Dent de Morcles à ski de randonnée depuis Ovronnaz (Grands Prés) needs route

Une sortie à ski de randonnée très variée, avec des vues spectaculaires sur les lacs de Fully et le plateau de Trient depuis le sommet de la Dent de Morcles. La descente dans une belle poudreuse fraîche et l'ambiance hivernale sauvage après la fermeture du domaine rendent l'itinéraire mémorable.

route 13.7 km 1090.0 m D+ 7.83 h 1 days (claimed) Mar

Dent de Morcles · Col de Forcle · Grands Prés · Tête Séri · Tête Noire · Nant Rouge · Fenestral · Petit-Pré · Ovronnaz

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Sources

Il y a bientôt un mois, Blandine m’a proposée un nouveau défi : aller faire la Dent de Morcles, un grand classique !

fb · Daniel Borloz · 2025-03-29 · open original

Il y a bientôt un mois, Blandine m’a proposée un nouveau défi : aller faire la Dent de Morcles, un grand classique ! Après avoir bien étudié la carte et l’itinéraire, vérifié la situation avalancheuse, la météo et consulté les oracles, nous voilà sur un des parkings des remontées d’Ovronnaz. Afin de nous préserver un peu, nous avons décidé de partir depuis les Grands Prés. Nous attendons donc la navette qui nous amène au pied du télésiège de Jorasse. Il y a bien sûr du monde, mais c’est raisonnable. De toute manière nous devrions être rapidement loin de la cohue. Une fois arrivé en haut, nous faisons une courte descente pour reprendre le télésiège qui nous mène au col de Forcle. Nous prenons encore le télésiège de Petit-Pré pour nous amener dans la zone marécageuse des Grands-Prés. Voilà maintenant il s’agit de mettre les peaux et de réellement commencer la randonnée ! Il fait beau et plutôt chaud. C’est incroyable la différence avec notre dernière venue ici avec mon Pti Gars. Nous voyons au loin plusieurs groupes grimper en direction du col. En levant le regard, sur notre droite nous voyons Tête Séri avec ce qui semble être une superbe descente. En effet il a reneigé une belle couche. Encore une fois quel changement par rapport à notre dernière sortie à Fenestral entre jour blanc et neige carton. La trace, ou plutôt devrais-je dire l’autoroute à double voie est parfaitement tracée. Le chemin jusqu’au col est clair. Un ski après l’autre nous prenons de la hauteur. Il y a bien plus de neige fraiche que ce qui était escompté, ça s’annonce bien pour la descente. Une fois arrivé au col, nous contournons la croix pour passer sur la crête, c’est un petit passage super impressionnant. Je suis content de me faire dépasser par un collant pipette qui passe de manière tellement naturelle que cela me donne confiance. Il s’agit surtout de ne pas glisser ici, la pente est forte des deux côtés. Nous nous approchons de la paroi rocheuse. Il y a une petite plateforme juste avant pour enlever nos skis et sortir notre piolet. J’en profite aussi pour admirer l’incroyable vue qui s’offre à nous des deux côtés, c’est tout simplement magnifique !!! Nous avons bien choisi notre lieu de sortie, il y a pas mal de montagnes où les conditions semblent largement plus péjorées. C’est parti. Mon premier « vrai » portage. C’est impressionnant car la pente est vraiment forte. Comme échangé auparavant avec une personne, les marches sont heureusement parfaitement creusées. Mais je suis vraiment content que Blandine ait insisté pour prendre les piolets. C’est un élément vraiment indispensable qui apporte une vraie sécurité supplémentaire en vous offrant un incroyable ancrage dans la neige. A chaque pas, mon piolet me fournit une accroche parfaite dans la neige, à la manière d’une poignée. C’est donc pour une fois sans avoir la boule au ventre que j’avance dans la pente. Ce passage en portage est plutôt court, mais c’est une bonne expérience. Nous voilà sur une nouvelle crête, c’est tellement beau. On voit ici qu’une moitié des personnes ont rechaussé leur ski pendant que l’autre moitié a continué à pied jusqu’à un petit plateau une trentaine de mètre plus loin. Nous restons en portage. Arrivé sur cette nouvelle plateforme, la vue s’ouvre enfin sur notre destination. Nous voyons au loin la Dent de Morcles. Nous avons fait un peu plus de la moitié du dénivelé. Il reste encore quelques mètres à parcourir. Nous en profitons pour faire une pause pique-nique. Pendant ce temps, je prends quelques images, car la vue sur cet immense plateau avec les lacs de Fully et surtout le plateau de Trient en face dans une météo qui semble un peu tourmentée est dingue ! Il y a de la magie dans l’air. Je pourrais rester des heures ici à regarder ce tableau évoluer à chaque minute, mais malheureusement il est temps de se remettre en route. Nous reprenons notre route. Il s’agit ici de prendre la bonne trace. Au loin nous voyons encore deux personnes monter en direction du sommet de la Dent. D’autres ont pris directement en direction de Tête Séri ou encore Tête Noire. Mais on se sent tellement éloignée de tout dans cette Nature. Je me sens comme dans un autre monde, plus sauvage, où tout est plus éclatant et intense. La trace est parfaite, tantôt à gauche d’un petit monticule, tantôt à droite, nous slalomons dans cette vaste étendue sur un léger faux plat. Nous voyons des hordes de personnes ayant terminé le sommet et descendant par le Grand Cor pour ensuite remonter vers Tête Séri. On verra ce que nous ferons comme itinéraire pour la descente. En toute cas les conditions semblent très bonnes. Nous avançons et avec cette variété incroyable de décors, de courtes descentes, de plats et de montées nous ne voyons pas le dénivelé qui s’accumule. Peu à peu nous nous rapprochons de notre but. Nous sommes maintenant sur la paroi de la Dent, notre trace, excellente, tourne et contourne de petites barres rocheuses. Mon souffle commence à devenir court. Je fatigue. En regardant la carte, je vois qu’il ne reste plus tant de dénivelé. Le but se concrétise. J’avance. Blandine est devant moi et me tire en avant. Elle souffre aussi mais a un mental d’acier et avance d’un pas régulier. Nous sommes maintenant sous le sommet, à l’arrivée du couloir du Nant Rouge. Je m’approche un peu pour regarder, mais je n’ose pas, c’est tellement impressionnant. C’est presque impossible de réaliser que je suis passé par là à pied il y a quelques mois en arrière. A cet endroit, il faudra faire attention à la descente, car le vide n’est vraiment pas loin. C’est ultra impressionnant. Heureusement que la neige nous permet de progresser. Ça et là, il y a quelques pierres qui affleurent. Il faudra faire attention à la descente. Un gros nuage nous englobe au moment où nous arrivons au sommet. La croix est à moitié enterrée sous la neige. Je ne suis pas tranquille. Il n’y a heureusement pas trop de vent, mais nous ne traînons pas. Quelques photos, tout en nous préparant. Une courte ouverture dans le nuage pour me permettre d’admirer la vue. C’est à couper le souffle tout simplement ! On a cette incroyable impression de dominer le monde entier. Un choucas vient se poser près de nous, c’est plutôt marrant de partager le sommet avec lui. Nous sommes les derniers humains ici en haut. Une fois prêt, c’est avec une petite boule au ventre et beaucoup de concentration que j’aborde la première partie de la descente. Il faut bien viser pour passer entre le vide et le couloir, c’est large mais super flippant. Une fois cet endroit passé, là le plaisir peu commencer. Vu qu’il est déjà tard, nous décidons de ne pas descendre au fond de la combe où la neige semble excellente, mais de suivre d’autres traces qui longe la paroi de Tête Noir et Tête Séri, afin de nous éviter de repeauter trop vite. Nous profitons de faire de beaux virages, puis s’ensuit cette longue traversée. Même si le risque avalancheux est faible, nous ne sommes vraiment pas à l’aise dans cette traversée. Nous laissons suffisamment de distances entre nous. Nous rejoignons les traces qui remonte sur Tête Séri. Cette traversée m’a lessivé. La neige était dure et croutée. Bon jusque-là on est sain et sauf, enfin surtout sauf, car je suis vraiment foutu. Il faut maintenant remettre les peaux pour remonter. Je profite encore pour prendre une ou deux photos de ce paysage magnifique, puis je range l’appareil et c’est reparti. Heureusement que la montée n’est pas longue. Chaque pas est difficile. Le vent se lève d’un coup. Nous sommes vraiment contents de ne pas en avoir eu avant, parce que la difficulté n’aurait pas été la même. Ce fort courant recouvre les traces de montées. Les skis ont de la peine à crocher. Plus que quelques mètres ! Nous voilà sur la crête où il y a un beau plateau pour se préparer à la descente. Le vent est retombé. Le début de la descente va être super impressionnant. Nous croisons trois autres randonneurs qui sont venu pour le week-end à la cabane de Fenestral. Ils profitent de faire une petite descente ici avant de retourner à la cabane. En regardant l’heure, nous n’arriverons plus à temps pour reprendre le télésiège de Petit-Pré. Nous devrons donc faire à nouveau un peu de grimpette. Casque sur la tête, nous voilà maintenant prêt à descendre. Sur le premier bout nous sommes dans une belle pente à 35 degrés, avant que cela ne s’adoucisse. C’est parti ! La neige est excellente. Il y a une belle couche de nouvelle neige qui permet de profiter un maximum. Même si mes jambes ont de la peine à en profiter pleinement je suis très content de ces super conditions. Il reste encore un peu de neige vierge pour se faire plaisir, même s’il y a beaucoup de traces. C’est vraiment une descente agréable. Nous visons les Grands-Prés. Arrivé à notre point de départ, nous devons à nouveau mettre les peaux pour traverser les pistes et rejoindre le col de Forcle. Je sais qu’il est possible de descendre depuis Petit Pré directement sur Ovronnaz, mais nous ne sommes jamais passé par là avec Blandine et vu ma dose de fatigue, je préfère remonter un petit peu et passer par la piste pour assurer. C’est assez fou comme l’ambiance change dès que le domaine est fermé. Il n’y a plus personne, tout est calme. On peut traverser sans risques les larges pistes, quel Bonheur. A voir les traces, nous ne sommes pas les seuls à avoir utilisé cet itinéraire. Au fur et à mesure que nous avançons, nous ralentissons sérieusement. Le col n’est plus très loin. Nous retrouvons le soleil. Quel plaisir d’être ici, seul au monde ! Après une courte pause nous reprenons la piste qui rejoins Ovronnaz, le dernier bout est vraiment compliqué pour moi. Je suis à bout. Une fois arrivé au bas du télésiège, je me propose de descendre chercher la voiture, quand comble du bonheur nous voyons un bus navette arriver, quelle chance !!! Nous étions persuadés qu’il n’en aurait plus à cette heure ! Nous nous effondrons dans le bus et profiter de ces quelques minutes de répit content, heureux et surtout fier d’avoir visité cette incroyable Dent de Morcles ! Je vais garder longtemps en mémoire ces vues incroyables qu’offre ce parcours très varié. Il y a certes un certain effort à fournir et quelques passages techniques, mais si les conditions sont réunies et que vous avez l’expérience nécessaire, c’est vraiment une sortie incroyable. L’ambiance est tellement différente de l’été ou de l’automne. Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Sinon pour la technique : Distance : env. 13.7 km (montée et descente) Dénivelé : env. 1090 m Durée : env 7h50 (selon suissemobile en hiver à pied) Difficulté : PD+. Cet itinéraire comporte plusieurs difficultés techniques : Peu après le col de Fenestral, il faut avancer sur une crête, puis faire une cinquantaine de mètre de portale où un piolet est utile suivant les situations. La partie sommitale avant la croix peux nécessiter de laisser les skis près de la sortie du couloir du Nant Rouge en fonction des conditions. De manière générale la situation avalancheuse doit être étudiée avec soin, plusieurs passages ne sont pas sans risques. Lien vers le parcours: https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=winter&bgLayer=pk&resolution=3.55&E=2575265&N=1116285&layers=Winterhiking%2CSlope%2CSkiTour&trackId=241862091

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Good months