Glion – Gorges de Chauderon – Col de Jaman – Dent de Jaman – Rochers-de-Naye (boucle) needs route

Une randonnée variée qui passe par les escaliers du Télégraphe, les Gorges de Chauderon et une montée sportive vers la Dent de Jaman. L'auteur souligne la magie des gorges et les vues sur le Léman depuis le col et le couloir de Sautaudoz.

route 14.2 km 1920.0 m D+ 7.0 h 1 days (claimed) Jun

Rochers-de-Naye · Dent de Jaman · Col de Jaman · Gorges de Chauderon · Escaliers du Télégraphe · Les Avants · Glion · Merdasson · Sautaudoz · La Perche

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Sources

Le week-end passé, par une météo brillante d’incertitude, nous nous sommes lancés avec Blandine dans une nouvelle randon

fb · Daniel Borloz · 2024-06-02 · open original

Le week-end passé, par une météo brillante d’incertitude, nous nous sommes lancés avec Blandine dans une nouvelle randonnée avec un petit goût de défi : s’approcher des deux mille mètres de dénivelé. Notre terrain de jeu du jour : Les environs des Rochers-de-Naye. Nous nous parquons à Glion pour la journée. Nous nous équipement rapidement avant de nous élancer sur la route pour rejoindre les 1055 marches des escaliers du télégraphe. Nous allons les faire en descente. Cela me permet de parcourir pour la première fois cet endroit plutôt insolite. Nous croisons quelques personnes venues se tortu… euh s’entraîner sur ces escaliers de l’enfer. Même à la descente, cela me paraît assez long. Le point positif, c’est que cela nous permet nous chauffer tranquillement. J’apprécie aussi beaucoup toute la verdure qui nous entoure, bien que l’environnement urbain ne soit pas loin. C’est un beau mélange. Avant d’arriver à la fin des escaliers nous bifurquons sur la droite sur une sente assez grasse qui nous emmène vers le début des Gorges de Chauderon. C’est la première fois que je viens par ici. Autant vous le dire tout de suite, j’ai eu un coup de cœur pour cet endroit hors du temps et de notre monde. Dès le départ nous sommes plongés dans une végétation luxuriante. J’ai l’impression d’être dans Jurassic Parc. Je ne serais pas étonné de voir un ptérodactyle voler au-dessus de ma tête. Il est proche de midi, un peu de lumière pénètre dans cet endroit hors du commun. La rivière chemine au fond, entouré de deux murs végétaux qui ne semble pas avoir de fin. La montée est douce, ma curiosité me pousse en avant, mon envie de photographier m’arrête. Je suis sans cesse tiraillé entre ces deux sentiments. C’est vert, humide et surtout totalement magique. Je ne m’attendais pas à voir cela ici, si près d’une Terre habitée et apprivoisée. Je dois me discipliner, car nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir, mais je sais que je reviendrai pour essayer de faire honneur à cet endroit exceptionnel en prenant un trépied. La photographie ici-bas n’est pas un exercice simple, j’utilise tous les supports naturels que je peux pour réussir à sortir des photos regardables. Nous marchons tantôt doucement, tantôt rapidement. Chaque virage est une nouvelle découverte. Un énorme travail de sécurisation a été réalisé sur deux tronçons. Nous gagnons peu à peu de l’altitude. Le paysage change subtilement : Les parois ne sont plus aussi abruptes, la végétation se modifie au fur et à mesure de notre progression. Les premiers épineux font leur apparition. Nous arrivons aux Avants. Pour quelques instants, c’est un retour brutal à la civilisation. J’ai l’impression d’avoir fait un voyage dans une contrée lointaine. Nous profitons d’un banc pour faire un petit arrêt avant de nous lancer sur la suite du parcours. Je remarque à ce moment-là que j’ai oublié une de mes gourdes, je m’en veux un peu, surtout avec tout ce qui nous attends. Je me venge sur un distributeur avec une boisson sucrée. Heureusement que j’ai ma poche à eau pour me seconder. Après ce petit intermède nous repartons sur la route goudronnée qui mène au col de Jaman. La montée est plutôt douce et régulière. Sur nos têtes, le ciel bleu règne, mais du côté de la Dent de Jaman et des Rochers-de-Naye c’est presque entièrement bouché. Peu après l’alpage de Jor, nous quittons la route pour prendre le sentier blanc-rouge qui nous emmène au col. Nous commençons par descendre avant de remonter. C’est encore une ambiance différente, mais plutôt agréable. Le chemin est très boueux. Nous faisons attendons de ne pas glisser. Par endroit la montée est rude ! Nous traversons une première fois la route pour reprendre le sentier boueux presque en face. C’est quand même plus sympa de passer par un chemin ludique plutôt qu’une route monotone. Nous croisons la route encore deux fois avant de l’emprunter sur la dernière section qui mène au col. Pour l’instant il ne pleut pas. Juste avant d’arriver au col, une ouverture dans les nuages nous offres une magnifique vue sur le Lac Léman. Il y a quelque chose de presque irréel. Quel beau cadeau. Nous voilà arrivé au col étonnement plein de gens et de voitures et ce même si le restaurant est encore fermé ! Nous ne nous attardons pas et recommençons à monter. L’idée va être de prendre le chemin qui passe sous la Dent de Jaman avant d’y grimper, le premier but du jour. Nous avançons avec prudence, car c’est gras et piégeux par endroit. Dans les passages clés il y a heureusement une chaîne permettant de nous faciliter la tâche. Néanmoins je suis très content de ne pas devoir passer par là pour descendre. Plus nous montons, plus la vue sur l’arrête des Verraux est magnifique. Je remarque que la pluie semble bien présente dans la vallée de l’Intyamon. Nous nous félicitions de ne pas y être actuellement ! Nous contournons la Dent de Jaman et retrouvons pas mal de randonneurs et de touristes lorsque nous commençons à la grimper. La montée se fait sans heurts ni problème majeur. Nous il faut quand même faire attention, car le terrain est parfois un peu glissant et la pente est quand même assez forte. Nous voilà au sommet ! Même si la vue est bouchée, je suis heureux de cette première victoire. Nous avons déjà fait un joli bout du dénivelé prévu et tout s’est bien passé jusqu’à maintenant. Il y trois asiatiques agglutiné autour de la croix. Ce n’est pas simple d’en prendre une petite photo et encore moins un selfie. Nous ne restons pas longtemps, car il nous reste encore du trajet. Je décide que l’on fera l’impasse sur le Merdasson pour nous concentrer sur la montée par Sautaudoz. De retour au pied de la Dent, nous prenons le chemin qui part sur la droite pour contourner la colline. C’est peu pentu, cependant très boueux. Je fais donc attention à mes pieds. La créativité est de mise pour ne pas s’en mettre jusqu’au mollet. Lors du passage d’une petite cuvette où le sentier descend et remonte de dix mètres, nous croisons un groupe de touristes qui sont en train d’essayer de monter. A leur tête, une femme avec des baskets de ville, terrorisée et aidée par deux comparses pour le passage. Je ne sais pas trop si je dois rire ou pleurer face à tant d’impréparation et manque de bon sens, on est clairement dans la comédie dramatique. Bref, après ce petit interlude, nous reprenons le sentier et nous nous retrouvons à nouveau seul. Nous contournons le Merdasson. Je commence sérieusement à peiner dans la montée vers l’arrêt de la Perche. Nous essayons de voir les conditions de Sautaudoz. Est-ce que le couloir sera praticable ? On dirait que oui, mais difficile à dire à cette distance. Bon de toute manière j’ai déjà un plan B et C dans la tête si ce n’est pas le cas. Une fois arrivé à la Perche, nous recommençons à descendre. Il reste un gros névé, totalement évitable, dans le virage où nous devons tourner sur la droite pour rejoindre le couloir. Nous croisons des gens qui sont descendu par là. On se dit que ça doit être praticable à la montée, ce qui est plutôt bon signe. Arrivé au pied du couloir, nous faisons une petite pause. Il n’y a pas de vent, le soleil est de retour. C’est génial ces conditions tellement changeantes. Je repère deux chamois tranquillement posés dans la pente en face de nous, malheureusement trop loin pour être photographiés convenablement. Nous attaquons le couloir, la montée est raide et boueuse par endroit. Il y a des chemins alternatifs qui ont été créés par les passages d’autres personnes pour éviter le névé qu’il reste sur la partie gauche. Tout se passe bien et sans encombre. En arrivant en haut du couloir nous sommes récompensés par cette incroyable vue qui se dégage sur le Léman, c’est tellement beau ! Je n’ai cependant plus aucune énergie dans le moteur pour avancer, pourtant il reste encore une dernière petite montée pour arriver au restaurant. Blandine part devant, d’un pas régulier et assuré, moi je peine derrière. Je suis fasciné par un clin d’œil sur la Tour d’Aï visible au loin, éclairé par un rayon de lumière et parfaitement encadré par un mur, c’est superbe. Je reprends la montée : Un pas devant l’autre. Je n’ai pas mal aux jambes, mais je n’ai simplement plus de carburant. C’est vraiment violent. J’avance grâce mon esprit. A la base j’avais envie d’aller jusqu’à l’antenne, voir la croix, mais là c’est sûr, je m’arrêterai au resto pour m’effondrer. Les derniers mètres sont vraiment compliqués. Heureusement je fini par arriver à destination ! Nous nous posons un moment au restaurant avec une bonne boisson sucrée bien méritée et surtout pour éviter que je me sente trop mal. Trente minutes plus tard, cela commence à aller mieux. Je suis content quand le dernier train arrive. Oui dès le départ nous avions prévu de redescendre en train. Quel plaisir et à la fois quelle fierté de voir tout le chemin que nous avons parcouru. Je suis vraiment content. Fatigué mais content. Je suis également heureux d’avoir découvert ces merveilles de la Nature que sont les Gorges de Chauderon. C’est à mes yeux le point fort de cette très belle randonnée ! Même si les photos ne rendent pas justice à ce périple, je me réjouis d’avoir vos commentaires et votre ressenti. Sinon pour la technique : Distance : env 14.2km Dénivelé : env 1920m en dénivelé positif et 650m en dénivelé négatif Durée : env 7h (selon suissemobile à pied en été) Difficulté : T3. Le sentier qui contourne la Dent de Jaman est très boueux et demande un pied sûr. De plus la montée qui monte à la Dent demande une certaine tolérance au vide. La montée par Sautodoz est grasse, de bonnes chaussures sont nécessaires. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2564530&N=1142472&layers=Wanderland&trackId=1133428155

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Good months