Il y a tout juste un mois en arrière, Blandine a décidé de me faire découvrir un sommet dont j’entends parler depuis longtemps, mais que je n’avais pas encore eu l’occasion d’aller découvrir : Le Pic Chaussy ! Nous nous retrouvons sur le parking des Mosses, nous arrivons tout juste à attraper deux places sur le parking principal rempli de skieurs. L’agitation règne ici. Nous nous préparons et nous éloignons rapidement du monde. Nous commençons notre randonnée en direction de l’est en suivant l’ancien téléski Bébert. C’est marrant comme tout semble encore bien en place alors que l’installation est arrêtée depuis bien longtemps ! Ce qui me marque tout de suite est que la pente est tassée presque comme une piste normale. Il doit y avoir une quantité impressionnante de gens qui sont passés ici depuis les dernières neiges, qui commencent sérieusement à dater. Avec ce début de montée, j’en profite pour vous parler de la météo : Nous sommes à l’abri du vent et surtout à l’ombre. Le soleil est bien présent, mais nous ne le verrons probablement pas beaucoup durant la montée. C’est aussi ce qui fait l’intérêt de cet itinéraire : une neige souvent excellente, car bien à l’ombre. Il fait plutôt froid, mais avec l’effort de la montée, c’est agréable. La neige bien tassée est gelée par endroit. Une petite conversion est nécessaire pour pouvoir remonter la pente sans glisser. Nous atteignons la grande combe plate près de Lioson d’en Bas. On peut y trouver de belles pistes de skis de fond. Nous avançons tranquillement sur le chemin. La vue s’ouvre un peu autour de nous sur la chaîne de la Gummfluh notamment, c’est vraiment beau. Le soleil est au-dessus de nous. Arrivé près d’un réservoir au point 1626, nous décidons de prendre par le Lac Lioson, parfait pour monter de manière régulière. Il y a un chemin préparé qui facilite grandement la progression. La pente est un peu plus soutenue, ou plutôt devrais-je dire, il y a enfin de la pente, après ce joli faux-plat de la combe. La route est large et la progression simple. C’est agréable. Il y a çà et là des traces qui coupent la route pour accélérer la progression, mais sinon il n’y a pas trop de questions à se poser sur l’itinéraire. Nous retrouvons enfin le soleil, comme c’est agréable. L’atmosphère change directement, quel plaisir ! Nous arrivons au Lac Lioson. Il y a quelques personnes par ici, qui profitent du soleil pour prendre une pause. Il y a des randonneurs à ski et à raquette et aussi, oui je vous le donne en mille, des plongeurs ! Le Lac Lioson est très prisé en hiver pour faire de la plongée sous glace. C’est impressionnant de les voir s’immerger dans les trous creusés dans la glace. Je trouve aussi intéressant de voir comme l’emplacement de l’auberge est parfait : Le seul endroit où il y a du soleil, le reste du lac étant à l’ombre ! Nous prenons une petite pause et une gorgée de thé chaud et nous nous remettons en route. Nous commençons par longer le lac, pour ensuite remonter la combe. On peut voir les dizaines d’autres randonneurs à skis étalé sur le parcours. Pour le point positif : Il n’y a aucun doute sur l’itinéraire à prendre. Nous sommes toujours à l’ombre en montant par la Chenau. Nous grimpons, un ski devant l’autre. La valse des conversions commence un peu plus haut Il faut faire attention pour ne pas glisser, car la neige est une neige de pente nord, souple et douce, mais qui ne tiens pas grand-chose. Nous nous élevons, mètre après mètre. Vers 2200m d’altitude, nous arrivons à un petit plat. Nous décidons de mettre les couteaux ici. La pente qui mène à la corniche du sommet est un peu plus inclinée et j’en ai marre de craindre de glisser à chaque ski. Nous avons déjà croisé pas mal de monde à la descente, tant mieux, il y aura moins de personnes au sommet ! Après avoir bataillé un petit moment pour les mettre, oui je l’avoue, l’inexpérimenté que je suis n’en avait pas encore eu besoin jusqu’à aujourd’hui, c’est reparti ! Quel changement ! C’est vraiment super efficace, je ne me rendais pas compte à quel point cela change la vie. La dernière pente jusqu’à la corniche passe bien. Il reste un petit mètre de gymkahna à faire pour atterrir en plein soleil dans une belle neige de printemps ! Quel contraste hallucinant ! Il reste encore une petite cinquantaine de mètre à grimper au soleil et nous voilà arrivé au sommet ! Quel panorama !!! Je comprends pourquoi c’est un endroit très prisé, la vue à 360 degrés et est tout simplement magique. La couche de stratus en plaine ajoute encore un peu plus de fascination. Quelle chance d’être ici en haut ! Il y a un autre petit groupe avec nous. C’est une ambiance calme et détendue, quel bonheur. Nous profitons de rester un moment au soleil et oui je prends quelques clichés pour immortaliser la vue. Même si les images ne sont qu’une pâle approximation de la réalité c’est quand même incroyable ! Le temps passe. Nous laissons le sommet à d’autres et nous nous préparons à la descente. Je ne suis pas du tout rassuré pour la première partie de la descente : Entre le risque de chute qui n’est pas vraiment permis ici et surtout une grosse douleur à une malléole interne qui m’empêche de tourner correctement, ça s’annonce comme un joli défi. Je prends tout mon temps et fait de larges virages. Nous arrivons rapidement à la corniche. Bien qu’impressionnante, nous en descendons facilement. S’en suit un peu de joli ski dans une belle neige. C’est presque miraculeux car il n’a pas neigé depuis un certain temps. Au point 2079, nous bifurquons pour descendre par la combe où se trouve la buvette des Petits-Lacs. Je grimace à chaque virage à cause de ma malléole, mais heureusement ça passe assez bien. Plus bas il faut slalomer un peu entre les arbustes. Heureusement ce n’est pas gelé. Là encore le facteur qui me limite énormément c’est ce terrible point de pression qui m’empêche de prendre de bons appuis. Arrivé au réservoir nous laissons aller au maximum pour ne pas pousser dans la combe. Nous voilà en haut de l’ancien téléski. Il ne reste plus qu’à descendre la piste bien tassée. Nous arrivons enfin à la voiture, heureux et content d’avoir réussi notre but du jour !!! Il n’est pas trop tard et malgré mes douleurs nous décidons d’aller faire quelques pistes de skis en face pour voir ce que ça donne. C’est ce qu’on appelle une belle fin de journée ! J’espère que ce compte-rendu, ainsi que les photos vous ont plu. Avez-vous déjà grimpé au Pic Chaussy ? Qu’en pensez-vous ? Je me réjouis déjà de lire vos commentaires. Sinon pour la technique : Distance : env. 10 km (montée et descente) Dénivelé : env. 930 m Durée : env 5h30 (selon suissemobile en hiver à pied) Difficulté : PD. La dernière partie est raide et les couteaux sont conseillés surtout si c’est gelé. Il y a souvent une corniche à passer pour atteindre le sommet. De plus le plateau incliné du sommet est bien exposé, il s’agit donc de faire attention. Lien vers le parcours: https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=winter&bgLayer=pk&resolution=2.26&E=2574830&N=1137631&layers=Winterhiking%2CSlope%2CSkiTour&trackId=301678508
Pic Chaussy depuis Les Mosses (randonnée hivernale) needs route
Une montée à ski ou à pied à l'ombre, avec une neige souvent excellente, qui débouche sur un sommet au soleil avec une vue à 360 degrés au-dessus de la mer de stratus. Le passage par le Lac Lioson, où l'on voit des plongeurs sous glace, ajoute un intérêt particulier.