La Gummfluh par le Plan de Comborsin et le Gour de Comborsin needs route

Un parcours sauvage et spectaculaire, du fond de vallée du Comborsin jusqu'à la croix de la Gummfluh, avec des passages câblés et une vue à 360 degrés sur les Alpes. Le retour par la forêt et la fin de journée au crépuscule sont également très appréciés.

route 10.6 km 1170.0 m D+ 5.5 h 1 days (claimed) Sep Oct Nov

Gummfluh · Gour de Comborsin · Plan de Comborsin · Pointes de Sur Combe · Ruisseau de Comborsin · Trittlisattel · Tête de l'Âne · Chalberhöni · Chalet de Wilde Bode · Cabane des Choucas

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Sources

Le jour après mon incroyable aventure au Raimeux (donc oui il y a quelques semaines en arrière), j’ai encore eu l’opport

fb · Daniel Borloz · 2024-12-28 · open original

Le jour après mon incroyable aventure au Raimeux (donc oui il y a quelques semaines en arrière), j’ai encore eu l’opportunité de profiter de ce qui me semble sûrement être la dernière grande randonnée de l’été indien pour 2024 : La Gummfluh. C’est un sommet que j’avais en ligne de mire depuis plusieurs années, sans toutefois avoir pris le temps de m’y attaquer. Il est revenu à mon bon souvenir lors de notre sortie à la cabane des Choucas avec mon Pti Gars. Je pense qu’il fallait simplement que j’attende le bon moment et le bon alignement des planètes… Je me parque au point 1398 après Chalberhöni au-dessus de Gstaad où se trouve un peu d’espace pour quelques véhicules dans le virage. Il fait plutôt frisquet. La route, à l’ombre, est bien givrée. On sent que les températures diminuent. En m’équipant, je remarque que mon appareil photo est presque déchargé ! Quelle poisse ! Pourtant j’ai mis sa batterie à charger le soir précédent, je ne comprends pas ce mystère. Je vais donc devoir me limiter drastiquement dans son utilisation, car il est presque vide. Je sais déjà que je ne terminerai pas la sortie avec, quel dommage, mais bon, je n'ai pas le choix et je me lance ! Encore dopé par la sortie du jour précédent et aussi par l’heure avancée, je prends un pas soutenu pour arriver au sommet avant que le soleil ne soit couché. L’effet secondaire bienvenu c’est que cela permet de me réchauffer. Il fait vraiment froid dans le coin. Je passe par le chemin balisé en blanc-rouge qui longe le Ruisseau de Comborsin : C’est magnifique et sauvage. Je suis vraiment dans un fond de vallée. J’ai l’impression d’être loin de tout, quel pied ! Le soleil éclair la pente orientée au sud, mais je reste en contrebas, dans le froid. C’est une sacrée différence d’ambiance. Arrivée vers le Plan de Comborsin, juste après le point 1570, je suis gratifié d’une vue absolument merveilleuse sur l’immense rocher constitué des Pointes de Sur Combe. C’est tellement fascinant. Vais-je vraiment devoir grimper par là-bas en haut ? Je me demande bien comment. Quel mystère ! C’est tellement étonnant de se dire que la Gummfluh qui se trouve derrière est encore plus haute. Il y a aussi un tel contraste entre la prairie gelée et froide où je me trouve et les sommets devant moi illuminé par une belle lumière ! J’arrive heureusement à m’arracher de cette vision et commence à monter la pente sud. Je rattrape le soleil, la différence est immédiate ! Je continue pour me diriger vers le Gour plus haut. Me voilà arrivé à cette petite gouille où il ne reste plus d’eau en cette période. L’endroit reste toutefois super impressionnant : Une belle cuvette, entourée de hauts sommets. Il doit y avoir une quantité incroyable de neige au printemps par ici ! Le sentier présente maintenant un tout autre aspect : étroit, au bord de la falaise avec un vrai caractère alpin. Je retrouve l’ombre et surtout je fais attention à mes pas car le sol est en partie gelé. Il y a quelques chaînes par endroit pour sécuriser le passage. C’est vraiment génial, car depuis en bas il n’est pas vraiment possible de deviner par où ça passe. J’ai une belle vision d’ensemble sur la vallée, mi-glacée, mi-ensoleillée avec les hauts sommets enneigés au loin. Je traverse un énorme pierrier, qui offre une vue super esthétique sur le sommet. Je rejoins le sentier de crête au point 1850. Me voilà à nouveau pendant quelques instants dans une belle forêt d’épineux. Un peu plus haut, il y a un passage vraiment spécial au travers d’un petit gouffre, avec de la roche tout autour de soi, c’est vraiment fabuleux. Jusqu’ici, l’ambiance alterne entre soleil et ombre. Dès que je rejoins le panneau peu après le point 1952, je quitte le chemin balisé pour prendre la sente étroite qui part sur la droite. Ça commence à bien grimper. Je vois d’autres personnes en train de descendre, même si je n’ai pas de doute, cela confirme bien que le passage est le bon. Plus je monte, plus la végétation se faire rare. Je suis vraiment à la frontière entre le monde minéral et végétal, éclairé par un généreux soleil qui réchauffe le cœur et l’âme. L’itinéraire traverse des pentes plutôt fortes, ce n’est pas compliqué, mais simplement impressionnant. Un peu après il y a un gros pierrier qu’il faut travers. Il faut ensuite remonter la pente toujours forte dans un terrain assez instable. Il faut prendre de bons appuis pour progresser. Je vois pas mal de personnes descendre. Je suis content, c’est tout ça de moins qu’il y aura en haut. Il reste encore un peu de batterie dans mon appareil, mais je sais, à mon plus grand dam, que cela ne suffira pas. Je suis maintenant au pied d’une énorme paroi rocheuse. Il y a une vire câblée qui part sur la droite et qui permet de remonter la paroi par un étroit passage. Il y a vraiment pas mal de vide. Le faux pas n’est pas permis. J’arrive enfin au dernier col. Il y a un gros bouquetin tout en contrebas, niché dans l’ombre. Je fais l’impasse de la photo, car il est trop loin. Je remonte les derniers cinquante mètres en crapahutant dans le terrain plutôt pentu. Il y a une vague sente, puis d’un coup, j’arrive sur la cime d’une espèce de demi-cirque en pierre avec la croix du sommet qui trône au point le plus élevé. C’est une croix vraiment magnifique. Les mots me manquent, car l’endroit est d’une beauté à couper le souffle. La vue à 360 degrés est tout simplement exceptionnelle à tous les niveaux ! Le léger voile de brume en plaine contribue à la magie du moment. Le soleil est bas sur l’horizon, mais j’ai finalement pas mal de marge encore. On voit très bien le Cervin, la Dent Blanche, la Dent d’Hérens, les grandes Bernoises, la Becca d’Audon, Brenleire et Folliéran, une partie de mes chères Préalpes et tant d’autres. L’endroit offre aussi un point de vue plongeant et fascinant sur la Videmanette et le Rübli. Je suis seul en haut pour l’instant. Une chance inouïe. Au fur et mesure que le soleil descend sur l’horizon, les couleurs virent au doré, c’est extraordinaire. Et ce doit arriver, arriva : mon appareil photo a produit sa dernière image, les batteries sont vides. Je le prends comme un signe et décide d’amorcer ma descente, même si les couleurs auraient pu être encore plus exceptionnelle, mais je préfère jouer la carte de la prudence et éviter une certaine frustration à ne pas pouvoir le partager avec vous. Je prends mon temps pour le passage câblé. A chaque fois que je monte, je crains la descente, mais honnêtement cela s’est mieux déroulé que je ne l’eusse crû. Je retrouve le pierrier à descendre. J’essaye de trouver le chemin le moins glissant pour rejoindre la sente qui va traverser les différentes pentes. Le ciel est maintenant d’un orange puissant. C’est tellement beau. J’avance d’un bon pas lorsqu’au détour d’un virage, je me fais siffler par un jeune bouquetin, fier, à une quinzaine de mètre de moi, qui se demande ce que j’ai l’outrecuidance de faire sur son territoire. On se regarde quelques longues secondes, sans bouger, jusqu’à ce qu’il parte plus loin. Je vois toute une harde de ses jeunes congénères qui redescendent tranquillement des pentes au-dessus de moi. Quel dommage de ne pouvoir partager cela avec vous. Mais ça sera l’occasion d’y revenir. La luminosité commence à baisser au moment où je rejoints le sentier balisé près du point 1952. Il me reste encore un peu de chemin à faire pour arriver à mon point de départ. J’essaye de garder un bon rythme. Je passe Trittlisattel. Je découvre de nouveaux paysages. Le passage dans la forêt est de toute beauté. Vous n’êtes pas obligé de me croire sur parole, je ne peux que vous conseiller de vous y rendre, c’est vraiment superbe. Le sentier contourne la Tête de l’Âne par un petit pierrier, me voilà dans une nouvelle forêt qui fait peu à peu place à une prairie. Les traces de civilisation se multiplie avec le chalet de Wilde Bode un peu plus bas. Le crépuscule est installé. Je décide de ne pas encore allumer la frontale. J’aime progresser dans la pénombre. Le chemin descend maintenant de manière régulière dans la pente nord, gelée. Heureusement tout se passe bien. Arrivé au point 1462, je retrouve un chemin carrossable. Le crépuscule est plus qu’installé. Il ne me reste plus qu’une dernière ligne droite, j’ai un petit doute sur le chemin. C’est fou quand les perspectives sont différentes la nuit, mais me voilà arrivé à la voiture, sain et sauf. Encore une sortie de tous les superlatifs. Entre vous et moi, je ne m’attendais pas à faire quelque chose d’aussi exceptionnel. Encore un endroit où je me réjouis de revenir (avec une batterie chargée). Qu’en avez-vous pensé ? Est-ce que vous avez déjà mis les pieds dans le coin ? Je me réjouis d’avoir vos avis et vos commentaires. Sinon pour la technique : Distance : env. 10.6 km Dénivelé : env 1170m Durée : env 5h30 (selon suissemobile en été) Difficulté : T4. Un pied sûr et une absence de vertige ne sont pas une sinécure ici. Après le Gour de Comborsin, le chemin est étroit et nécessite de l’attention jusqu’à rejoindre l’arête. Le sentier depuis le point 1952, n’est plus officiellement balisé bien que parfaitement tracé. La montée finale vers la Gummfluh nécessite l’usage des mains dans la vire. Bien qu’elle soit sécurisée avec un câble sur une grande partie, une grande attention est nécessaire là-encore. La dernière partie jusqu’à la croix est assez aérienne. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2582619&N=1143204&layers=Wanderland&trackId=1419334662 PS: Et pour ceux que ça intéresse, le mystère de la batterie déchargée a été résolu: La multiprise où est branchée le chargeur n’était pas branchée …

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Good months