Boucle Lago di Tomé – Bassa di Partus (depuis Broglio, Val Lavizzara) needs route

Une boucle sauvage et peu fréquentée qui mène à un lac turquoise niché entre les rochers, avec une traversée du col vers le Val Partus et vue sur le Corona di Redorta. Les forêts de mélèzes, les cascades et l'ambiance alpine variée rendent l'effort largement récompensé.

route 17.5 km 1800.0 m D+ 8.67 h 1 days (claimed)

Lago di Tomé · Capanna Tomeo · Bassa di Partus · Val Partus · Corona di Redorta · Broglio · San Carlo · Ri di Tomé · Ri di Pertus

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Sources

Après notre sortie au Monte Léma, un excellent repas le soir et surtout une nuit de sommeil, nous voilà prêt à affronter

fb · Daniel Borloz · 2024-10-25 · open original

Après notre sortie au Monte Léma, un excellent repas le soir et surtout une nuit de sommeil, nous voilà prêt à affronter notre deuxième randonnée sur sol tessinois : Le Lago di Tomé. La météo est bien meilleure que le jour précédent. Le ciel est d’un magnifique bleu. Il n’y a pas de nuages, c’est ce qu’on appelle un changement radical ! Le départ se situe à Broglio, au début du Val Lavizzara. Pour arriver là-bas nous devons traverser le Val Maggia, dévasté à fin juin par les intempéries et un énorme glissement de terrain. C’est extrêmement impressionnant. Un pont temporaire a été mis en place à un endroit, l’autre ayant été détruit par la rivière coupant la vallée en deux. Arrivé sur place, nous nous parquons et nous voilà parti pour une nouvelle aventure ! Nous commençons par traverser le lit de la Maggia par un pont. La rivière s’écoule tranquillement dans un immense lit qui paraît bien inoffensif, bien qu’il reste des traces de débordement, ainsi que des engins de chantier à gauche et à droite pour remettre en état les berges. Nous quittons rapidement la route goudronnée pour rejoindre un sentier qui s’élève un peu au-dessus. Nous sommes plongés dans une forêt plutôt dense où ne pénètre pas vraiment la lumière. Le chemin est un faux-plat, ce qui est parfait pour se chauffer doucement les muscles. Mes quadriceps étant encore fortement rouillé par la sortie du jour précédent. Après un petit kilomètre, nous traversons le Ri di Tomé. Arrivée sur l’autre rive, le soleil vient frapper par endroit les arbres. C’est un magnifique contraste. Nous allons devoir remonter ce torrent, entourés de sommets de chaque côté. La végétation est toujours dense. A peine avons-nous passé une barrière qu’une chèvre nous accueille et nous montre la voie à suivre sur facilement une centaine de mètres. C’est plutôt rigolo, car elle prend son rôle d’ouvreuse très au sérieux. Nous croisons quelques randonneurs redescendant probablement de la Capanna Tomeo situé plus haut. Au bout d’un moment, voyant que nous sommes décidés à continuer, la chèvre finit par nous laisser passer. Les arbres sont magnifiques avec parfois d’immenses troncs. Il n’y a pas beaucoup de vue, mais le sentier est bien plus agréable que le jour précédent. Nous sommes vraiment contents d’être ici. Plus nous prenons de l’altitude et plus la végétation se transforme. Par endroit nous devons traverser des zones un peu plus caillouteuses, mais dans l’ensemble c’est plutôt facile et régulier en plus d’être agréablement varié. Peu après 1000m d’altitude, le sentier se corse : Nous devons travers plusieurs lits de ruisseaux qui se jettent dans le Ri di Tomé et surtout qui ont modifié le tracé originel. Nous nous contentons de suivre la sente, mais c’est impressionnant de voir comment l’eau a pu transporter d’énorme bloc de rochers et ravager certains endroits ! Il faut être souple sur ses appuis par endroits. Le sentier redevient large. Il suit d’ailleurs a peu de choses près le tracé d’une grosse canalisation enterrée qui doit probablement être une captation d’eau potable plus haut. La conséquence est que l’aménagement du sentier est parfait. Il y a de beaux escaliers de pierres naturelles. C’est idéal pour prendre de l’altitude facilement. Lentement, mais sûrement, nous prenons de la hauteur et nous nous rapprochons de notre objectif du jour. Je l’avoue depuis le départ, j’ai un peu de peine à progresser et je regrette de ne pas avoir suivi l’idée de Blandine de redescendre en télécabine le jour précédent. Bon il ne me reste qu’à assumer… Nous arrivons au pied d’une jolie cascade où nous profitons d’une petite pause. Le chemin grimpe vraiment bien ici. Nous pénétrons à nouveau dans une petite forêt. Ce n’est que maintenant que je remarque qu’il n’y a plus de feuillus, mais de magnifiques mélèzes qui sont venus les remplacer. La végétation se fait plus rare. La Capanna Tomeo n’est plus très loin. Nous y sommes presque, c’est une magnifique cabane entièrement rénovée. Il y a un incroyable jardin, parfaitement entretenu, avec une pelouse presque digne d’un golf. C’est assez surprenant et très mignon. Au passage nous validons le QR Code pour le challenge des 26 sommets et avant de nous arrêter, nous allons voir le Lago di Tomé situé en contrebas. Nous bifurquons donc sur la droite et passons par le jardin pour prendre un sentier qui descend et qui nous mène vers un endroit absolument merveilleux où se trouve le Lac qui se niche au milieu de rochers. La couleur du lac est superbe, entre émeraude et turquoise très foncé. Honnêtement il n’y a rien à envier à d’autres lac bien plus connu et cerise sur le gâteau, nous y sommes absolument seul. Nous avons l’endroit pour nous ! C’est un luxe inouï ! Blandine en profite pour prendre un bain rapide, car l’eau est plutôt fraîche. Dans tous les cas c’est un vrai petit Bonheur d’être là et d’avoir accès à cet endroit extraordinaire au creux des montagnes. C’est un peu à contrecoeur que nous remontons et cette fois-ci faisons un arrêt boisson et tarte à la cabane où un très gardien nous accueil. L’intérieur est vraiment bien rénové. La tarte me permet de reprendre quelques forces. Nous décidons quand même de continuer sur notre plan initial qui consiste à réaliser une boucle. Nous repartons donc, cette fois-ci sur la gauche, en direction du Bassa di Partus, situé un peu plus de 400 mètres plus haut. Le sentier est composé de pierres, de terre et d’herbes. J’aime assez ce type de terrain. On sent que le chemin est tout de suite un peu moins aménagé et fréquenté que la première partie et c’est tant mieux. Même si nous n’avons pas croisé beaucoup de monde. J’avance très lentement et je dois faire de nombreux arrêts, l’énergie me manque aujourd’hui et le bas de mon corps proteste. La vue s’ouvre doucement sur les sommets alentours qu’ils soient proches ou de l’autre côté du Val Lavizzara. Après pas mal d’effort, nous arrivons à une belle bâtisse en pierre érigée il y a déjà longtemps. Je trouve toujours incroyable l’énergie qu’il a fallu déployer pour faire une construction à cette altitude et ce d’autant plus entièrement en pierre. Le sentier est un peu moins visible et nous cherchons la suite de la sente pendant un instant. C’est dans ces moment que la carte et le gps sont pratiques pour se resituer. Le col n’est plus très loin. J’aime ces moments où ma curiosité grimpe en flèche et me pousse en avant, curieux de voir ce qu’il y a de l’autre côté. Nous voilà arrivé au point le plus élevé de la randonnée à 2156m. La vue s’ouvre enfinsur l’autre vallée : Le Val Partus ! C’est vraiment une autre ambiance, j’adore. Il y a un côté un peu plus alpin avec un sommet, le Corona di Redorta qui culmine à 2804m et nous domine complétement, c’est impressionnant. Nous ne restons pas longtemps sur le col, car il y a de fortes rafales de vent. Nous nous mettons un peu en contrebas, à l’abri pour une nouvelle pause. Je suis content d’être arrivé jusqu’ici, même si je sais qu’un bon trajet nous attends encore pour retourner au point de départ. Cela fait un moment que j’avance au mental et je vais devoir continuer comme ça encore longtemps. Je me réjouis toutefois du pierrier, j’aime ce genre d’environnement où je me balance d’une pierre à l’autre. C’est reparti. Même avec les jambes raides, c’est avec un nouvel entrain que nous amorçons la descente. Un pierrier est toujours une affaire de mental, car la progression n’est jamais rapide. Celui-ci ne fait pas exception. Une fois celui-ci traversé, nous rejoignons la végétation et retrouvons un chemin où se mélange l’herbe, la terre et les pierres. Il faut faire attention, car le chemin est un peu humide que de l’autre côté. Nous essayons donc de garder toute notre attention, même s’il y nous reste encore beaucoup de dénivelé négatif. La vue s’ouvre devant nous sur un océan de verdure, un peu de magie s’offre à nous : Tous les sommets sont recouverts de forêts d’un magnifique vert. L’après-midi est déjà là. Le fond de la vallée est déjà plongé dans l’ombre. Les contrastes sont superbes. On se sent vraiment transporté dans un autre monde. Le sentier s’incline un peu plus. Je glisse sur une pierre et atterri sur les fesses. Heureusement plus de peur que de mal. Je redouble de prudence pour la suite. Nous passons maintenant par un chemin assez étroit qui serpente dans la falaise. Au détour d’un virage, nous tombons littéralement nez à nez avec un très jeune chamois, aussi surpris que nous. Le plus surprenant c’est qu’il ne détale pas tout de suite. J’ai le temps de le prendre en photo. J’ai l’impression qu’il a la gueule abimée, car elle est rouge et gonflée à un endroit. Soit il est malheureusement malade ou alors il a fait une chute et s’est fait mal. Difficile à dire. Nous nous faisons fasse de longues secondes, c’est fascinant. Il finit par partir tranquillement pour se cacher un peu plus loin. Nous repartons, content de cette magnifique rencontre, avec toutefois un petit pincement au cœur en songeant qu’il doit sûrement souffrir. Nous nous reconcentrons sur le chemin : il y a un passage très humide, heureusement câblé pour nous rassurer. Oui la chute ici n’est pas permise. Nous nous rapprochons du fond de la vallée et du lit d’un autre torrent : le Ri di Pertus. En nous retournant nous voyons une belle chute d’eau qui rejoint le ruisseau. Ici aussi le sentier semble avoir été modifié récemment. Nous arrivons par un autre chemin vers le lit, c’est impressionnant. Il y a encore un petit reste d’avalanche. Nous marchons d’ailleurs sur la neige sur quelques mètres, c’est assez marrant. Là encore, le chemin a été emporté et une vague sente a été dessinée. Il faut crapahuter par et sur les rochers. Nous retraversons un autre lit de ruisseau à sec. Difficile à dire si nous sommes sur le bon itinéraire, il semble que oui, aucune marque de passage. Nous escaladons les rochers pour retrouver un peu de hauteur et finalement tombons exactement sur le chemin, ouf ! A partir de là, la progression est heureusement plus simple. Cependant nous notons qu’il n’y a quasi pas de balisages. A plusieurs endroits, il y a plusieurs sentes que l’on peut emprunter, impossible à dire laquelle est l’officielle. Nous vérifions donc très régulièrement que nous nous trouvons toujours plus ou moins sur l’itinéraire. Le terrain est maintenant définitivement herbeux, mais parsemé de rochers. Nous retrouvons aussi un troupeau de vaches qui paissent ici. Les contrastes sont toujours aussi beau. Nous avons retrouvé le couvert de la forêt. Le sentier est très agréable. Le balisage est très parcimonieux. On sent que l’itinéraire est peu usité. Nous arrivons sur un petit replat où un chemin descend sur la gauche. Devant nous il y a des rochers. La fatigue aidant, je ne me pose pas de questions et commence à descendre, ce n’est qu’après deux cents mètres, au moment où nous rejoignons le lit de la rivière que je me dis qu’il y a quelque chose qui ne joue pas. Effectivement nous avons pris un chemin qui va vers un petit ouvrage d’art. J’imagine une prise d’eau ou quelque chose d’équivalent. Zut ! Nous devons donc rebrousser chemin. Je dois dire que mentalement c’est compliqué de remonter, mais bon, nous n’avons pas le choix. Je me maudis de ne pas avoir été plus attentif. Nous revenons donc à l’endroit avec les pierres devant nous et nous nous en approchons : Il y a effectivement un passage, qui plus est balisé ! Nous progressons un peu plus rapidement, le terrain devient plus régulier et surtout la pente est un peu plus faible. Nous rejoignons la civilisation par le village de San Carlo, dont la plupart des maisons sont vraiment très bien entretenus. C’est impressionnant, car monter ici en voiture doit être une sacré aventure ! Nous rejoignons justement la route gravillonnée qui nous mène aux maisons suivantes, parsemée de manière régulière le long du chemin. Je ne vous ais pas parlé de la lumière qui est maintenant bien dorée depuis un moment, c’est magnifique et donne une ambiance incroyable à l’endroit. Vers le point 904, nous prenons un ancien sentier qui n’est plus balisé, afin de raccourcir le chemin. La fatigue se fait plus sérieuse. En empruntant ce chemin, nous passons d’abord par quelques maisons en ruine, perdu dans la végétation. Quel changement d’ambiance ! Le sentier est peu couru. Il y a beaucoup de végétation. Nous arrivons à une autre maison, cette fois-ci bien entretenu. Il semble que cela soit la fin d’un chemin de croix. Nous en faisons une partie à l’envers. D’ailleurs peu après la croix suivante, nous bifurquons à nouveau sur un chemin non balisé qui va nous service de raccourci pour rejoindre un pont en contrebas. Au vu des différents changement d’itinéraires et vu que nous sommes très proches du bord très escarpé de la rivière en contrebas, je suis un peu inquiet sur une éventuelle surprise sur le chemin. Je n’ai absolument aucune envie, et force de remonter pour prendre le chemin plus long. Heureusement tout se passe bien et nous arrivons à un joli petit pont en pierre. De là, nous prenons le chemin le plus direct possible qui passe par une église, probablement le début du chemin de croix et finalement sur un chemin bétonné pour rejoindre notre voiture. Quel périple ! Cette randonnée était absolument magnifique sur plusieurs plans : C’est superbe, sauvage, peu fréquenté, le lac est exceptionnel, le terrain est varié. En résumé une superbe boucle, certes où il faut un peu d’endurance, mais on est largement récompensé. Qu’en pensez-vous ? Connaissez-vous l’endroit ? Comme à mon habitude, je vous partage quelques impressions glanées lors de cette sortie. Je me réjouis de vous lire vos retours. Sinon pour la technique : Distance : env. 17.5 km Dénivelé : env 1800m Durée : env 8h40 (selon suissemobile en été, comptez plus) Difficulté : T3. Un pied sûr est un élément important. Le sentier a été modifié sur plusieurs traversée de lits de torrents, ce n’est pas toujours évident. La descente depuis Bassa di Partus se fait dans un pierrier qui n’est pas très compliqué, mais plutôt long. Pour rejoindre le Ri di Pertus il y a un passage assez escarpé et humide avec une chaîne. Sur la descente depuis le col, savoir s’orienter est une nécessité : Il y a très peu de balisage par endroit. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=2.84&E=2695947&N=1136905&trackId=1513522443&layers=Wanderland

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Good months