Eschlozmatt – Bleichen – Beichle – Entlebuch loop needs route

Une randonnée vallonnée dans l'Entlebuch, entre prairies, fermes et forêts, qui s'élève jusqu'à la crête du Beichle. La mer de nuages et l'ambiance brumeuse de la forêt sur la crête donnent une atmosphère magique, même sans vue.

route 20.5 km 1320.0 m D+ 7.5 h 1 days (claimed) May

Beichle · Beichlegrat · Rotefluespitz · Vorder Gsteig · Rütiboden · Eschlozmatt · Flühli

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Sources

Pour le jeudi de l’Ascension, nous nous sommes un peu creusé la tête pour aller nous aérer l’esprit dans un lieu, si pos

fb · Daniel Borloz · 2024-05-14 · open original

Pour le jeudi de l’Ascension, nous nous sommes un peu creusé la tête pour aller nous aérer l’esprit dans un lieu, si possible sans neige, offrant de belles balades, que nous n’avons pas encore exploré et où quelques sommets sympas sont à faire. Nous avons donc profité de ce long week-end pour nous rendre dans la première biosphère suisse de l’UNESCO : l’Entlebuch. Pour notre première randonnée dans les parages, nous sommes partis à la découverte du Bleichen et de ses alentours. Nous nous parquons à Eschlozmatt, magnifique localité de l’Entlebuch et surtout point de départ de notre longue randonnée. Oui le but est aussi de faire quelques kilomètres aujourd’hui. Le paysage est vallonné, il y a une infinité de nuances de vert. Il y a comme un petit air de ressemblance avec mes chères Préalpes Fribourgeoises, tout en étant complétement différent. Nous commençons par suivre une petite route goudronnée parfaite pour nous chauffer. Le massif montagneux en face de nous se dérobe à notre regard pris dans une belle masse nuageuse. Qui sait, peut-être que plus tard cela va se découvrir ? Le chemin est vraiment plat pour l’instant. Quelques milans planent au-dessus de nous, surveillants d’éventuelles proies à chasser. Juste après nous rencontrons une petite harde de jeunes cerfs. Nous sommes vraiment étonnés de les voir si près d’une habitation avant de nous rendre compte qu’il s’agit d’un élevage en remarquant la clôture. Un peu plus loin, lorsque nous passons devant la dernière ferme de la pleine, un gros bouvier bernois vient littéralement se jeter à nos pieds pour quémander une bonne dose de câlins et de papouilles. C’est ce qu’on appelle une défense de territoire très efficace. Les panneaux jaunes nous font maintenant passer par les prairies. Il n’y qu’une très vague sente, mais heureusement des panneaux sont là pour nous indiquer que nous sommes sur le bon chemin. On sent quand même qu’il ne s’agit pas du sentier le plus couru du monde, ce qui est vraiment agréable. Nous prenons un peu d’altitude. Deux vaches curieuses nous regardent et se demandent ce qu’on fait ici. Ouais décidément il n’y a pas grande monde par-là ! La vue sur Escholzmatt est magnifiquement champêtre. Il y a quelque chose d’intéressant et de serein qui se dégage d’ici. Nous passons au travers d’une forêt, avant de passer sur une nouvelle prairie. Une autre ferme se trouve devant nous où trois chevaux et un poulain nous attendent pour quelques caresses. Nous sommes sur une nouvelle route goudronnée qui serpente en prenant doucement de la hauteur. Un panneau jaune nous fait prendre un raccourci par un vrai sentier. Le premier de cette randonnée. Quel plaisir ! Nous retrouvons la route le temps d’une ligne droite puis la quittons définitivement pour monter au travers d’une pente herbeuse. Le sol est très humide et avec les herbes pleines de rosée, nos chaussures sont rapidement trempées. Nous grimpons enfin un peu. Arrivé au point 1126, nous faisons une première petite halte. Les sommets sont toujours parfaitement dans les nuages. L’ambiance risque d’être vraiment sympa ! Nous décidons d’ailleurs d’adapter un peu notre itinéraire de base pour grimper par le chemin de montagne en direction du Beichlegrat qui a l’air engageant. Lorsque nous nous remettons en route, nous remarquons qu’une harde de chamois paisse dans la prairie en face. C’est toujours fascinant à observer, même s’ils sont très farouches et vont rapidement rejoindre le couvert de la forêt. Nous continuons sur un chemin alternant herbe et boue, on rigole bien en essayant de trouver le passage le moins humide possible. Autant vous le dire tout de suite, mission impossible. La grimpette est maintenant beaucoup plus soutenue. Le rythme ralenti. Heureusement qu’il y a un peu plus de cailloux sur le sentier nous permettant d’avoir une meilleure accroche. Nous nous retrouvons de plus en plus proche de la couche nuageuse qui engloutis tout au-dessus de nous. Arrivé vers 1300m, nous entrons définitivement dans le brouillard. Le soleil ne semble pas loin par moment, mais la visibilité est toujours réduite à une vingtaine de mètre. Ce qui est géniale c’est que nous sommes dans une grande forêt. L’ambiance avec la brume est absolument merveilleuse. J’ai l’impression d’être transporté dans un autre monde, plein de magie, de légendes et de créatures fantastiques. Nous sommes comme dans une bulle, tout est atténué. Le sentier est extraordinaire et très varié. Bien qu’avançant lentement, nous continuons à nous élever. Le chemin est encore long. Après un temps certain, nous arrivons sur la crête où nous tombons sur un très large chemin gravillonné. Nous commençons par nous diriger vers Rotefluespitz qui était notre première destination. J’avais pensé que nous devrions un peu grimper pour aller à cette pointe, mais en fait, j’ai mal interprété la carte, car nous descendons. Vu qu’il n’y avait pas de vue, nous nous sommes arrêtés à une bifurcation où se trouvait une place de pique-nique grand luxe : tables, bancs, foyer, du bois sec à disposition, des boissons fraîches en libre-service, en bref l’endroit parfait pour nous restaurer. Nous sommes contents qu’il n’y ait pas de vent à cet endroit, car il fait plutôt froid. Une fois restauré, nous reprenons le chemin en sens-inverse pour parcourir maintenant le chemin de crête jusqu’au Beichle. Par endroit il y a du vent plutôt soutenu, heureusement nous avons pris du chaud avec nous. Nous avons toujours cette impression de nous déplacer dans cette espèce de bulle cotonneuse qui se déploie autour de nous. Nous retrouvons un sentier dans une forêt qui paraît sortir d’une autre époque. Je ne me lasse pas de cette ambiance. Nous passons devant plusieurs places de pique-nique toutes équipées. J’imagine qu’il doit y avoir passablement de monde par ici lorsqu’il fait beau et chaud. Arrivé aux alentours de 1700 mètres d’altitude nous quittons le couvert des arbres. Le chemin de crête se fait un peu plus étroit. Il y a encore de belles plaques de neige sur le versant est. Quand il n’y a pas de brume, il doit y avoir une magnifique vue panoramique absolument exceptionnelle… Mais pas aujourd’hui. Nous faisons attention à nos pas, car le sentier est toujours humide. Nous arrivons enfin au sommet du Beichle. La moitié du chemin est fait ! Nous ne nous arrêtons pas longtemps, car il fait toujours froid et le panorama est toujours limité à une vingtaine de mètres. Il faut faire attention à cet endroit, car la sente étroite passe par un terrain très escarpé où le mauvais pas n’est pas autorisé. Peu après il y a un passage boueux, heureusement câblé, à désescalader. Nous arrivons à la croix du Beichle, situé au point 1740. Après avoir laissé notre griffe dans le livre du sommet, nous voilà reparti. Le sentier perd imperceptiblement de l’altitude. Nous continuons à longer la crête. Nous n’avons pas rencontré âme qui vive depuis un sacré moment. Par endroit il y a plusieurs sentes disponibles, c’est plutôt marrant, on peut faire son propre choix, mais finalement tous finissent par se rejoindre. Nous résistons pour ne pas prendre les échappatoires qui nous permettraient de revenir plus rapidement à notre point de départ. Je commence à avoir bien mal aux pieds, mais nous continuons à avancer. Même dans ce stratus le sentier n’est jamais lassant, car il est extrêmement varié. Au point 1432, nous bifurquons pour quitter la crête et perdre un peu plus rapidement de l’altitude. Nous sortons enfin de la brume après quatre bonnes heures ! Quel sentiment incroyable. On a l’impression d’avoir enlevé de la buée de nos yeux. C’est vraiment spécial. Nous avons maintenant une vue sur toute la vallée. Décidément l’endroit doit être merveilleux lorsqu’il n’y a pas de brume. Arrivé près de Vorder Gsteig, nous descendons directement par la pente herbeuse. Bien que la déclivité soit plutôt forte, c’est bien plus agréable que le chemin qui est extrêmement boueux. A Gsteig, le sentier passe directement dans l’enclos de chèvres qui sont très curieuse de voir passer ces étranges randonneurs fatigués avec des pantalons crottés de boue. Nous continuons notre chemin par un chemin très glissant, quand d’un coup nous voyons un lama, oui oui, vous avez bien lu, un lama qui galope vers nous. Il est très curieux aussi. Il n’a visiblement pas beaucoup de visiteurs. Le chemin est sensé continuer par son enclos, mais la fatigue, la boue et l’humidité ont raison de notre motivation et nous modifions notre itinéraire avec un plan bis. Nous rejoignons Rütiboden par une route, puis droit au travers du champ, c’est tellement plus rapide. Nous préférons affronter les herbes mouillées pour nous simplifier la vie. Un autre raccourci à travers les hautes herbes plus tard, nous sommes à nouveau sur un chemin balisé. Il fait de plus en plus chaud et beau. Nous enlevons des couches d’habits à mesure que nous perdons de l’altitude. Nous rejoignons notre itinéraire de base de base, content d’avoir choisi cette deuxième option. Escholzmatt n’est plus très loin, il nous reste une dernière colline à gravir. Nous passons à côté d’un troupeau de mouton avant de passer par un champ avec des vaches qui nous observent avec curiosité. Après une dernière grimpette au travers d’une prairie fleurie, nous sommes enfin sur cette petite colline qui ouvre sur un superbe panorama, tout en douceur et en vivacité. Nous nous rendons compte de la taille du massif montagneux que nous avons traversé. La crête est toujours sous une profonde couche de brume, mais ici en bas, la météo est presque estivale. Quel plaisir de parcourir ce dernier kilomètre et finalement retrouver notre point de départ. Pfuiii quelle randonnée ! Même sans avoir pu profiter de la vue, nous avons eu le droit à des ambiances absolument fabuleuses. C’est un peu comme si nous avions gravité en dehors de la civilisation l’espace d’une journée, un pur délice. Nous rejoignons maintenant notre hôtel à Flühli avant de prendre un bon repas pour repartir, demain, sur une nouvelle aventure. Je suis, comme à mon habitude, curieux d’avoir vos retours sur cette expérience et les quelques images que j’ai sélectionné rien que pour vous. Sinon pour la technique : Distance : env 20.5km Dénivelé : env 1320m Durée : env 7h30 (selon suissemobile à pied en été) Difficulté : T3. Un peu après le sommet du Beichle, il y a un ou deux passages où un pied sûr est nécessaire. De plus il y a aussi un passage câblé sur un chemin boueux à passer. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=2.2&E=2640407&N=1194316&trackId=1067986220

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Good months