Boucle du Silberen depuis le Prägelpass (Muotathal) needs route

Une boucle sauvage et minérale autour du Silberen, avec lapiaz, champs de neige et vues fugaces dans la brume. Le passage par la forêt vierge de Bödmeren et les alpages verts du Prägelpass ajoute une ambiance très particulière.

route 14.0 km 1000.0 m D+ 5.33 h 1 days (claimed) Jun

Silberen · Prägelpass · Butzen · Mieserenstock · Bödmeren · Alpeli · Biet

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Sources

Le week-end passé nous étions avec Blandine dans la région du Lac des Quatre-Cantons. La météo de dimanche n’étant final

fb · Daniel Borloz · 2024-06-29 · open original

Le week-end passé nous étions avec Blandine dans la région du Lac des Quatre-Cantons. La météo de dimanche n’étant finalement pas trop mauvaise, nous avons décidé d’aller découvrir le sommet du Silberen situé dans une région méconnue, mais sauvage et magnifique à la fois : le Muotathal, au fin fond du canton de Schwyz. S’y rendre est déjà une aventure en soit : Il faut passer par Schwyz, puis s’enfoncer dans la vallée de la Muota. Notre but : rejoindre le Prägelpass. Après expérience, ne vous fiez pas au GPS, mais suivez simplement la route goudronnée. Moyennant un détour vous arriverez à bon port. En prime vous passez au travers d’une des forêts les plus primitives des Alpes, la réserve de forêt vierge de Bödmeren. Même en voiture, on y sent une ambiance hors du commun. Après cette première aventure nous voilà arrivé sur une espèce de haut plateau où se trouve le Prägelpass, qui délimite la frontière avec le canton de Glaris. Il est à noter que la route vers Glaris est fermée aux voitures tous les week-ends. L’endroit est absolument superbe, c’est très vert, on entends les cloches des vaches, les montagnes sont magnifiques bien qu’en grande partie cachées dans le brouillard omniprésent aujourd’hui. Nous nous équipons et nous mettons en route. Pour l’instant il y a un vent plutôt frais. Nous sommes seuls au monde. Après une courte montée sur un chemin gravillonné, nous bifurquons sur la droite et empruntons une sente qui serpente dans une magnifique végétation bien humide. Les chaussures et le pantalon sont très vite trempés. Pendant de très court instant, la vue s’ouvre sur l’imposant Mieserenstock, qui pour l’instant nous domine. Les conditions changent à chaque minute. Nous avons enlevé nos vestes, le vent est tombé, et bien que nous soyons dans la brume, on sent le soleil qui nous réchauffe. Déjà en arrivant près de Butzen, à 1778, nous rencontrons une première poche de neige. Le sol est humide, mais étonnement pas trop glissant, ce qui nous permet de nous déplacer avec une certaine assurance. Nous suivons le balisage qui nous indique la direction du Silberen. Le vert, bien que toujours présent, fait peu à peu place à un paysage de roches karstiques. Le plus imposant massif de Suisse d’ailleurs. J’aime me déplacer sur ces lapiaz qui crochent bien. C’est un vrai plaisir de sauter d’une pierre à l’autre et contrairement à un pierrier, ici c’est la roche elle-même qui est sculptée, cela ne bouge donc pas. Heureusement qu’il y a un très bon balisage. Nous devons être attentif car avec la brume, le chemin n’est pas toujours évident. A partir de 1900 mètres, nous devons franchir un premier névé, heureusement sans danger, mais nous sommes impressionnés par la quantité de neige restante. Nous avançons maintenant dans un mélange entre rochers et champs de neige qu’il faut traverser. Nous regardons souvent le GPS pour être sûr de notre orientation, le marquage est caché sous la neige sur de grandes portions. Il y a un côté « jeu de piste » très sympa. Au très loin, dans la brume, je vois une harde de chamois qui se déplace avec aisance sur la neige. Impossible à prendre en photo, le temps que je sorte mon téléobjectif ils ont disparu. Nous continuons notre progression sur ces champs de neige qui sont finalement très agréable à traverser, car la neige est dure et il y a juste une petite couche souple dessus. Du fait qu’ils soient encore très épais (facilement 1 à 2 mètres) me rassure de ne pas tomber dans un trou. Je reste cependant particulièrement vigilant et prudent à chaque transition entre la neige et les rochers, c’est là où se trouve les zones les plus fragile. Heureusement tout se passe bien. C’est dans une belle couche de brouillard que nous arrivons sur le plateau sommital indiqué par un joli cairn. Il semble y en avoir un autre ailleurs. A la base nous avons lancé notre dévolu sur ce sommet, pour réaliser un challenge qui s’appelle 26summits. Malgré les indications, nous sommes déçus de ne pas trouver le panneau nous permettant de valider l’ascension au sommet. Tant pis nous les contacterons plus tard pour recevoir le bon code et leur dire que le panneau n’est pas encore installé. Au lieu d’un aller-retour, nous décidons d’effectuer la boucle complète qui semble très sympa. Nous commençons par évoluer sur cet énorme plateau sommital, c’est assez spécial, car il est très difficile de se repérer. La plupart du balisage étant encore sous la neige, nous suivons ma montre qui m’indique l’emplacement supposé du sentier . La pente s’incline un peu, nous devons maintenant descendre dans d’énormes champs de neige. Avec la brume, c’est très impressionnant car nous n’en voyons que vaguement les contours. Heureusement que les moyens numériques à disposition me rassurent quelque peu, bien que je ne fasse pas, mais alors pas du tout, le malin. Blandine est beaucoup plus sereine que moi. Je n’aime pas ce genre de situation, même s’il faut souligner que le risque objectif est très faible. Heureusement, mètre après mètre, nous perdons de l’altitude et finissons par voir la fin de ces énormes champs de neige. Nous continuons notre jeu de piste à essayer de trouver et retrouver le balisage. Finalement nous voyons que nous sommes partis un peu trop à l’ouest par rapport au sentier. Nous revenons sur nos pas. C’est vraiment très facile de se perdre dans cet environnement. Je pousse un petit soupir de soulagement quand je vois les traces du chemin. Maintenant que ces difficultés sont derrières, nous faisons une petite halte pour nous restaurer et reprendre un peu d’énergie. Nous avons un peu plus de visibilité, c’est un peu comme si nous étions passé sous une couche de nuage, c’est plutôt agréable de voir à plus de 20 mètres, enfin pendant un moment. Le terrain est à nouveau assez plat, nous avançons d’un bon pas. Je vous l’avoue mes chaussures sont bien trempées, mais heureusement je n’ai pas froid. Nous passons maintenant au travers d’un espèce de vallon assez plat. Il s’y dégage toujours une ambiance assez spéciale que j’apprécie. Au point 1925, nous trouvons un panneau indicateur nous indiquant le chemin de retour vers le Prägelpass. Nous suivons maintenant un chemin assez large qui longe tout le massif. C’est assez agréable, car cela monte sur de courte distance avant de redescendre, c’est plutôt varié. Nous sommes étonnés de trouver encore de la neige par endroit, c’est impressionnant ! Le chemin n’est pas encore équipé pour l’été, Sur plusieurs passages, il y a des piquets et des câbles métalliques qui sont par terre et qui seront remis pour la saison. La pente est très forte, heureusement qu’il n’y a pas de neige ici et que le sentier est large. Sinon nous ne pourrions pas passer. J’imagine que par beau temps, la vue doit être splendide. L’environnement reste très minéral. La roche nous domine complétement à plusieurs endroits, mais néanmoins, peu à peu, le paysage se transforme et devient plus vert. Nous passons près de plusieurs chalets qui ne sont pas encore occupés. Ce n’est qu’en arrivant vers Alpeli que la présence humaine se fait sentir, même si nous ne croisons personne directement, en dehors des deux chiens de troupeaux qui viennent nous faire un petit coucou. Nous passons près d’une jolie mare d’eau, le chemin remonte pour une dernière fois. Nous sommes surpris de rencontrer encore d’autres obstacles de neige, surtout si bas ! Je n’ose imaginer la quantité de neige qu’il a dû y avoir un mois en arrière. Arrivé à Biet, nous croisons notre premier humain du jour, un paysan et ses 4 chiens qui nous courent autour. Voilà l’arrivée n’est plus très loin, nous sommes gratifiés d’un tout petit peu de vue avant d’arriver à notre point de départ, vraiment heureux de cette incroyable découverte. C’est une région vraiment exceptionnelle et encore très sauvage. Je me réjouis d’y revenir une fois avec une météo un peu différente. Je suis curieux de lire vos commentaires. Que pensez-vous de l’endroit et des quelques images ? Sinon pour la technique : Distance : env 14km Dénivelé : env 1000m Durée : env 5h20 min (selon suissemobile à pied en été) Difficulté : T2 en temps normal. Dans les conditions du jour, c’était un peu plus compliqué avec le brouillard et les champs de neige à traverser. Il est vital de savoir se repérer et s’orienter dans le terrain. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.82&E=2710576&N=1206668&trackId=365563700&layers=Wanderland

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Good months