Boucle Teraula d'Avau – Dent de Lys par Lys Derrey needs route

Une montée en fin de journée vers la Dent de Lys avec des couleurs dorées, une vue sur le Vanil des Arstes, les Dents du Midi et le Moléson. Le tronçon crête avec passages câblés et la descente en terrain non balisé font le charme de cette boucle.

route 6.5 km 780.0 m D+ 3.5 h 1 days (claimed) Oct Nov

Dent de Lys · Lys Derrey · Chalet en Lys · Teraula d'Avau · Grosse Côte · Teraula du Milieu · Col de Lys · Terraula du Milieu · Chalet En Lys · Ciernes d'Albeuve

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Sources

Vous le savez, mais je le répète, je n’ai pas encore rattrapé le retard dans mes comptes-rendus …

fb · Daniel Borloz · 2024-11-23 · open original

Vous le savez, mais je le répète, je n’ai pas encore rattrapé le retard dans mes comptes-rendus … L’excuse du jour pour ce nouvel afterwork est de tester ma nouvelle montre connectée. Le challenge est d’autant plus sympa que nous venons de changer d’heure, ça sera donc une sorte de course contre la montre pour arriver au sommet avant que le soleil ne soit couché. J’ai décidé de retourner à un endroit que je commence à apprécier : La Dent de Lys. Me voilà donc à Teraula d’Avau dans les derniers préparatifs de départ. J’ai l’insolence d’alourdir encore mon paquetage habituel avec un trépied. Je me dis que sur un malentendu j’aurais de belles conditions. Enfin bien sûr pour autant que j’y arrive, rien n’est moins sûr. Dans tout les cas ça sera un bon moment dans la nature. Tout ce que j’aime. Les vaches ont déserté les pâturages en hauteur. Quel bonheur de retrouver la quiétude de l’automne. J’aime tellement ces moments où l’on se retrouve seul au milieu de la Nature. Je prends rapidement de l’altitude. Je ne m’arrête pour reprendre mon souffle qu’au moment où je prends une photo. C’est d’ailleurs toujours un excellent prétexte dont j’use et j’abuse pour m’arrêter et ce que je sois seul ou accompagné. J’aime ces couleurs qui tire sur le doré. Le soleil est déjà bas sur l’horizon. Le ciel est voilé, ce qui ajoute au charme. Il fait toujours très chaud. Je suis content d’être en t-shirt pour l’instant. J’arrive rapidement au chalet en Lys. Il y a toujours un peu d’eau dans la zone marécageuse. Le soleil s’y reflète, c’est magnifique. Je n’ai pas encore rencontré âme qui vive, quel Bonheur ! Je décide de m’éloigner un peu du sentier pour monter « droit en haut » et arriver entre le col et Lys Derrey. L’avantage est que je profite comme ça du soleil qui m’éclaire sur toute la montée. J’ai chaud ! Je suis fasciné par ce contraste entre le ciel et le relief qui est vraiment superbe. J’arrive rapidement à Lys Derrey. Je me suis presque étonné moi-même de la vitesse à laquelle j’ai grimpé cette première partie. Je prends une bonne pause ici, afin de profiter de cette vue tellement incroyable sur le Vanil des Arstes illuminé par le soleil. La Nature m’offre des chefs d’œuvres extraordinaire. L’arrière plan est aussi incroyable avec les Dents du Midi ou encore la Tour de Mayen et d’Aï. J’ai une petite hésitation. Est-ce que je continue ou alors je reste là ? En voyant la couche nuageuse qui s’épaissi surtout à l’horizon, je sais que je n’aurais pas vraiment de coucher de soleil. Pour l’instant aucune trace des bouquetins. Je décide de continuer, le plaisir de la randonnée l’emporte. Dans la combe sous Lys Derrey, il y a toute une harde de chamois qui s’amusent. J’ai un peu la flemme de ressortir le zoom, car la luminosité est très basse. Je décide de continuer et les gardant simplement en souvenir dans ma tête. Je descends avec une grande prudence le petit sentier qui contourne le rocher devant moi et commence le premier passage câblé. Un peu plus haut, je croise deux filles avec leur chien. Ma première rencontre humaine du jour. La luminosité baisse graduellement. Je suis content de retrouver la crête après avoir crapahuté dans le terrain. La vue est tout simplement magique, surtout avec un petit voile de brume qui traine dans la plaine. On est clairement dans le merveilleux ! Je continuer à avancer dans la partie technique. Je croise encore deux autres personnes qui me reconnaissent. C’est toujours rigolo de rencontrer des personnes qui vous reconnaissent. Cela me surprend à chaque fois. La vue sur le massif du Moléson est aussi superbe. Un peu de soleil éclaire et met en valeur son relief. J’adore. J’arrive rapidement dans la dernière partie. Il ne reste plus que quelques centaines de mètres dans un terrain plus simple pour arriver à la croix. Je partage le sommet avec une autre personne. J’installe mon trépied et tente quand même de prendre une ou deux photos pendant que le soleil n’est pas encore couché. Je suis toujours autant fasciné par la vue. Où que l’on regarde, c’est prodigieux ! Un peu en contrebas un jeune bouquetin me regarde, les autres sont probablement planqués un peu plus loin. Chaque sommet est une nouvelle victoire sur moi-même. Chaque randonnée me donne la force de continuer à avancer sur le chemin de la Vie avec ses Bonheurs et ses Obstacles. La Nature me ressource toujours, j’en suis toujours autant envoûté. A chaque sortie c’est un plaisir renouvelé. Deux parapentistes me rejoignent au sommet avec leur énorme paquetage. Le temps de deux photos, déballer le parapente et les voilà reparti en bas, non sans un petit stress, car il n’y a pas de vent. A mon tour ! Il est temps de redescendre. Je continue ma boucle en suivant la sente non balisée qui longe la crête. J’aime bien passer par là, c’est plus simple et varié que de devoir désescalader jusqu’au col de Lys. Il faut néanmoins être très prudent sur la première partie, le vide n’est jamais loin et le terrain très incliné. Ma frontale est allumée. Je suis bien content de l’avoir. Je rejoins rapidement Grosse Côte. La descente dans l’immense cône incliné, bien que d’une difficulté modérée, est toujours aussi impressionnante. Je passe non-loin du point 1481 et rejoins ensuite un chemin qui me conduis à Teraula du Milieu. Il ne reste plus qu’à suivre la route goudronnée pour revenir à mon point de départ. Une petite sortie sans prétention, mais qui m’a tellement apporté. J’aime cet endroit, j’aime ces incroyables Préalpes qui me surprennent à chaque fois. Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Je me réjouis d’avoir vos retours ! Sinon pour la technique : Distance : env. 6.5 km Dénivelé : env 780m Durée : env 3h30 (selon suissemobile en été) Difficulté : T4. Un pied sûr et une absence de vertige sont indispensables. De plus il est nécessaire de pouvoir se diriger dans un terrain non balisé à la descente. Entre Lys Derrey et le sommet il y a plusieurs passages câblés où les mains sont nécessaires. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.22&E=2566843&N=1150611&trackId=318705531&layers=Wanderland

La semaine passée, entre deux averses, j’ai quand même eu une opportunité pour faire une petite sortie après le travail.

fb · Daniel Borloz · 2024-06-07 · open original

La semaine passée, entre deux averses, j’ai quand même eu une opportunité pour faire une petite sortie après le travail. L’idée était d’aller admirer cette belle neige de Mai dans mes Chères Préalpes. J’ai donc jeté mon dévolu sur la Dent de Lys. Je me parque dans les hauts des Ciernes d’Albeuve, au lieu-dit : Terraula d’Avau. Je me prépare et m’élance sur le chemin. Il est fait plutôt beau, la lumière est magnifique et il ne fait pas trop chaud, ni trop froid, en bref une météo idéale. Pour la première partie, il suffit de suivre les panneaux blanc-rouge qui mènent au Col de Lys. On sent que le printemps avance. Les vaches ont fait leur apparition en-dessous de moi. L’ambiance change peu à peu. A peine la première clôture franchie, je suis subjugué par la Nature luxuriante. Il y a pléthore de fleurs, c’est magnifique. Je suis vite plongé dans ces superbes parterres de narcisses. J’avais oublié comme c’était joli et cerise sur le gâteau, je suis seul. Je n’oublie néanmoins pas mon objectif d’arriver au sommet avant que le soleil ne se soit couché. J’avance donc avec assurance sur le chemin tout en admirant cette belle Nature qui me transporte rapidement dans un monde loin de notre « réalité humaine ». Je passe près du chalet En Lys. Je suis subjugué par le ciel, rempli d’un voile nuageux qui change à chaque instant. Je me réjouis d’arriver en direction du col, mais avant je dois passer la zone marécageuse qui contient énormément d’eau. Cela passe sans finir les pieds trempés. J’imagine que deux jours auparavant, il aurait été nécessaire d’éviter le chemin. Au fur et à mesure que je me rapproche du col et surtout de Lys Derrey, ma curiosité grandit. Aurais-je le droit à un beau panorama en arrivant sur la crête ? A chaque fois que j’arrive sur une crête, je suis toujours émerveillé par ces tableaux gigantesques que la Nature produit sous mes yeux. Ici encore, et je pourrais dire comme toujours, je suis hypnotisé par cette magnifique lumière dorée qui donne un aspect précieux à tout ce qu’elle touche. J’arrive enfin à Lys Derrey et profite un moment de cette Vue. Que cela soit du côté du Lac Léman, les Dents du Midi, les Tour de Mayen et d’Aï, le Moléson et surtout le Vanil des Artses, tout est superbe ! Je ne sais plus où donner de la tête, même si mon regarde est irrémédiablement attiré par les belles courbes parfaitement illuminées du Vanil des Artses. Un sacré sommet ! Je regarde ma montre, je dois m’arracher à cette vue pour avancer. Je continue donc sur le chemin de crête, une parfaite mise en jambe pour la difficulté un peu plus grande qui s’annonce. Je contourne le rocher par le sentier qui descend. A mon sens, c’est le passage le plus critique, car il n’y a pas vraiment d’endroit pour se tenir et il y a beaucoup de petits cailloux qui glissent sous les chaussures. Je fais attention à chacun de mes pas. Voilà, la principale difficulté est derrière moi. Je mets mes bâtons dans le dos et commence à grimper en utilisant la chaîne à disposition. Le sentier enchaîne des passages presque à plat et d’autres où les mains sont nécessaires pour bien avancer. Le temps file. Je croise deux personnes qui sont entrain de redescendre. Je suis content, je me dis égoïstement que ça sera deux personnes de moins au sommet. Les couleurs dorées deviennent un peu plus oranges à mesure que le soleil descend sur l’horizon. J’arrive enfin au sommet, que je partage avec une autre personne. La vue est vraiment à 360 degrés, c’est tout simplement incroyable. Pour l’instant pas de traces des bouquetins, mais peut être que j’en verrai à la descente. Je ne reste pas jusqu’à ce que le soleil soit couché, car une bande nuageuse sur l’horizon écourte un peu ce moment et cela me donne une bonne excuse pour entamer le chemin de retour. Je continue donc sur la sente qui longe la crête pour rejoindre Grosse Côte. Cette descente se passe assez bien, bien que mon trouillomètre se soit un peu affolé par endroit. Je fais attention à chaque pas. J’avance très prudemment et très lentement car le sol est bien humide par endroit. Je n’ai pas du tout envie de glisser, ni d’imaginer les conséquences d’une chute. Cela passe heureusement, mais à mon sens c’était un peu limite. Évitez le coin quand c’est humide ! La luminosité baisse de minutes en minutes. Me voilà près de Grosse Côte, dommage pas de traces des bouquetins pour l’instant. Je passe près de la crête, quand je vois deux petites cornes dépasser. La tête d’un jeune bouquetin est visible. Je fais un petit détour pour me rapprocher. J’arrive sur la crête et j’en vois quelques-uns en contrebas, dans la pente coté Grand Sex entrain de s’amuser. Il y a aussi quelques chamois qui passent par là. Je n’ai pas le temps de changer d’objectif pour essayer de les immortaliser. Je suis néanmoins content de les avoir vu. C’est à chaque fois un tel privilège ! J’attaque maintenant la descente de Grosse Côte pour rejoindre Terraula du Milieu. Il me semble apercevoir un bouquetin un peu plus bas sur la côte. On verra bien, le crépuscule est là. Je prends mon temps. Ce n’est pas compliqué, mais la pente assez forte, nécessite quand même de rester concentré pour ne pas se faire mal. Effectivement, au milieu de la pente, je croise un vieux bouquetin qui paisse dans les parages. Je n’en avais jamais vu un aussi bas ! Il est majestueux et surtout entrain de muer. Il perd une quantité impressionnante de poil. Avec le peu de lumière, j’ai quand même réussi à prendre quelques photos. J’ai trouvé qu’il se déplaçait en boitillant légèrement. Peut-être simplement l’âge ? Je continue mon chemin à travers les champs et j’allume maintenant ma frontale. Il me reste une combe à traverser avant d’arriver au chalet. Il y a des champs entiers de narcisses ici aussi, c’est extraordinaire. Vous n’aurez pas d’images, car la nuit est tombée. Je passe devant le chalet et rejoins peu à peu la civilisation et ma voiture. A mon retour, en triant mes photos, je remarque que le bouquetin était en pleine mue, avec d’énormes trous. Vu que c’était très sombre, c’est difficile à dire si c’était simplement la mue ou quelque chose de plus grave, d’autant plus avec la désagréable impression qu’il se déplaçait en boitant. J’ai craint qu’il ne soit vraiment malade. J’ai donc contacté le responsable de la zone de la Dent de Lys pour lui soumettre la photo et en discuter. Il m’a rassuré, c’est simplement une grosse mue qu’ils font tous les printemps, ouf ! C’est sur cette note positive, je vais arrêter mon récit. Il s’agit vraiment d’un endroit magnifique qu’il s’agit de préserver et de respecter. Je suis désolé pour le nombre de photos, mais le choix était trop difficile, j’espère néanmoins qu’elles vous plairont. Je me réjouis de lire vos ressentis et vos commentaires. Sinon pour la technique : Distance : env 6.5km Dénivelé : env 780m Durée : env 3h40 (selon suissemobile à pied en été) Difficulté : T4. A la montée il y a plusieurs passage chaîné et où il est important de ne pas être trop sensible au vide. La descente se fait sur une sente très pentue. Je déconseille très fortement d’y aller par temps humide. Par ailleurs, il est nécessaire de pouvoir se repérer dans le terrain sans marquage. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.57&E=2566791&N=1150024&trackId=318705531&layers=Wanderland

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Good months