Bon je continue à rattraper mon retard dans mes comptes-rendus… Après notre deuxième randonnées dans l’Entlebuch et au vu de la quantité de neige qui restait encore sur les sommets, nous avons décidé pour le troisième jour de grimper au Niederhorn en partant depuis le Lac de Thoune, histoire d’avoir un joli challenge. Nous nous parquons donc à l’arrivée du funiculaire à Beatenbucht. J’avoue que je n’ai pas forcément l’habitude de commencer aussi bas. Le challenge me semble assez grand, mais on verra bien. Bien que les nuages dansent dans le ciel, la météo est avec nous. Il faut d’ailleurs assez chaud sans que cela soit désagréable. Nous traversons donc la route pour prendre le sentier qui monte doucement tout en s’enfonçant dans un magnifique écrin de verdure. De petites trouées permettent d’avoir une magnifique vue sur le lac et un coup d’œil sur les sommets en face. A peine avant nous commencé, que nous remarquons devant nous, niché dans la roche, un ancien bunker avec la grille de camouflage devant le canon. Il s’agit d’un petit fort d’infanterie complété en 1942 dans le cadre de la stratégie du réduit national. Il a été occupé jusqu’en 1994 et déclassifié en 1999. Oui ces ouvrages me fascinent toujours par leur témoignage du passé et d’une autre réalité que nous avons toujours de la peine à imaginer. Nous ne nous attardons pas, car nous avons encore une belle grimpette qui nous attends. J’avoue que pour ma part, je n’arrive pas à avancer autrement que lentement. Nos deux dernières journées de randonnées ont passablement entamé ma forme physique. Blandine quant à elle, cavale en tête, aussi agile et rapide qu’un chamois. Le chemin grimpe régulièrement, c’est assez agréable, car il est possible de garder un rythme régulier. Nous avançons dans un couvert végétal qui nous garde du soleil ce qui est parfait pour ne pas avoir trop chaud. Notre sentier traverse plusieurs fois l’itinéraire réservé aux VTT. Nous sommes vraiment étonnés, car nous nous attendions à croiser beaucoup de monde. En réalité, c’est tout l’inverse nos rencontres avec le genre humain se comptent sur les doigts d’une main. Nous arrivons enfin à la station intermédiaire, non sans avoir croisé le beau funiculaire. Je dois dire qu’à ce moment il me faut un petit effort de volonté pour ne pas prendre la télécabine vers le sommet. Nous passons par le village de Beatenberg pour rejoindre le chemin qui longe la crête. La vue sur le Lac de Thoune est tout simplement à couper le souffle. C’est magnifique. Ce petit passage, presque à plat, est parfait pour reprendre quelques forces avant d’attaquer la deuxième partie de la randonnée. Nous savons qu’il y aura du monde au sommet, le premier parking au Beatenberg est plein et le deuxième en passe de l’être également. Nous sommes contents de monter à pied. En arrivant vers le deuxième parking, nous bifurquons immédiatement sur la droite pour prendre le sentier qui monte. C’est un magnifique chemin qui passe dans la forêt, quasi jusqu’en haut, tout en longeant la crête. L’ambiance a quelque chose de magique : Une belle lumière, un sentier enchanteur, des dizaines de milliers de myrtilliers, pleins de nuances de vert et surtout ça grimpe ! Le sentier se creuse un chemin au travers des arbres et de cette incroyable verdure. Sur une grande partie, nous avons plus l’impression de marcher sur les racines des arbres qu’un vrai sol. Nous l’avions fait l’année passée en descente, après une longue randonnée et avoir raté la dernière cabine avec un sol humide, nous avions mis un temps infini... Nous avons l’impression de progresser tout aussi rapidement à la montée que lors de cette descente, voir même plus rapidement et c’est bien plus agréable à la montée. Nous croisons la route à mi-parcours qui nous offre un banc parfait pour une petite pause. La montée n’est techniquement pas difficile, mais mon énergie est déjà bien entamée. J’avance au mental depuis un moment. Nous avançons néanmoins. Un pas après l’autre. Plus nous montons, plus la végétation se transforme et se raréfie. Peu avant d’arriver au sommet, les sapins se raréfient, pour finir par disparaître complétement. Il reste quelques traces de neiges par endroit, mais rien sur le sentier. La vue se dégage à mesure que nous nous rapprochons de l’antenne. C’est tellement beau ! Il y a du monde, mais ce n’est pas grave, je ne vois même pas les gens. Nous nous focalisons pour arriver au « vrai » sommet avec la plateforme au-dessus. Quel Bonheur !!! Je suis vraiment heureux de l’avoir fait. C’est une magnifique expérience. Nous sommes récompensés par cette vue tout simplement folle qu’offre le Niederhorn. Bien que les Géantes Bernoises en face jouent les timides et peinent à se dévoiler, la vue n’en reste pas moins grandiose. Nous avons la chance d’assister à un étrange et surprenant ballet aérien de parapentes, avec une trentaine de voiles qui se déplacent presque en formation. Nous profitons un bon moment, ici en haut de ce panorama tout simplement extraordinaire. Nous prenons ensuite la triple télécabine et le funiculaire pour revenir à notre point de départ. Las, mais heureux de cette belle sortie. Comme à mon habitude, je me suis permis d’ajouter quelques photos qui, je l’espère, vous permettrons d’apprécier la belle atmosphère qu’il règne là-bas. Vos commentaires et remarques sont comme d’habitude le bienvenu. Sinon pour la technique : Distance : env 8km Dénivelé : env 1450m Durée : env 4h30 (selon suissemobile à pied en été) Difficulté : T2. Il n’y a pas de grosses diffcultés techniques dans la montée. Peut-être le passage en forêt entre Beatenberg et le Sommet du Niederhorn serait à éviter par temps très humide. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2625395&N=1173045&trackId=80068765&layers=Wanderland
Du lac de Thoune au Niederhorn depuis Beatenbucht needs route
Une montée régulière à travers une belle forêt et des myrtilliers, avec des vues sur le lac de Thoune tout au long du chemin. Le sommet offre un panorama grandiose sur les Alpes bernoises et un ballet de parapentes.