Crésuz – Mont-Bifé – Vanil des Cours – retour par les Communailles needs route

Une sortie variée entre crêtes ouvertes, brouillard mystique sur le Vanil des Cours et forêt apaisante du Solitou. L'auteur souligne le calme du parcours, avec seulement deux personnes croisées sur plus de sept heures.

route 20.0 km 1320.0 m D+ 7.33 h (claimed) Mar

Mont-Bifé · Vanil des Cours · La Berra · Crésuz · Les Clos · Herbausa · Commun Derrey · La Guille · Forêt du Solitou · Le Croset · Pré aux Oies · Gîte d'Allières · Les Communailles · Cerniat

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Sources

Ce samedi, en prévision d’un bon repas le soir, je me suis dit qu’il serait de bon ton de faire une sortie un peu plus g

fb · Daniel Borloz · 2024-03-21 · open original

Ce samedi, en prévision d’un bon repas le soir, je me suis dit qu’il serait de bon ton de faire une sortie un peu plus grande que d’habitude et recommencer à m’entraîner pour le printemps qui arrive à grand pas. J’ai choisi un parcours que j’avais dans un coin de ma tête depuis longtemps, mais encore jamais réalisé : Crésuz – Mont-Bifé – Vanil des Cours – La Berra et retour. Enfin c’était l’idée de base... Afin de ne pas avoir trop de montée à faire au retour, je décide de me parquer au centre de Crésuz, près de l’église. Pendant que je me prépare à partir, je fais la rencontre de deux autres personnes que je ne connaissais que virtuellement. C’est toujours sympa les rencontres réelles. Je vais toutefois faire mon sauvage et mon tour dans mon coin, pour deux raisons : j’ai un temps limité à disposition et j’ai prévu une belle boucle qui nécessite de ne pas traîner. Me voilà donc parti. Le début est plutôt agréable : je traverse le village de Crésuz pour aller en direction des Clos pour rejoindre rapidement le chemin de crête que j’apprécie particulièrement. La pente est douce, le chemin est large et je suis surpris de la vue vraiment sympa sur le Moléson qui s’offre à moi : bien que le sommet soit dans les nuages, il est éclairé en partie par le soleil. Quelle chance ! Le chemin bétonné se transforme en chemin gravillonné, puis après un petit passage à gué d’un ruisseau, à un chemin de terre. Je passe ensuite par une prairie pour rejoindre les Clos. A partir de là, je reprends la route sur une courte distance pour repartir après sur une sente peu visible qui passe au travers des barbelés dans le champ. Me voilà sur le chemin que je connais bien. La montée, sur un terrain assez gras, est soutenue mais se passe bien. Vers l’Herbausa, au point 1152, je fais un petit détour pour aller admirer la vue sur le Moléson et la vallée de l’Intyamon que j’aime tant. J’en profite aussi pour prendre quelques photos de l’autre coté en direction de la Dent de Savigny et de Hochmatt, bien prise dans les nuages. Je reprends mon chemin et continue à grimper. Je dois passer par un sentier très boueux qui me mène sur la crête. Je marche tantôt à gauche, tantôt à droite pour éviter au maximum de glisser. Je choisi mes appuis et heureusement tout se passe bien. Je rejoins enfin la crête avec cette merveilleuse vue sur le lac et le Moléson ! Quel plaisir d’être là ! Je ne m’attarde pas trop, car je sais que le chemin sera encore long. Je continue donc ma grimpette. Je ne peux m’empêcher de photographier le bel épineux sous lequel je passe. A chacun de mes passages cet arbre m’émerveille par sa majesté et sa résilience, à trôner là, sur le faîte de la crête. Après une petite photo, je repas. J’arrive enfin sur le sommet de la première colline. J’ai maintenant un peu de répit. Je peux reprendre mon souffle avant que cela ne grimpe à nouveau. Je vais très lentement à la descente, le terrain est terriblement gras. La pente est à nouveau positive. Heureusement la vue sur la Dent de Savigny et Hochmatt est exceptionnelle et me permet de ne pas trop y penser. Il y a une magnifique lumière au loin. J’en profite pour me reposer quelques instants et boire une gorgée. Est-ce que le ciel va continuer à se découvrir ? Rien n’est moins sûr. Les conditions changent en permanence. J’entends le vent souffler assez violemment dans les arbres, mais heureusement je suis à l’abri sur le sentier qui se trouve toujours un peu en contrebas de la crête. Les montages russes continuent avec plusieurs montées et descente. Je finis par atteindre le sommet du Mont Bifé. Je suis content, mon premier but de la journée est atteint. Les chemins commencent aussi à sécher un peu, ce qui je l’espère facilitera la suite. On verra bien. Après un court arrêt, je repars sur le chemin qui redescends. Je prends beaucoup de temps dans les descentes, car je n’ai pas encore une grande confiance dans mon genou si je devais glisser. J’y vais donc pas à pas. Le Vanil des Cours n’est pas très loin. Je remonte. Les nuages viennent recouvrir les sommets. Même si je ne peux pas profiter de la vue, j’adore cette ambiance mystique. Je n’ai pas encore rencontré âme qui vive sur ce chemin pourtant bien parcouru, quel Bonheur ! Me voilà arrivé au deuxième sommet presque sans encombre. J’ai réussi à tenir mon timing pour l’instant. Je prends quelques minutes de pause afin de reprendre quelques forces avant d’attaquer la descente. Je suis entièrement plongé dans une brume assez forte. J’aime cette atmosphère. Et c’est reparti. Je passe par la descente assez abrupte dans la forêt qui mène vers le Commun Derrey. J’y vais très lentement. La brume est toujours là. L’air est humide. Je passe devant un ours, heureusement enchaîné. Le brouillard disparaît à mesure que je perds de l’altitude. Au sortir de la forêt, il reste une plaque de neige humide et glissante. Je réussi à ne pas tomber. Je remarque toutefois que je perds beaucoup de temps et d’énergie dans les descentes. Je décide pour l’instant de rester sur le plan initial. J’ai déjà préparé sur la carte et dans ma tête d’autres variantes et options au cas où l’énergie et/ou le temps viendrait à manquer. J’avoue que je dois toujours me challenger quand je dois descendre avant de pouvoir monter. Je préfère l’inverse. Pour l’instant tous les sommets alentours sont cachés sous une couche de nuage uniforme. Arrivé à la Guille, point le plus bas, je regrimpe en face, par la prairie, pour m’enfoncer dans la forêt du Solitou. J’avais oublié comme cet endroit est beau. Je trouve cela toujours assez incroyable, car l’ambiance est tellement différente du Vanil des Cours et du Mont Bifé. Je n’arrive pas exactement à expliquer pourquoi, mais je peux simplement vous dire que cet endroit dégage quelque chose d’apaisant et de profond. Je reprends un peu d’altitude avant d’en perdre à nouveau. Après le Croset, vers le point 1377, le chemin est noyé sous la boue et l’eau. Il faut vraiment jongler pour garder les pieds au sec. Par endroit il reste quelques belles poches de neiges. J’arrive à la clairière de Pré aux Oies. Je me sens encore une fois transporté dans un autre endroit. C’est incroyablement varié. Une fois cette clairière traversée, je m’enfonce à nouveau dans la forêt et cette fois-ci il y a encore énormément de neige, très humide par endroit. Heureusement le chemin est bien tracé, sinon j’aurais vite fait de me perdre. Je progresse toujours plus lentement, à cause de la fatigue et aussi à cause du terrain. Je sens que maintenir mon objectif de base sera très difficile. Je me fais donc à l’idée de le raccourcir pour me préserver et rester dans le temps que je me suis fixé. J’attaque maintenant la montée jusqu’au Gîte d’Allières. Il n’y a pas trop de dénivelé, mais j’ai de la peine. Une fois arrivé à la bâtisse, je profite d’une brique de pierre pour m’asseoir et prendre une petite pause. Je fais un constat : je suis fatigué et je vois que je n’arriverai pas dans les temps. Je prends donc la décision évidente de prendre une variante attaquer le retour. Ceci me permettra d’arriver dans les temps sans devoir commencer à stresser. Je pars donc sur le chemin à vache qui descend en direction des Communailles. Le ciel se découvre peu à peu. J’ai même quelques rayons de soleil. Je regrette un peu de ne pas avoir atteint la Berra, mais je me console avec de belles vues quand même et surtout une absence de stress qui me permet de profiter de ce magnifique chemin. C’est la première fois de la saison où je retrouve enfin une vraie prairie bien verte. Oui le printemps à bien fait son apparition en Gruyère. Je retrouve cette couleur si spéciale à ma région. J’essayer de garder un rythme régulier. Les pas deviennent plus pesants à mesure que je descends. C’est le mental qui prends petit à petit le dessus pour me faire avancer. J’arrive enfin aux Communailles. C’est bien la première fois où je suis content de retrouver une petite route. L’avancée sera plus simple. Il me reste encore environ cinq kilomètres pour retourner à mon point de départ. Je regarde à tout hasard les horaires indiqués à l’arrêt du Car Postal, mais non je continuerai et j’arriverai à destination à pied. Mon cerveau se dit que peut être faire du stop serait une bonne idée pour cette dernière partie moins intéressante, mais non, je me ravise. Je veux y arriver tout seul, même si chaque pas devient plus difficile que l’autre. Lentement mais sûrement, j’avance. Arrivé à Cerniat, je dois remonter quelques mètres pour prendre la route qui mène à Crésuz. Heureusement ma destination se rapproche. Le chemin me parait interminable. Il y a de jolis points de vue sur la vallée, mais je ne suis plus trop réceptif. Je me concentre sur mon rythme. Voilà, la voiture est là, devant moi. Les cloches de l’église sonnent en même temps pour annoncer la messe qui commencera bientôt. C’est plutôt agréable d’arriver au son des cloches. Je me sens en quelque sorte accueilli en grande pompe. Bien que complétement foutu, je suis très content et fier de moi. J’y suis arrivé, sans stress et dans les temps. C’est un magnifique trajet très contrasté et cerise sur le gâteau sur mes plus de 7 heures de balade, je n’ai rencontré que deux personnes, c’est tout simplement incroyable ! Je vous joins comme à mon habitudes quelques images glanées tout au long de mon parcours. J’espère qu’elles vous plairont. Sinon pour la technique : Distance : env 20km Dénivelé : env 1320m Durée : env 7h20 (selon suissemobile à pied en été) Difficulté : T3. La première partie du parcours est boueuse et comporte quelque passage où le vide n’est pas très loin. Ne pas être trop sensible au vide est une bonne idée. Après la descente depuis le Vanil des Cours, le reste du parcours ne présente pas de difficultés majeures. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=6.26&E=2575918&N=1165057&trackId=1280697494&layers=Wanderland

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Good months