Dent de Broc par la face nord (aller-retour depuis Broc) needs route

Une montée par la face nord à travers forêts, prairies et chalets, avec une arête finale vertigineuse et un panorama grandiose sur les Préalpes. La descente au crépuscule sous la lune offre un moment magique au-dessus du lac de la Gruyère.

route 9.0 km 1180.0 m D+ 5.33 h 1 days (claimed) Sep

Dent de Broc · Broc · Les Plains · Grosses Ciernes · Brenleire

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Sources

Par une belle fin de journée d’été, je me suis dit qu’il était temps de retourner sur un sommet que je n’avais pas gravi

fb · Daniel Borloz · 2026-09-04 · open original

Par une belle fin de journée d’été, je me suis dit qu’il était temps de retourner sur un sommet que je n’avais pas gravi depuis bien longtemps : la Dent de Broc dans mes belles Préalpes fribourgeoises. Je décide de me parquer à Broc et de faire un simple aller-retour, en passant par la face nord, ce qui me semble être le plus bel itinéraire pour y aller. L’avantage : cela ne monte qu’une fois ! Après avoir marché au bord de la route une bonne centaine de mètres, l’itinéraire bifurque sur un chemin herbeux. C’est idéal pour se chauffer tranquillement, même si, on ne va pas se mentir, il fait chaud ! À peine plus loin, la pente s’accentue. Je prends un rythme plus lent afin de pouvoir avancer de la manière la plus régulière possible. Vu que je suis encore dans mon entraînement pour mon prochain trail où les bâtons sont interdits, je le fais bien sûr sans ces derniers. Je prends de l’altitude dans la forêt, ce qui est plutôt agréable, puis je rejoins une petite route qui amène vers les Plains. La vue sur le lac de la Gruyère est merveilleuse. On pourrait presque parler d'une journée d’été idéale avec le vert des prairies au premier plan. La montée est à nouveau agréable, sur un chemin forestier. Ce répit n’est que de courte durée ; je me retrouve bien vite sur un sentier et cette fois-ci ça grimpe sérieusement. La pente est forte et régulière. J’arrive dans une nouvelle clairière avec le chalet des Grosses Ciernes en vue. Les vaches paissent tranquillement au loin. Peu après, je vois un rapace dans le ciel ; il se rapproche et fait des passages réguliers au-dessus de moi. J'en profite pour l’observer et pour prendre une première grande pause. L’oiseau est fascinant et majestueux : c’est un milan royal, qui tourne dans la prairie à la recherche d’une petite proie. Malheureusement, le soleil n’attend pas et si je veux arriver au sommet avant qu’il ne soit couché, je vais devoir mettre les bouchées doubles. Ce passage dans la prairie, bien que très simple, est plutôt casse-gueule : un mélange de terre séchée et de jolies pierres rondes, un combo parfait pour des chutes. Je sais déjà que la descente va être folklorique ici. Je rejoins le couvert des arbres. La pente s’accentue, heureusement que le sentier reste bon. Je zigue et je zague, tout en m’élevant dans la forêt. Bientôt, j’arrive sur l’arête, où commence une course alpine permettant de rejoindre le sommet par la roche, mais là n’est pas mon but du jour. Je redescends donc dans la face sud puis longe la paroi pour arriver au début de la partie balisée en bleu, car oui, la fin est vertigineuse. Le fin sentier longe la paroi et le vide est très présent. Le faux pas n’est absolument pas permis. Une fois ce premier passage franchi, il faut maintenant crapahuter pour prendre de l’altitude et atteindre l’arête finale. Le vide est omniprésent, mais quelle vue ! Où que l’on regarde, le panorama est grandiose ! J’ai de la chance, je suis arrivé juste à temps. Le soleil va bientôt se coucher. Je décide de ne pas trop traîner. Je prends quelques images pour immortaliser ce moment unique, puis je me remets en route dans le sens inverse. Je prends beaucoup de temps pour la première partie, très engagée. J’assure chacun de mes pas. Heureusement, tout se passe bien. J’arrive à l’embranchement avec les autres itinéraires. Je me retourne et j’ai la chance d’assister à un lever de lune au-dessus de Brenleire absolument magique. C’est un nouvel instant privilégié. Pendant que le crépuscule s’installe, c’est parti, je commence la descente. J’avance d’un bon rythme. Je souffle fort quand il faut remonter sur l’arête pour basculer dans l’autre face. J’allume ma frontale, l’absence de lumière se fait sentir et surtout, le terrain ne permet aucune chute. Je rejoins l’orée de la forêt, au-dessus des Grosses Ciernes. Les lumières de la civilisation sont allumées. Le lac reflète la lueur du ciel. Un autre instant suspendu dans l’éternité. J’en ai le souffle coupé. Après cette magnifique vision, je range mon matériel et reparts tranquillement. Je sais déjà que je risque de glisser dans la prochaine section : c’est pentu et la sente est un mélange de poussière, de terre et de pierres. Cela ne manque pas, à peine cinquante mètres plus loin, mon pied glisse et je me retrouve sur les fesses sur un petit mètre. Heureusement, je suis bien rembourré et je ne me fais pas mal. Je continue avec une prudence redoublée, mais cela ne suffit pas : cent ou deux cents mètres plus bas, me revoilà sur les fesses, décidément ! Je crois qu’il est temps de changer de chaussures. Je me place juste à côté de la sente, dans l’herbe et là, ça tient un peu mieux. Je reprends un bon rythme. Vous connaissez le dicton : jamais deux sans trois ! Et effectivement, avant de passer dans la forêt, troisième glissade. J’aurai eu droit à un massage gratuit des fesses sur cette partie ! Je repars et m’enfonce à nouveau dans la forêt. J’arrive sans encombre sur le chemin forestier. Je continue ma progression. J’ai fait le plus gros. Le dernier bout se passe, lui aussi, très bien. Je fais très attention le long de la route, car il peut toujours y avoir des voitures qui passent rapidement. Finalement, j’arrive sain et sauf jusqu’à mon point de départ. Content et heureux de cette magnifique sortie. Je n'en attendais rien et finalement la beauté de la nature m’a rattrapé. Quelle est l’image qui vous parle le plus ? Je me réjouis déjà de vous lire. Si d’aventure l'impression d’une photo de l'une de mes sorties vous intéresse, n’hésitez pas non plus à me contacter ! Sinon, pour la technique : Distance : env. 9 km Dénivelé : env. 1180 m Durée : env. 5h20 (selon SuisseMobile) Difficulté : T4. La montée finale sur l’arête est impressionnante et nécessite un pied sûr et une absence de vertige ! Lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/978014399?layers=trackLayer%2Cwanderland%2Cslope&E=2575474&N=1160432&resolution=1.34&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer

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Good months