Quoi de mieux que de début le week-end par un sortie après le travail le vendredi soir ? C’est ce que je me suis dit en fin de semaine passée, surtout avec cette météo quasi estivale. Je n’avais pas trop d’idée, mais j’ai fini par jeter mon dévolu sur le Vanil du Van et les Merlas, deux superbes sommets. Je gare ma voiture sur le parking des Baudes au-desssus de Grandvillard. Je croise une seule personne sur le parking qui vient de terminer sa sortie. Nous discutons quelques minutes, puis je me mets en route, car l’heure avance. La température est agréable. Je suis en t-shirt. J’ai choisi de monter par un itinéraire que j’aime bien en passant par les Tservettes. Je suis maintenant seul au monde. Le soleil éclaire d’une magnifique lumière qui devient de plus en plus dorée au fur et à mesure qu’il baisse sur l’horizon. La vue sur le Vanil Noir me fascine toujours autant. Il est encore bien enneigé. Une fois le premier chalet passé, je remonte maintenant directement dans les pâturages. Cela grimpe bien. La pente est presque à trente degrés. Je ne vois pas trace de neige pour l’instant. A chaque fois que je m’arrête, je ne peux pas m’empêcher de me retourner pour contempler le paysage superbe qui s’offre à moi avec la vallée et les innombrables sommets. J’avance plutôt bien. Les clôtures n’ont pas encore été remise, ce qui est plutôt pratique et évite un peu de gymkhana, ce qui n’est pas pour me déplaire. Arrivé près du chalet suivant à 1585 mètres, je vois sur la droite une magnifique harde d’une vingtaine de chamois entrain de paître. Je tente une petite approche en douceur, mais ils sont toujours farouches et dès que je suis à moins d’une bonne centaine de mètre, ils se déplacent et garde cette distance de sécurité. Je n’insiste donc pas. Dans le même moment, en levant la tête, je vois un couple de milan royal tournoyer au-dessus de moi. J’en profite pour essayer de les immortaliser. Décidément, je ne suis pas doué. Je ne ferai jamais un bon photographe animalier. Après ce petit intermède, je repars. Une sente est visible. Il y a un peu de neige. Je dois traverser un névé d’une bonne vingtaine de mètre de largeur. Il pourrait être évitable, mais je décide de passer au travers. Je n’aime jamais ça, mais là les risques de glissade et de chutes sont limités. C’est un bon moyen pour moi de dompter ma peur des névés en les apprivoisant dans un terrain qui me semble praticable. Après ce passage rafraichissant pour les pieds, j’arrive assez vite au niveau du col entre les Merlas et le Vanil du Van. Je suis super content, car tout s’est bien passé jusqu’à présent. Le soleil bien qu’un peu voilé dessine de superbes tableaux avec les reliefs. Je m’attaque rapidement à la dernière crête, plutôt pentue, pour rejoindre le sommet du Vanil du Van à 1965 mètres. La vue est toujours aussi incroyable. Je décide de m’y arrêter un bon moment pour profiter de cet endroit magique. Il fait plutôt chaud, mais je décide d’enfiler un pull, car vu que je ne bouge plus beaucoup, je n’aimerais pas attraper froid. Peu à peu, le soleil baisse sur l’horizon. Tout prend une teinte jaune dorée, puis orange et pour finir par un rouge clair, puis de plus en plus sombre, c’est intense et doux à la fois, car le ciel est en partie voilé. Je suis totalement fasciné. Quel privilège énorme de pouvoir profiter de ces instants extraordinaires tout seul au sommet d’une montagne. Je décide néanmoins d’amorcer la descente avant que le soleil ne soit complétement couché afin de rejoindre les Merlas. Lorsque j’y arrive, le soleil est parti se coucher. Les couleurs s’assombrissent, même si c’est tout de même superbe. J'aime ces moments lorsque le soleil est caché, car tout est encore plus doux et subtile. Il y a souvent des couleurs incroyables pour peu que l’on prenne le temps d’observer. Un couple est en train de prendre l’apéro près de la croix. Je ne m’attarde pas. Je ne veux ni les déranger, ni être dérangé par leur voix qui portent un peu trop à mon goût. Il est maintenant temps d’attaquer la descente. Je range mon appareil dans le sac et je commence. J’essaye de trotter un peu. Cette descente s’y prête plutôt bien et surtout je vois que les efforts avec mon physio commencent à porter leur fruit. Il y a un ou deux mois en arrière, j’aurais été incapable de le faire. Lorsque le crépuscule est bien installé je faire un court arrêt pour sortir la frontale du sac afin de ne pas me faire mal bêtement. La descente se passe très bien. Il fait toujours très chaud. J’arrive fourbu et heureux à la voiture. C’était une sortie absolument magnifique. La meilleure des manières pour bien débuter un week-end qui ne s’annonce pas de tout repos … Je me réjouis de lire vos commentaires et d’avoir votre avis sur les quelques images qui ne rendent jamais justice à la beauté et à la poésie de cet endroit. Sinon pour la technique : Distance : env 6.7 km Dénivelé : env 810m Durée : env 3h40 (selon suissemobile à pied en hiver) Difficulté : T3-. Dans la variante effectuée, la montée se fait sur un terrain non balisé. Il est nécessaire de réussir à s’orienter. Hormis cela, il n’y a pas de grosses difficultés techniques. Peut-être ne pas être trop sensible au vide en haut du Vanil du Van. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.61&E=2575232&N=1154364&layers=Wanderland&trackId=1325441608
Vanil du Van et Merlas depuis les Baudes par les Tservettes needs route
Une sortie en fin de journée vers deux sommets, avec une vue superbe sur la vallée et les nombreux sommets. Le coucher de soleil depuis le Vanil du Van offre des couleurs intenses et une ambiance très calme.