

Stockhorn · Hohtälli · Rote Nase · Gornergrat · Findelgletscher

panoramaridgesummit

Sources

Zermatt – Jour 3 – Stockhorn

fb · Daniel Borloz · 2026-10-19 · open original

Zermatt – Jour 3 – Stockhorn Après notre sortie à l’Oberrothorn, nous voilà à nouveau sur les chemins pour faire un autre sommet absolument magnifique : le Stockhorn, en partant du Gornergrat. Une superbe randonnée de crête offrant des points de vue uniques et incroyables. Aujourd’hui, nous serons quatre : moi, mon Pti Gars, Blandine et un de ses amis, Denis. Nous nous retrouvons parmi la horde de touristes à la gare de Zermatt. L’effet grégaire fait que tout le monde essaye de monter dans le premier train. Le contrôleur nous indique le 2ème train et, sans nous presser, nous avons une bonne place assise. Il ne sert parfois à rien de courir. La montée en train est toujours aussi agréable. Bien qu’il y ait un plafond nuageux amputant les hautes montagnes de leurs sommets, la température est idéale et la météo, excellente. Nous débarquons parmi la foule et prenons directement le chemin de crête. Le même phénomène se produit : la population de touristes diminue en fonction de la distance avec la gare d’arrivée. Après deux cents mètres sur le large chemin de crête, nous voilà seuls, c’est toujours aussi dingue. Nous avons déjà une vue sur notre destination qui paraît tellement loin ! Ce qu’il y a d’agréable dans cette randonnée, c’est qu'il s'agit d'une succession de montées et de descentes. Notre premier but du jour est la gare du téléphérique de Hohtälli. La montée se passe tranquillement et sans encombre. L’itinéraire dans le pierrier est assez ludique et pose peu de difficultés. La vue depuis 3273 m est magnifique. La partie plus alpine commence à partir de là. Nous partons sur la sente qui chemine entre les pierres. Il y a d’anciennes barrières rouillées et déformées par les chutes de pierres le long du chemin qui passe dans la roche. Le vide n’est pas très loin. Denis nous explique qu’à l’époque, ce chemin était utilisé l’hiver à pied pour se déplacer depuis Rote Nase vers Hohtälli afin de reprendre une piste de ski. Nous descendons un peu avant de remonter vers la station de Rote Nase. Le chemin est plus étroit, le vide parfois bien plus présent. Il faut être beaucoup plus attentif ici, mais ça se passe encore bien. Rote Nase est un ancien téléphérique relié à Hohtälli. Il n’est plus que très rarement en fonction l’hiver et reste principalement réservé à des groupes accompagnés par des guides et des moniteurs de ski. Ce qu’il y a de marrant, c’est qu’il y a un ascenseur qui fonctionne encore. C’est génial, cette impression d’être au milieu de nulle part et d’avoir cet ascenseur qui mène à la hauteur du téléphérique toujours en activité. Nous faisons une première pause ici pour profiter de la vue incroyable : d’un côté sur le massif du Mont Rose avec le Lyskamm et tous les glaciers environnants, et de l’autre sur les restes du Findelgletscher. Nous avons fait un peu plus de la moitié du trajet. La sente devient un peu plus étroite et plus engagée. Il faut regarder où l’on met les pieds. Bien que le chemin reste évident, il faut rester concentré. La remontée sur la station désaffectée du Stockhorn se fait au travers d’un pierrier. La pente est là, l’attention aussi. Nous voilà sur une immense croupe qui remonte doucement jusqu’au sommet du Stockhorn. Il ne reste plus beaucoup de dénivelé. Nous pénétrons à présent dans un désert de pierres. Nous avons ajouté une couche de vêtements, car il y a un peu de vent par ici. Le chemin passe non loin du bord d’une moraine, c’est impressionnant. De l’autre côté, mon regard est sans cesse attiré par le glacier du Gorner et tous les 4000 mètres environnants. La Pointe Dufour reste dans les nuages, mais un moment fugace nous permet d’apercevoir le sommet de Castor et celui du Lyskamm. La lumière change sans arrêt ; cela me donne l’impression de faire de la photographie animalière, où il faut saisir le bon instant. La réalité nous rappelle brusquement à l’ordre. Denis, devant mon Pti Gars, fait une grosse chute et s’étale parmi les pierres… Gros coup de stress et d’adrénaline. Heureusement, après avoir repris ses esprits, nous constatons qu'il s’est abîmé la main et qu'il a une blessure sans gravité près de la tête ; le pire a été évité de très peu. Une chute parmi ces pierres aurait pu avoir de lourdes conséquences. Après nous être assurés à 100% que tout allait bien, il décide de retourner vers la station du Stockhorn pour nous attendre, échaudé par cet avertissement. Nous faisons donc un rapide aller-retour vers le sommet. Ce n’est pas une sinécure d’atteindre le plus haut point. Il faut crapahuter sur une dalle rocheuse exposée des deux côtés. C’est super impressionnant et techniquement, il s'agit du passage le plus engagé de la sortie. Nous rencontrons un autre randonneur au sommet avec qui nous échangeons quelques paroles tout en profitant de la vue incroyable à 360 degrés qui s’offre à nos yeux ébahis. L’heure tourne. Nous redescendons. La concentration est maximale sur la première partie, puis la suite sera plus simple. Nous retrouvons rapidement Denis qui s’est soigné et profite du soleil. Nous continuons sur le chemin du retour : le passage par le pierrier, la sente, remonter vers Rote Nase, redescendre, remonter. C’est une sorte de montagnes russes. Tout se passe très bien. Près de Hohtälli, nous rencontrons un couple de biologistes qui étudient la flore à cette altitude. Nous échangeons quelques mots, c’est plutôt intéressant. Nous entamons maintenant la dernière descente pour retrouver le Gornergrat. C’est la fin de l’après-midi, tout est beaucoup plus calme ici. Bien qu’il y ait du monde, c’est agréable et détendu. En attendant le train, nous profitons encore du paysage à couper le souffle avec une lumière de fin de journée divine. Nous sommes bien contents de redescendre en train, car nos pieds en ont un peu marre. C’est une randonnée que j’adore tout particulièrement de par son côté sauvage et accessible, absolument idéal pour s'acclimater avant de grimper plus haut. Après tout, on passe la journée au-dessus de 3000 mètres. Sans oublier le panorama absolument fou de l’endroit. Quelles sont vos trois photos préférées ? Avez-vous déjà fait ce sommet ? Sinon, pour la technique : Distance : env. 10,7 km Dénivelé : env. 870 m Durée : env. 4h30 (selon SuisseMobile en été, comptez plus) Difficulté : T4. Il y a plusieurs passages où le vide est proche. L’utilisation des mains est parfois nécessaire. Bien que le parcours soit balisé, il est néanmoins nécessaire de réussir à se repérer dans le terrain. Un pied sûr est indispensable. La partie finale demande de crapahuter un peu sur une vingtaine de mètres. Lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/807377402

Edit
Good months