Une semaine après ma première sortie à ski de randonnée, la première couche de neige à bien fondu en Gruyère. Je décide donc de profiter du dernier jour d’ouverture officielle de la route qui mène au parking des Baudes (oui c'était à fin novembre), pour faire ce qui sera probablement ma dernière petite randonnée à pied de 2024 : Une fin de journée au Vanil du Van ! Je n’étais pas 100% sûr des conditions que j’allais avoir, car je n’avais pas de vue sur la face depuis. J’ai dû faire quelques suppositions avec les webcams du Moléson et ma connaissance du lieu. Heureusement au moment d’approcher du parking en voiture, je vois que la face est bien dégagée, je pense que ça va le faire. Je me réjouis ! Me voilà parqué. Je me prépare rapidement. Je décide pour une fois d’ajouter un peu de poids à mon paquetage avec un trépied et je me mets en route. L’après-midi est déjà bien entamé et le soleil va se coucher tôt. Cela me fait un petit challenge. Il fait plutôt chaud pour l’instant, ce qui est agréable. Il y a un léger voile de brume dans la vallée de l’Intyamon, mais ici, dès le départ, j’ai un magnifique soleil qui m’éclaire, quel Bonheur. J’entame la montée avec entrain et je regarde souvent ma montre. J’essaye d’emprunter une trajectoire aussi directe que possible pour grimper. Il y a un peu de neige par endroit, mais la progression se passe plutôt bien. A mesure que je prends de l’altitude, mon esprit prend de la hauteur et se libère, c’est toujours un tel plaisir ! J’avance bien. C’est positif, car le soleil, quant à lui, s’approche à grande allure de la ligne d’horizon. Vers le chalet au point 1585, je traverse une petite zone enneigée et je manque presque de faire une lamentable chute en glissant, mais heureusement je me rattrape tel un funambule au dernier moment. Je note consciencieusement de faire attention sur le retour si je passe par ici. Un peu plus haut, je croise un randonneur avec qui j’échange quelques mots. J’aime ces rencontres en montagne, il y a toujours quelque chose à apprendre à et partager ! Je dois maintenant traverser un névé sur une bonne dizaine de mètres. La neige est plutôt meuble, ce qui me permet d’ancrer chacun de mes pas. Pour une fois je me sens sûr de moi. Je m’étonne presque, normalement les névés c’est ma hantise. L’horloge tourne et le soleil continue sa trajectoire inexorable vers le néant. Je décide de ne pas passer par le col au point 1846, d’autant plus qu’il est un peu enneigé. Je pars droit dans la pente pour rejoindre l’arête peu avant le sommet. La dernière partie ne pose pas de soucis particuliers, même s’il faut être attentif, car il y a un peu de neige et la pente est forte. Je marche à côté du sentier, je trouve que c’est agréable, car les pieds s’ancrent mieux dans l’herbe sèche. Me voilà au sommet ! Cette vue me procure à chaque fois une sensation indescriptible devant cette immensité qui s’offre à moi. En prime les couleurs sont justes exceptionnelle. Les images ne sont qu’une pâle approximation de la réalité. D’un côté Brenleire et Folliéran, éclairé par le soleil couchant. De l’autre, le trio Vanil Noir, Vanil de l’Ecri et Pointe de Paray forment un chef d’œuvre exceptionnel. Au loin, le regard porte jusqu’aux Dents Du Midi. Devant moi, je peux voir la tour Swisscom Plein Ciel qui sort d’une mer de brouillard. En prime, le soleil couchant. Les couleurs jaunes, virent vers l’orange, puis le rouge foncé et finissent par s’effacer. Puis arrive mon moment préféré : Le soleil est couché, le ciel prend des teintes entre le rose, le violet et le bleu. Les montagnes sont encore éclairées d’une subtile lueur fascinante révélant tous les détails du relief. C’est un moment empreint de majesté et de sérénité. Je dois néanmoins m’arracher à cette vue. Je ne regrette pas d’avoir faire l’effort supplémentaire d’emmener mon trépied. J’espère qu’il y aura une ou deux belles images à vous partager. Il est maintenant temps de redescendre. Je décide de reprendre le même chemin pour être le plus rapidement possible à la voiture. Je n’ai pas envie de traîner. Je progresse plutôt bien, j’avais un peu d’anxiété pour le passage du névé, mais tout s’est parfaitement bien passé. J’allume ma frontale pour la dernière partie. Peu avant d’arriver à la voiture, mon faisceau de lumière croise la route d’un chamois qui passait par là. Quel joli clin d’œil pour terminer ma sortie. Ma voiture est bien sûr la dernière sur le parking. Quel bel après-midi ! C’était une sortie tout simplement exceptionnelle. Je ne m’attendais pas à ça. Je trouve que c’est une magnifique manière de conclure les randonnées à pieds pour 2024. D’autres randonnées à ski sont pour bientôt ! Avez-vous déjà visité l’endroit ? Qu’en pensez-vous ? Je suis, comme d’habitude, curieux d’avoir vos retours aussi sur les photos. Dans tous les cas, postez un petit message. Je me réjouis de vous lire. Sinon pour la technique : Distance : env. 4.2 km Dénivelé : env 700m Durée : env 3h (selon suissemobile en été) Difficulté : T3. Il n’y a pas de difficultés particulières, hormis des passages hors sentier où il faut pouvoir se repérer un peu. Le sol est glissant par endroit. Il y a de l’air et de l’espace dans le final, ne pas être trop sensible au vide aide aussi et un pied sûr est nécessaire. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2575760&N=1154351&trackId=1378639864&layers=Wanderland
Vanil du Van depuis le parking des Baudes needs route
Une montée en fin de journée vers le Vanil du Van avec une face dégagée et un coucher de soleil spectaculaire sur les sommets gruériens. Le retour à la frontale et la rencontre d'un chamois ajoutent une touche mémorable.