Zermatt – Jour 5. Après avoir réalisé un des rêves de mon Pti Gars qui était de gravir un sommet à 4000m et une après-midi de repos, nous voilà prêt pour de nouvelles aventures. Pour notre dernière sortie à Zermatt, nous avons décidé d’aller refaire un tour à un endroit saisissant, dont nous sommes tombés sous le charme l’année précédente : la Hornlihütte et le pied du Cervin. Nous partons sans pression dans la matinée depuis Zermatt en prenant les télécabines jusqu’à Schwarzsee. La météo est idyllique pour l’instant. C’est d’ailleurs un des rare moment où le Cervin se dévoile à nous sans sa tenue faite de nuages accrochés à ses parois. Je dois dire que nous avançons d’un bon pas, sans forcer. Je pense que nos dernières randonnées et courses alpines nous ont fourni une bonne dose de globules rouges. Dans la première partie nous remontons la pente composée d’un mélange de prairies bien vertes et de rochers sur un joli sentier plutôt agréable à fouler. Mais ne vous y trompez pas, la pente est quand même là. Nous arrivons assez rapidement à la station supérieure du télésiège du Hirli vers le point 2776. C’est en quelque sorte un endroit qui marque une frontière entre le monde végétal et un univers complétement minéral. C’est un contraste saisissant. Le Rocher du même nom nous domine. Nous prenons le chemin qui part sur la droite et longe la paroi rocheuse. C’est un endroit assez impressionnant. Nous passons maintenant sur des passerelles qui visiblement ont été changée il y a peu. Il y a encore d’anciennes grilles en contrebas, fracassées par des pierres tombées de la paroi. Je pense que si vous avez le vertige cet endroit pourrait déjà se révéler problématique à passer, bien qu’il soit bien sécurisé. Après les passerelles un chemin assez large grimpe dans la paroi rocheuse pour nous faire monter jusqu’à la crête. Arrivé en haut, nous voilà dans un monde où la roche est reine et les sommets alentours sont absolument superbe. La vue s’ouvre déjà sur la région de Zmutt en contrebas et tous les 4000m qui surplombe ce lieu. Nous continuons à avancer tranquillement. Après avoir grimpé encore quelques mètres, le voilà : Le Cervin est à nouveau visible. Dressé fièrement devant nous. C’est une montagne tellement esthétique et qui dégage une présence juste incroyable. On ne peut qu’être émerveillé par ce paysage. Après avoir repris mes esprits et quelques photos plus tard, nous continuons le chemin qui longe la crête de manière très agréable. La cabane semble si proche et pourtant il nous reste tout de même encore quelques mètres de dénivelés à grimper. Nous sommes au pied de cette nouvelle pente rocheuse. Le sentier s’incline fortement tout en serpentant au travers les obstacles. Il y a un petit passage câblé sur une vingtaine de mètres sur une sente orienté au nord. J’imagine qu’au début de l’été il doit y rester un bon névé, car sinon le câble n’est pas vraiment nécessaire. Peu après, il y a un magnifique escalier assez vertigineux qui nous fait rapidement prendre de l’altitude. Nous sommes maintenant dans la paroi sud-est, c’est impressionnant car c’est plutôt raide. Il y a un petit névé sur lequel il faut grimper sur 5 ou 10 mètres afin de retrouver le chemin plus haut. Nous arrivons finalement à la cabane. Cette montée s’est bien mieux passée que l’année précédente. Je pense que notre entraînement doit y être pour quelque chose. Nous commençons par nous poser un moment à la cabane pour prendre une bonne pause et surtout une soupe bien méritée. Nous croisons quelques alpinistes qui redescendent du sommet, mais étonnement il n’a pas autant de personnes que l’année précédente. Tant mieux pour nous. Une fois requinqué, nous repartons et contournons la cabane pour nous rendre au pied de la paroi. C’est un endroit hypnotisant. Je pourrais y rester des heures à contempler cette montagne. Tout d’un coup, par une chance absolument inouïe, un gypaète barbu passe non loin de nous, nous survole et va se poser un petit moment sur le glacier dans la paroi nord, avant de repartir en déployant ses ailes immenses. C’est un moment de magie absolue. Nous restons encore un bon moment à observer cet endroit inoubliable et tellement prenant ainsi qu’à discuter avec deux alpinistes belges très sympathique. Un petit coup d’œil à la montre nous dit qu’il est doucement temps de redescendre. Le sommet est d’ailleurs en partie plongé dans les nuages. La météo est toujours aussi changeante. Nous reprenons donc le chemin inverse, un peu à contrecœur, mais des étoiles pleins les yeux et rempli de beaux souvenirs. La descente se passe sans encombre. Nous avançons lentement mais de manière régulière, décidé à profiter encore un peu de cette magie qu’il règne ici. Nous arrivons à Schwarzsee et reprenons la télécabine pour rejoindre le monde des Hommes. Cette randonnée est très particulière, car je pense que c’est un des meilleurs moyens pour ressentir de plus près ce monde de la Haute Montagne, sans toutefois prendre de risques inconsidérés. Je ne peux que vous conseiller de vous y rendre. Je m’excuse par avance du nombre de photo du Cervin, mais le choix fût impossible. J’espère que vous les apprécierez autant que moi. J’ai hâte d’avoir vos retours. Sinon pour la technique : Distance : env 9.2km Dénivelé : env 780m Durée : env 3h50 (selon suissemobile en été) Difficulté : T4-. Le chemin est parfaitement balisé. Il y a quelques passages assez vertigineux et un pied sûr est recommandé. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.14&E=2619922&N=1092774&layers=Wanderland&trackId=1142443958 PS: hé non, je n’ai pas encore rattrapé le retard 😉
Schwarzsee – Hornlihütte (pied du Cervin) needs route
Un parcours spectaculaire le long de parois rocheuses, avec des passerelles, un petit passage câblé et des vues constantes sur le Cervin. L'arrivée à la Hornlihütte au pied de la face nord du Cervin offre un moment de haute montagne accessible sans grands risques.