Vanil de l'Ecri par la cabane de Bounaveau (depuis les Baudes) needs route

Une ascension en fin de journée qui sort du brouillard au sommet, avec une mer de nuages, un spectre de Brocken et un coucher de soleil spectaculaire. Le chemin via la combe de Bounavaletta et Plan-des-Eaux offre aussi des rencontres avec chamois et bouquetins.

route 9.0 km 1150.0 m D+ 4.75 h 1 days (claimed) Sep

Vanil de l'Ecri · Cabane de Bounaveau · Combe de Bounavaletta · Plan-des-Eaux · Vanil Noir · Grandvillard · Les Baudes

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Sources

Je crois que jusqu’au retour du mauvais du temps, je fais une croix sur le fait de rattraper le retard dans mes comptes-

fb · Daniel Borloz · 2024-09-18 · open original

Je crois que jusqu’au retour du mauvais du temps, je fais une croix sur le fait de rattraper le retard dans mes comptes-rendus. Il y a presque un mois en arrière, je me suis décidé d’aller faire un « petit » afterwork au Vanil de l’Ecri. Je n’y ai pas encore mis les pieds cette année et cet endroit me manquais... J’ai hésité jusqu’au dernier moment : La météo est très peu engageante, c’est complétement couvert. Je décide néanmoins de faire confiance à météosuisse qui me promet un ciel dégagé à partir de 19h30. Pari tenu, dans le cas contraire, ce n’est pas grave, c’est toujours beau d’être dehors. Il est déjà assez tard quand je pars du parking des Baudes, au-dessus de Grandvillard. La cabane de Bounaveau est dans le brouillard le plus total. Bon ben c’est parti ! Je pars d’un très bon pas. L’avantage du brouillard, c’est que je fais un peu moins de photos. Mon objectif du jour : arriver au sommet avant le coucher du soleil. En prenant de la hauteur, j’ai l’impression que la couche de brume en prend également, ce qui est plutôt un bon signe, enfin du moins je décide de l’interpréter comme ça. Tortue ou Lapin, tel est toujours la question qui se pose en arrivant sous la cabane, j’opte comme très souvent pour l’itinéraire lapin. La brume continue à monter. Arrivé à la cabane, bien que le ciel soit bouché, j’ai une vue sur le Moléson en face où un peu de lumière semble arriver. Est-ce bon signe ? Ai-je fait le mauvais choix ? On verra bien. Après une petite photo, je repars aussitôt. Arrivé vers la combe de Bounavaletta, je rattrape le brouillard. J’aime toujours ces ambiances et ces sons feutrés. Je m’impressionne moi-même de la vitesse à laquelle j’avance. Je pense que le fait d’avoir dormi à 3560 mètres il y a quelques jours aide vraiment beaucoup pour le souffle ! Je suis le sentier, concentré. La vue est vraiment très limitée. La densité de la brume varie considérablement. J’ai la chance d’apercevoir un chamois qui se déplace tranquillement dans la paroi. Il se confond presque avec les rochers. La Nature est tellement impressionnante. Un peu plus haut je croise deux traileurs très sympathique entrain de descendre. Ils ont fait la traversée depuis Paray et se sont perdu à cause de la densité extrême du brouillard plus haut. Ils n’ont donc pas continué sur le Vanil Noir, mais redescendent. Ils s’inquiètent un peu pour moi, mais je les rassure en leur disant que je connais plutôt bien le coin. En parlant des conditions, je leur dis que « normalement » cela devrait se dégager. Ils hésitent à remonter, mais finalement choisissent la voie de la raison, car ils n’ont pas de frontale avec eux. Après une petite dizaine de minute de papotage, je continue donc mon chemin tout seul. Plus je grimpe et plus je suis optimiste. Il me semble apercevoir l’espace d’un très court instant un bout de ciel plus bleu, mais la brume très dense revient bien vite... J’arrive à Plan-des-Eaux dans une belle purée de pois. Je monte tranquillement la dernière partie. J’ai la chance de croiser deux jeunes bouquetins tout aussi surpris que moi de faire une rencontre dans la brume. Ils ne sont pas loin, mais les prendre en photo n’est pas forcément simple. Trois minutes plus loin, juste avant le sommet, la luminosité augmente soudainement et le soleil fait son apparition : il est 19h25… Je continue, un grand sourire aux lèvres. Arrivé à la croix, une gigantesque mer de brouillard tout autour de moi, seuls les plus hauts sommets la transpercent. Derrière moi, un spectre de Brocken absolument immense, avec les Alpes en toile de fond. Pas un nuage au-dessus de moi. Seul ! C’est rare, mais je ne peux m’empêcher de pousser un cri de joie dans ce moment de pure félicité ! Je ne m’attendais vraiment pas à des conditions aussi extraordinaires. C’est tout simplement incroyable. C’est un tel privilège de pouvoir vivre ce genre de moments. Je vais rester à arpenter le sommet et la crête pour profiter de cette magie unique. D’habitude je redescends souvent avant que le soleil ne soit couché, mais là honnêtement c’est impossible de s’arracher de cette contemplation : De voir la mer de brouillard évoluer, refluer et doucement se disloquer, c’est tellement fascinant. J’ai vraiment l’impression de me retrouver entre deux mondes. Voilà, ça y est, le soleil a été avalé par une couche de nuage plus dense sur l’horizon. Il est temps d’entamer le chemin du retour. C’est un tel Bonheur de vivre ces moments seuls au monde. Je redescends vraiment à contrecœur. Je décide d’adopter un rythme assez rapide sur la première partie, en quelque sorte continuer le challenge avec moi-même pour arriver le plus loin possible sans enclencher ma frontale. Le ciel s’est maintenant complétement dégagé, c’est fascinant de voir la vitesse à laquelle les conditions évoluent. Je ne peux m’empêcher de sortir mon appareil une dernière fois pour essayer d’immortaliser ces dernières lueurs en tentant de caler mon appareil sur une pierre. J’arrive rapidement dans la combe. Il est temps d’allumer la frontale, le crépuscule est bien installé et les obstacles sur le chemin de moins en moins visible. Je reprends un bon rythme pour la suite de la descente. J’essaye de trottiner un peu. Pour une fois je n’ai pas envie de traîner. Le chemin de retour se passe très bien. J’arrive à la voiture en ayant toujours mon esprit quelque part là-bas en haut, heureux et libre, entrain de flotter au-dessus des nuages. J’ai encore une fois eu la chance de vivre des conditions inoubliables sur ce sommet. Mes Chères Préalpes me surprendront toujours. Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Sinon pour la technique : Distance : env. 9 km Dénivelé : 1150m Durée : env 4h45 (selon suissemobile en été) Difficulté : T3+. Depuis la combe de la Bounavaletta jusqu’à Plan des Eaux, le sentier est assez escarpé et les mains sont nécessaires, la difficulté reste toutefois raisonnable pour une personne avec un minimum d’entraînement. Un pied sûr est conseillé. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2576930&N=1152788&trackId=218031218&layers=Wanderland

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Good months