Gros Brun par le Creux de Maischupfen needs route

Une courte sortie en fin de journée qui enchaîne des ambiances très variées : sentier en pente face aux Gastlosen, combe sauvage encadrée de murs, couloir équipé d'une chaîne. Le sommet offre une vue panoramique sur les Gastlosen, le Kaiseregg, les Alpes bernoises et les Préalpes, avec un coucher de soleil spectaculaire.

route 6.0 km 700.0 m D+ 3.0 h (claimed) Sep

Gros Brun · Creux de Maischupfen · Vanil de l'Arpille · Prés de l'Essert · Gastlosen · Berra · Patraflon · Kaiseregg · Schopfenspitz · Jaun · Maischupfen · Combiflue

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Sources

Il y a quelque semaine en arrière, je reçois un message de Christelle me demandant si j’étais partant pour une sortie «

fb · Daniel Borloz · 2024-09-25 · open original

Il y a quelque semaine en arrière, je reçois un message de Christelle me demandant si j’étais partant pour une sortie « afterwork » le jour suivant. La météo étant au rendez-vous et ayant déjà prévu d’aller m’aérer l’esprit, je lui réponds bien sûr par la positive. Après une difficile négociation en voiture, nous partons sur le Gros Brun qu’elle ne connaît pas encore ! C’est déjà le début de soirée quand nous nous mettons en route. Pour l’instant le ciel est assez dégagé, bien qu’il y ait quelques nuages par-ci par-là, ce que je préfère. J’aime ces ambiances où tout peut changer et l’ambiance basculer. Oui je n’aime pas les ciels bleus monotones, je l’avoue. A peine avons-nous commencé la randonnée qu’une superbe vue sur les Gastlosen, en face, s’offre à nous. Bien que je me sois promené dans le coin il y a quelques temps en arrière et que je connaisse parfaitement l’endroit, cette vue me plaît et me fascine toujours autant. Une fois la centaine de mètre de route gravillonnée avalée, nous grimpons dans la pente sur le sentier. Le premier pas, au départ, n’est pas très clairement indiqué, mais la sente est évidente au bout de deux mètres. A partir de là, cela grimpe plutôt bien sur le chemin qui serpente dans la pente escarpée. J’adore ce moment, car à chaque tournant il y a une petite ouverture sur la vue en face qui change et qui devient plus grandiose à chaque fois. Une fois arrivé en haut de cette première pente, nous avons devant nous le Creux de Maischupfen qui s’ouvre à nous. C’est une magnifique combe où l’ambiance change totalement. Au fur et à mesure qu’on avance, on est cerné d’immenses murs, avec le Vanil de l’Arpille d’un côté et le Gros Brun, notre destination, de l’autre. J’aime le calme et l’esprit sauvage qu’il règne ici. Nous y croisons d’ailleurs une belle harde de chamois qui profite des derniers rayons de soleil du pierrier sous le Gros Brun. Nous avançons d’un bon pas. J’aime me retourner de temps en temps pour profiter de la vue sur les Gastlosen, magnifié par un superbe décor fourni par le terrain environnement, c’est incroyablement beau. Je me dis toujours qu’une fois je profiterai du coucher de soleil par ici pour faire une belle image des Gastlosen, mais ma curiosité et mon envie de grimper plus haut prennent toujours le dessus… Nous arrivons au fond de la combe. Sur le mur en face, deux grimpeurs sont entrain de progresser sur ce qui me semble être une face sacrément difficile. Nous continuons et arrivons au bas du couloir. Nous grimpons assez proche l’un de l’autre, afin d’empêcher que les pierres qui glissent inévitablement sous nos pieds nous fasses mal. Nous prenons notre temps pour progresser. Même si la montée n’est pas compliquée, elle demande quand même une certaine assurance et confiance en soi, ne serait-ce qu’à cause de la pente assez forte qui est impressionnante. Une fois en haut, nous nous retrouvons une nouvelle scène : Une belle prairie et du vert jusqu’au sommet. C’est aussi quelque chose de très sympa dans cette courte randonnée : La variété impressionnante d’ambiances. Une fois que nous avons rejoint le sentier qui part des Prés de l’Essert, la vue s’ouvre sur la Berra et la chaîne du Patraflon, le tout éclairé par un superbe soleil, doux et légèrement voilé qui confère une petite touche de magie à l’instant. Ce sont toujours des moments uniques lorsqu’on passe de l’Ombre à la Lumière, où tout prend Vie. Le sentier est bordé de clôtures électrifiées avec des moutons et des patous de l’autre côté. Nous sommes bien contents qu’il y ait cette clôture. Nous pouvons avancer sereinement. Pas après pas nous nous rapprochons du sommet. Je n’ai pas la grande forme, j’ai un peu de peine à progresser. J’imagine que c’est le contrecoup de la séance de physio du matin. Peu avant d’arriver au sommet je ne peux m’empêcher de prendre en photo un alignement de sommets et de creux qui sont juste à couper le souffle ! Je me dis qu’une fois il faudra que je le fasse le matin, afin d’avoir une vision un peu inversée. Après ce petit intermède, le sommet n’est plus très loin. Plus que trois enjambées, deux… une et nous voilà arrivé. Comme à chaque fois que j’arrive là-bas en haut, je suis soufflé par la beauté de l’endroit. L’effet de surprise et d’émerveillement sont sans cesse renouvelés : Entre les Gastlosen, le cirque autour du Kaiseregg, les Alpes Bernoises dans le fond, toutes les Préalpes avec le massif du Vanil Noir, le Moléson, bref des centaines de sommets tout aussi magnifique les uns que les autres. Chacun de ces endroits porte une histoire, une magie, des randonnées… Nous restons au sommet un bon moment à profiter des conditions changeantes et des couleurs qui passe du jaune au orange, puis au rouge, pour finir par s’éteindre doucement lorsque le soleil va se cacher derrière une ligne nuageuse au fond de cet incroyable décor naturel. Nous amorçons la descente avant que le soleil ne soit complétement couché. Nous voulons profiter des dernières lueurs dans le ciela avant de devoir chausser nos frontales. C’est toujours avec une petite pointe d’appréhension que j’arrive en haut du couloir, nous avons maintenant allumé nos lumières et voilà c’est parti. Je prends une grande inspiration avant de me lancer et d’avancer doucement. Heureusement, la descente se passe bien. Nous retrouvons le fond de la combe. La nuit est tombée. Nos lumières éclairent le sentier. Nous avançons à nouveau d’un bon pas dans ce terrain plus simple. Nos frontales et nos jambes nous ramène sans encombre à la voiture. Tout s’est parfaitement passé. C’est fou, car à chaque fois que je vais à cet endroit, les conditions ne sont jamais les mêmes et je suis toujours estomaqué par la beauté qui transparaît de tous ces montagnes. Quelle chance de pouvoir vivre de tels moments. Je me réjouis de lire vos commentaires, qu’avez-vous pensez de cette sortie ? Si vous n’êtes jamais allé dans les parages, foncez ! Sinon pour la technique : Distance : env. 6 km Dénivelé : env 700m Durée : env 3h (selon suissemobile en été) Difficulté : T4. Après la combe, il faut remonter un couloir avec une chaîne. Ce n’est pas compliqué, mais on pourrait se faire mal dans la chute. Il ne faut pas avoir le vertige et un pied sûr est fortement recommandé. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2585317&N=1163277&trackId=1112718090&layers=Wanderland

Lundi de la semaine passée, j’ai pu faire un afterwork avec un ami de longue date. Je vous avoue que j’étais un peu stre

fb · Daniel Borloz · 2024-07-03 · open original

Lundi de la semaine passée, j’ai pu faire un afterwork avec un ami de longue date. Je vous avoue que j’étais un peu stressé, c’est un ultra traileur et donc pour lui c’était une petite baladounette de santé. Afin de rééquilibrer les forces, j’ai décidé de l’emmener sur le Schopfenspitz (Gros Brun) dans mes chères Préalpes pour profiter du beau panorama qui s’y trouve. Il est déjà tard lorsque nous nous mettons en route. Nous avons parqué dans l’angle du virage, au point 1451, au-dessus du village de Jaun. Nous devrions quand même le temps de monter jusqu’au sommet avant que le soleil ne soit couché. Après avoir suivi la route gravillonnée sur quelques centaines de mètres, je suis déjà obligé de m’arrêter pour immortaliser la vue sur les Gastolen qui est toujours aussi merveilleuse. Quel plaisir de revenir ici, je me dis que cela fait bien trop longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans le coin ! Nous quittons la route pour remonter le sentier balisé en bleu-blanc, quasi invisible au départ, dans une pente luxuriante. Avec toute la pluie de ces derniers temps, la végétation est absolument superbe. Les fleurs poussent de tout cotés. C’est vraiment beau. Je tente de tenir le rythme, lui les mains dans les poches, moi entrain de suer sang et eau. Heureusement que j’ai mon appareil photo pour feinter et avoir une bonne excuse pour faire des pauses. Cette première montée jusqu’au creux du Maischupfen ( Vanil de l’Arpille), est vraiment facile techniquement, même si ça grimpe bien. C’est idéal pour être bien chaud. L’ombre a déjà bien pénétré dans la combe. J’espère que nous allons croiser quelques animaux. Deux rapaces nous passent loin au-dessus de la tête, impossible à dire si ce sont des vautours fauves ou d’autres oiseaux à cette distance. Nous pénétrons dans cet endroit que j’aime beaucoup. J’arrive enfin à récupérer mon souffle. Nous avançons rapidement et je vois qu’il y a des chamois sur les pentes ouest et est : D’abord un, puis on en remarque un autre, puis des groupes entiers. On s’arrête un moment au milieu de la combe pour profiter de ce spectacle fascinant ! Nous essayons de compter les différents groupes. Il y a largement plus d’une cinquantaine d’individus. Il y a d’ailleurs beaucoup de petits qui restent de leur mère. C’est une magnifique scène à observer. Nous passons aussi devant une marmotte qui part rapidement se cacher dans le pierrier à coté de nous. Le temps file malheureusement bien trop vite. Après ce premier moment d’émerveillement nous nous remettons en route. Nous grimpons dans la pente et arrivons au pied du couloir qu’il faut remonter. Il passe en premier, je le suis. J’essaye de ne pas rester trop loin, pour ne pas me ramasser une pierre qui prendrais trop de vitesse. Je suis content, car j’ai plus l’habitude de ce genre d’endroit. Cela nous remet un tout tout tout petit peu sur pied d’égalité, enfin un très court instant, soyons réaliste. Une fois arrivé au sommet, nous nous retrouvons sur la prairie au pied du Gros Brun. Il ne reste « plus qu’à » remonter la pente herbeuse pour atteindre le sommet bien visible. Pour l’instant le ciel est dégagé, l’ambiance de fin de journée est parfaite, j’adore. Il me laisse passer devant pour la suite. Je me mets dans le rouge pour avancer le plus vite possible pour qu’il ne s’ennuie pas trop derrière. Après avoir monté la moitié, il me fait signe et me demande s’il ne s’agit pas d’un aigle ou d’un vautour posé au bout d’un petit piton herbeux à une bonne centaine de mètre de nous. Je m’arrête et effectivement, c’est incroyable, il y a un magnifique aigle royal, qui est posé là. Il observe sûrement les chamois en contrebas, mais de temps en temps tourne la tête pour nous regarder. C’est tellement beau et majestueux. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises : En avançant un petit peu, nous voyons qu’un chamois se balade à une bonne dizaine de mètre de l’aigle ! C’est un moment juste incroyable ! Nous sommes stupéfaits, c’est tout simplement magique. Nous les observons je pense bien une bonne dizaine de minute avant de nous remettre en route. Le sommet n’est plus très loin. Au moment où nous arrivons à la croix, une espèce de brume se soulève depuis la combe derrière la Combiflue et recouvre tout en volute dansante et virevoltante. Il y a du vent, les conditions changent à chaque seconde, ces volutes de brume font le spectacle avec un jeu de lumière à couper le souffle. Déjà qu’à la base le panorama à 360 degrés est juste phénoménal depuis ici, là c’est un peu la cerise sur le gâteau. Je suis subjugué, c’est tout simplement exceptionnel. Je ne m’attendais pas à ça. Nous restons un moment au sommet, et je promets plusieurs fois que nous repartons dans deux minutes, mais impossible de m’arracher à cette vue. Ce festival que la Nature nous offre est tellement prenant ! Je finis quand même par accepter de redescendre. Vu que nous reprenons le même chemin, si nous pouvons repasser le couloir pendant qu’il y a encore un peu de lumière ça sera quand même plus agréable. Toutefois un peu plus bas, nous sommes obligés de nous arrêter à nouveau, car l’aigle est toujours au même endroit. Il n’a pas bougé depuis bien 45 minutes ! Nous essayons de nous rapprocher un peu, mais c’est beaucoup trop risqué. Nous l’observons encore un moment, avant qu’il ne finisse par se décider de prendre son envol. C’est captivant, de le voir déployer ses ailes et s’élancer pour planer : En l’espace de trente seconde, il a parcouru la combe et part vers les Prés de l’Essert, c’est tellement majestueux. Après cet intermède, j’en profite pour immortaliser une dernière fois les Gastlosen qui ont revêtu une magnifique robe rouge avant de ranger mon appareil. Le soleil va se coucher et je sais qu’au moment de sortir du couloir, cette incroyable lumière aura disparue. Nous descendons d’un bon pas. Tout se passe très bien. La luminosité baisse peu à peu. Les chamois sont partis ailleurs ou du moins ils sont moins visible. Nous avançons et arrivons à la voiture avec un crépuscule bien avancé et surtout des étoiles pleins les yeux ! Cet endroit me surprend toujours autant, j’y ai déjà vécu des moments exceptionnels, mais je crois que je n’ai jamais vécu une conjonction d’événements pareils : Des animaux sauvages qui donne un spectacle, un aigle qui observe, un ciel et un panorama d’exception. Bref, je ne trouve pas de mots assez forts pour vous exprimer cette Joie et ce Bonheur d’avoir pu assister à tout ça ! Je me réjouis de lire vos commentaires et votre ressenti. Que pensez-vous des photos ? Sinon pour la technique : Distance : env 6km Dénivelé : env 700m Durée : env 5h20 min (selon suissemobile à pied en été) Difficulté : T4- Il y a un couloir équipé d’une chaîne à remonter. Je dirais qu’il ne faut pas être trop sensible au vide non plus, bien que l’on ne passe pas directement à côté du vide, il n’est jamais très loin. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2585291&N=1163364&layers=Wanderland&trackId=1112718090

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Good months