Monte Lema depuis Miglieglia (boucle) needs route

Une boucle depuis Miglieglia montant au Monte Lema par une forêt et d'anciens chemins pavés, avec des vues sur le Lac de Lugano et le Lac Majeur depuis le sommet. La descente à pied par les bouleaux, les alpages et le petit pont en bois offre des moments particulièrement agréables.

route 13.3 km 1000.0 m D+ 5.0 h (claimed) Oct

Monte Lema · Miglieglia · Cücch · Passo di Monte Faëta Forcola · Alpe di Cime Pianca

forestlakelooppanoramasummit

Sources

Il y a un temps certain déjà, nous sommes partis avec Blandine pour un petit week-end dans le Tessin afin d’avancer sur

fb · Daniel Borloz · 2024-10-21 · open original

Il y a un temps certain déjà, nous sommes partis avec Blandine pour un petit week-end dans le Tessin afin d’avancer sur le challenge des 26 sommets du Blick. C’est une belle occasion d’aller découvrir une région que nous connaissons très peu. La destination du jour : Le Monte Lema. Après avoir expérimenté les « joies » du Gothard, nous arrivons en fin d’après-midi à Miglieglia dans les hauteurs de Lugano. Le ciel est couvert, la météo n’est pas fabuleuse, mais bien meilleur qu’au nord des Alpes où des inondations et des chutes de neiges se produisent à l’instant. Nous sommes contents de notre choix, d’autant plus que la température est plutôt clémente par ici. La dernière télécabine pour la descente part dans un peu plus de deux heures. Cela va définir notre objectif du jour : arriver au sommet, trouver le code et si l’envie nous dit redescendre avec la dernière télécabine. Le chronomètre est lancé. Nous commençons par traverser une partie du village qui est vraiment magnifique. L’endroit a du charme ! Après quelques minutes nous quittons la route goudronnée pour prendre un sentier herbeux qui nous fait remonter dans les hauteurs du village pour rejoindre à nouveau la route. Heureusement pas pour longtemps. Nous passons devant une dernière ferme, avant de nous enfoncer dans la forêt. Le chemin est assez spécial, il tient plus d’une ancienne route moyenâgeuse pavée. Je ne vous ais pas encore parlé de l’environnement : Je n’ai pas l’habitude de ce genre de panorama où les montagnes ressemblent plutôt à de grosses collines couvertes d’arbres à perte de vue. C’est surprenant. La végétation est plutôt dense. En été cela doit être agréable car on est bien couvert. Cependant avec un ciel comme aujourd’hui l’ambiance est un peu différence : tout paraît plus morne. Est-ce un effet pervers de la fatigue accumulée par le trajet en voiture ou simplement que l’endroit ne me parle pas vraiment, mais j’ai un peu de peine à me connecter à cet endroit pour l’instant. Nous grimpons avec régularité. Nous avons pris un sacré rythme ! Blandine est extrêmement motivée pour arriver au sommet rapidement car elle n’a aucune intention de redescendre à pied. En même temps je la comprends bien, elle a conduit sur tout le trajet ! Nous passons à plusieurs reprises sous les lignes de la triple télécabine qui circule. C’est très esthétique. Cela me fait penser au Niederhorn où se trouve un modèle identique. Il y a des arbres absolument magnifiques par endroit. Nous croisons aussi des vaches très sociable qui daignent à peine lever un sourcil lorsqu’on doit les contourner car elles ont élu domicile sur le sentier, c’est assez marrant. Par endroit, il y a un vent à décorner les bœufs, c’est vraiment impressionnant ! Cela nous oblige à ajouter une couche de vêtement, même si le fond de l’air reste plutôt chaud. Nous avons fait plus de la moitié du parcours. Il va nous rester suffisamment de temps, ce qui est une bonne nouvelle. Nous sortons de la forêt et nous découvrons enfin le panorama : un magnifique mélange de collines végétales et une partie du Lac de Lugano. La lumière est toujours assez terne, même si de temps en temps un rayon de soleil perce et vient illuminer la scène qui prend vie quelques instants. Nous attaquons la dernière partie : la pente est forte. Nous sommes curieux de voir par où passe le sentier et si cette dernière partie sera techniquement compliquée. Le chemin navigue avec brio dans le dénivelé et permet de nous élever à chacun de nos pas sans que cela ne pose de problèmes insurmontable hormis nos muscles et notre souffle. En face de nous il y a une magnifique cassure dans la roche, c’est plutôt joli. J’aime bien, mais autre chose me fascine : les nuages ou plutôt la masse nuageuse au-dessus de ma tête. Elle est très sombre, mais étrangement texturée et surtout bien distincte du reste du ciel. Cela donne un petit côté presque menaçant, surtout avec les rafales tempétueuses que nous devons affronter par moment. Nous sommes presque arrivé à la télécabine. Nous devons lutter avec le vent qui nous coupe le souffle par moment tellement il est puissant, c’est impressionnant ! Heureusement à plusieurs endroits nous sommes protégés de ces rafales. Nous voilà arrivé à destination ! Nous sommes contents de notre petite performance. Nous avons encore du temps avant que la dernière cabine ne descende. En attendant nous allons explorer le sommet. Là encore le vent nous balaye d’une rare violence. Il y a une gigantesque croix qui est sûrement visible très loin à la ronde mais que nous ne trouvons pas très esthétique. Ce sommet est assez intéressant quand même car la vue est vraiment superbe : d’un côté le Lac de Lugano et de l’autre cotée une magnifique vue sur le Lac Majeur, doré par le reflet du soleil. Au fond, derrière Locarno, se dessine aussi une belle vue sur les Alpes. C’est en quelque sorte une promesse de centaines de belles randonnées. Nous nous remettons à l’abri du vent un peu en contrebas. Je ne suis pas encore trop fatigué et surtout trop curieux. Je vais donc redescendre à pied pendant que Blandine m’observera depuis la télécabine. Je ne traîne pas. La descente permet de faire une belle boucle. Une descente en VTT suit par moment le chemin. Il n’y a heureusement pas grand monde. Me voilà déjà arrivé près du sommet suivant : Cücch. Mon angle de vue se modifie quelque peu. Je redescends maintenant une jolie prairie herbeuse sur un sentier qui ne cesse de se contorsionner. Plus bas, je rejoins un chemin assez large et je m’enfonce dans une forêt incroyable : Il n’y a que des bouleaux à perte de vue, c’est une ambiance magique, j’adore ! J’ai aussi la chance d’avoir un peu de lumière qui vient donner de la vie à cette belle scène. Vous allez rire, mais pour moi c’est je pense le moment que j’ai préféré sur cette randonnée. Arrivé au Passo di Monte Faëta Forcola, il y a une magnifique place de pique-nique équipée et tout confort. Je bifurque sur la gauche. Le chemin est agréablement plat sur un petit kilomètre, c’est parfait pour récupérer un peu d’énergie. Je passe par l’alpage di Cime Pianca, magnifiquement entretenu. Je continue à perdre de l’altitude. J’emprunte maintenant un chemin relativement accidenté. J’avance néanmoins d’un bon pas. Je n’ai pas envie de traîner. J’ai rangé l’appareil, car il n’y a pas de lumière et tout est terne. Arrivé au point 758, je bifurque à nouveau sur la gauche. Je passe par un petit pont en bois séculaire. Il y a quelque chose de féérique par ici, mais je ne m’attarde pas. Le sentier remonte et rejoint la route qui va me mener à mon point de départ. Juste avant d’arriver à la voiture je croise Blandine et nous finissons de découvrir ensemble le petit village avant de repartir vers la suite de nos aventures. Je pense qu’entre la fatigue du trajet et le manque de lumière nous n’avions pas les meilleures conditions pour vraiment apprécier la beauté du paysage. Je pense que le mieux sera d’aller juger par vous-même. Je vous laisse néanmoins quelques photos. Je me réjouis de lire vos commentaires. Sinon pour la technique : Distance : env. 13.3 km Dénivelé : env 1000m Durée : env 5h (selon suissemobile en été, comptez plus) Difficulté : T2. L’itinéraire ne présente pas de réelles difficultés techniques. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.85&E=2708334&N=1098441&layers=Wanderland&trackId=1326805729

Edit
Good months