La Gummfluh, un incontournable du Pays d’Enhaut ! J’y avais déjà mis les pieds en 2024 et je me suis dit qu’il était temps d’y retourner. Fin août, la météo s’annonce belle, c’est l’occasion idéale. Je me parque à nouveau au point 1398 après Chalberhöni, dans le virage au-dessus de Gstaad. Aujourd’hui, je ne suis pas seul, je suis avec Blandine Capelo et Del Fine. Nous suivons le chemin blanc-rouge qui longe le ruisseau de Comborsin. Tout est encore bien vert. Le soleil fait briller le ruisseau, c’est magnifique et surtout toujours aussi sauvage. Arrivés au Plan de Comborsin, la magie opère à nouveau. Les Pointes de Sur Combe se dressent devant nous, immenses. Une vache est couchée dans le pâturage et rumine tranquillement, complétant ce beau tableau. En route maintenant vers le Gour de Comborsin, quasi asséché, cela tient plus d’une petite mare de boue qu’autre chose. Nous longeons maintenant l’impressionnante paroi de pierre sur un petit sentier au caractère alpin : étroit, au bord de la falaise, avec quelques chaînes. Ensuite, il faut passer par un pierrier sans difficulté puis remonter sur la crête. Nous suivons alors un chemin balisé qui passe près d’un gouffre entre deux énormes parois rocheuses. J’adore. Après le point 1952, nous quittons le chemin balisé pour la sente qui traverse des pentes raides. Nous prenons un peu d’altitude. La vue s’ouvre sur les sommets alentour. Un bon petit vent s’est levé, mais heureusement, nous trouvons un recoin à l’abri et nous en profitons pour pique-niquer. Une fois requinqués, nous repartons. Nous longeons maintenant les Pointes de Sur Combe. Le chemin est fait de caillasse. Ce n’est pas compliqué, mais je n’avais pas souvenir que le vide était aussi proche. Comme quoi, parfois on oublie certains “détails”. En face, le panorama devient de plus en plus grandiose. Les hauts sommets et reliefs herbeux se superposent au loin. Les nuages changent sans arrêt, c’est à couper le souffle. Encore un pierrier à traverser et nous voilà près de la vire sous la Gummfluh, que nous allons emprunter. Elle est équipée d’un câble, ce qui est plutôt pratique, car l’erreur n’est pas permise ici. Le vide est proche, mais tout se passe bien. Nous y allons lentement. Arrivés au col, la vue s’ouvre sur la Videmanette et le Rocher Plat en face. Il ne nous reste plus qu’une petite montée sur la crête pour arriver au sommet. Une fois en haut, nous profitons un bon moment de l’endroit. Le vent est tombé, les nuages dansent au loin, c’est féerique. La croix est sûrement l’une des plus belles à la ronde, je l’adore. L’heure tourne, il est malheureusement temps pour nous de redescendre. Je prends tout mon temps pour la première partie, très raide, et j’avoue que j’ai perdu l’habitude du terrain gazonné après toutes ces sorties dans la caillasse… Heureusement, tout se passe bien et nous arrivons sous la vire sans encombre. La suite de la descente se passe très bien. Je suis déçu, car nous n’avons croisé aucun bouquetin, bien qu’ils se promènent souvent dans le coin. Afin de ne pas faire deux fois le même chemin, nous prenons par le Trittlisattel et la Tête de l’Âne pour redescendre. Le chemin est agréable et passe dans une magnifique forêt. Je parle tranquillement et d’un coup, mon pied roule sous une pierre. Je sens que je suis déséquilibré et commence à tomber en avant. J’ai l’impression de vivre ça au ralenti : je tourne sur moi-même, continue ma chute sur le bas-côté, et atterris dans les pierres en contrebas sur mes quatre pattes à la manière d’un chat ! Il me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits. Puis, quand je lève les yeux, je vois les têtes de Blandine et de Delphine devenues blanches toutes les deux ! Je ne sais pas comment j’ai fait exactement, mais je m’en tire avec juste quelques égratignures. J’ai eu beaucoup de chance ! Elles se voyaient déjà appeler la Rega, ouf… Après ces quelques émotions, nous repartons très tranquillement. Nous avons tous été un peu secoués. Heureusement, la voiture n’est plus très loin. Près de Wilden Boden, nous redescendons dans la forêt pour arriver à notre point de départ. Nous retrouvons la voiture, fatigués mais heureux. J’avais oublié à quel point le sommet est magnifique et, surtout, j’avoue que j’avais sous-estimé certaines difficultés. Quelles sont vos trois photos préférées ? Et vous, avez-vous déjà mis les pieds à la Gummfluh ? Si d’aventure vous avez un coup de cœur, n’hésitez pas à me contacter pour accrocher une image dans votre salon. Sinon, pour la technique : Distance : env. 10,6 km Dénivelé : env. 1170 m Durée : env. 5h30 (selon SuisseMobile en été) Difficulté : T4. Un pied sûr et l’absence de vertige sont indispensables. Après le Gour de Comborsin, le chemin est étroit et demande de l’attention jusqu’à l’arête. Depuis le point 1952, la sente n’est plus balisée officiellement, mais elle est bien tracée. La vire avant la montée finale nécessite l’usage des mains ; elle est sécurisée par un câble, mais reste à prendre au sérieux. Lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/1419334662?layers=trackLayer%2Cwanderland&E=2582971&N=1143600&resolution=2.50&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer
La Gummfluh depuis Chalberhöni par Comborsin needs route
Un itinéraire alpin sauvage et spectaculaire le long des Pointes de Sur Combe, avec une vire câblée et un sommet à la croix superbe. Le panorama sur les sommets alentour et les nuages changeants est à couper le souffle.