Descente à ski de Tracuit vers les Plats de la Lée (Arpitettaz) needs route

Une descente à ski de haute montagne depuis la cabane de Tracuit, avec un lever de soleil spectaculaire sur les hauts sommets. Le parcours traverse un changement de saison en une journée, de la neige dure du matin au printemps, jusqu'à un retour en été dans la vallée.

route 11.5 km 120.0 m D+ 4.67 h (claimed) Apr

Tracuit · Roc de la Vache · Arpitettaz · Torrent de l'Arpitetta · Plats de la Lée · Navisence · Bishorn

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Sources

De l’hiver à l’été, ou descente de Tracuit (Partie 2 sur 2).

fb · Daniel Borloz · 2025-04-17 · open original

De l’hiver à l’été, ou descente de Tracuit (Partie 2 sur 2). Pour ceux qui auraient raté la première partie, ça se passe ici : https://www.facebook.com/daniel.borloz/posts/pfbid0LGDiEYk8CevUrM6gKVdavvzbxrbbYYXr2DvxpG4vARc6s4MYkKk9rYYQJaLMT8WWl Après un superbe coucher de soleil, il est temps d’aller dormir. Je m’effondre littéralement dans ma couche. Nous avons de la chance, car le dortoir n’est pas complet et nous avons donc un peu plus de place de prévu. Vu que nous n’allons pas faire le Bishorn demain matin, nous pouvons nous lever un peu plus tard. J’ai néanmoins décidé de pousser le vice de mettre mon réveil vers 6h30 pour aller profiter de l’aube et du lever de soleil. La nuit n’a pas été simple, j’ai pu dormir quelques heures, entrecoupés de nombreux réveils. Une nuit en cabane à 3256m sans acclimatation n’est jamais de tout repos. Il est 6h lorsque les autres personnes du dortoir se lèvent et se préparent en silence, le petit déjeuner est prévu pour les alpinistes à 6h30. Je reste encore quelques instants, et bien qu’ayant un bon petit mal de tête, je me lève pour profiter de l’aube. Blandine dort encore. Quand j’arrive dehors, l’aube pointe doucement. Les hauts sommets prennent peu à peu vie. Le bleu sombre se transforme en violet, puis en rose foncé, c’est un tableau absolument indescriptible avec toute une palette de nuances tout en douceur qui s’offre à mes yeux. Le soleil est encore bien caché. C’est le moment que je préfère. A l’opposé du lever du soleil, le ciel prend une teinte violette magique. Les montagnes se découpent de plus en plus nettement. Les contrastes se font plus grand. C’est un tel spectacle ! Bien qu’il y ait énormément de vent, je reste saisi par les paysages ! C’est tellement beau. Puis, à la manière d’une symphonie prenant de l’ampleur, les pointes des plus hauts sommets deviennent rouge, puis jaune et brillent de mille feu au moment où le soleil, majestueux se lève ! Le contraste est absolu ! Le ciel s’éclairci petit à petit, passant au rouge, au jaune et vire doucement au bleu au fur et à mesure que le soleil poursuit sa route. Il en va de la même de la neige, qui passe du jaune au blanc vif, à mesure que le soleil s’affirme. Le vent ici à cette altitude est vraiment tempétueux. On peut voir d’énormes volutes de neiges emportées les rafales au sommet du Bishorn, ainsi que sur tous les grands sommets. C’est impressionnant et ça ne donne pas envie d’y aller. Il est temps de rejoindre Blandine au chaud pour aller prendre le petit déjeuner. Quel moment ! Mon mal de tête ne passe pas pour l’instant, mais je me dis qu’à mesure que l’on perdra de l’altitude ça ira mieux. Nous décidons de prendre tout notre temps, la descente est encore bien à l’ombre et donc la neige complétement gelée. Nous avons tout notre temps. Nous profitons de flâner un moment dans la cabane, les yeux rivés sur le paysage qui change à chaque instant. Nous discutons avec un autre groupe qui va se diriger sur Arpitettaz. Nous les regardons descendre, puis vient notre tour de nous préparer sans stress. Après tout, la descente risque d’être assez « intéressante », pour le dire diplomatiquement. C’est avec un petit pincement au cœur que je quitte cet endroit, pour retourner vers le monde des Hommes. On se sent si bien là-bas en haut. Bon il est temps de se concentrer. Nous avons directement attaché nos skis sur notre sac, car il va falloir commencer par un peu de portage. C’est donc le piolet en main que nous avançons au bord de la crête pour rejoindre la chaîne qui nous permettra de désescalader le passage de roche. Nous décidons de continuer en portage sur la première partie très raide, car le sol est vraiment gelé et en ski ça serait pénible. Je sens que pour une fois Blandine est plus anxieuse que moi. Mon piolet m’apporte une grande assurance et je me sens bien en confiance. A chaque pas. Je le plante profondément dans la neige. Je réutilise tous les trous que j’ai fait hier à la montée dans la neige meuble. Ce matin c’est une neige dure, verglacée. Arrivé plus bas sur une plateforme nous décidons de remettre les skis. La mise en route n’est pas simple. Je m’étonne moi-même d’être autant en confiance. C’est parti ! La neige est bétonnée, rien ne bouge, ça crisse dans tous les sens et on est secoué à chaque virage. On fait beaucoup de pauses, mais on perd rapidement de l’altitude. C’est quand même beaucoup plus simple que de monter. On essayer de viser les endroits sans traces, c’est tellement plus agréable. Il y a beaucoup de pierres qui dépassent, mais heureusement nous les voyons bien. Je m’étonne de réussir à prendre du plaisir. Tout se passe bien pour l’instant. Nous tentons d’optimiser notre itinéraire pour nous rendre le plus loin possible vers le Roc de la Vache. Le soleil nous éclaire depuis un moment. La consistance de la neige change doucement. Tout se ramolli. Les conditions sont plutôt bonnes. Nous voilà dans la combe avant de remonter sur le col à côté du Roc de la Vache. Il est temps de mettre les peaux. Nous croisons les premières personnes en sens inverse qui sont en train de monter à la cabane. Nous les encourageons. Etonnement cette centaine de mètres à remonter se passe plutôt bien et ne pose pas de problèmes particuliers. Arrivé au col, nous enlevons à nouveau les peaux et le décor change. Nous retrouvons la vue sur le Glacier de Zinal et le Besso. Il fait grand soleil. Le vent est tombé et il fait à nouveau très chaud. J’ai l’impression de changer de saison. Nous skions maintenant sur une bonne neige de printemps. Nous commençons à être attentif sur notre trace, car il y a de plus en plus de roches et de buissons qui dépassent. La neige se faire rare. C’est assez fou l’évolution en une journée. La différence est marquée. On se demande vraiment ce qu’il restera dans une semaine ! Nous slalomons maintenant entre les buissons et les pierres. Nous devons enlever nos skis pour un premier passage. Puis un deuxième. Au troisième je décide de fixer les skis sur le sac et continuer à pied. Bien que je m’enfonce beaucoup par endroit. Un vrai champ de mines. J’avance néanmoins à la même vitesse que Blandine qui tente de garder ses skis aux pieds le plus longtemps possible. Dans la combe avant d’arriver au chalet au point 2082, Blandine finit par enlever aussi ses skis. C’est vraiment devenu trop compliqué. Nous nous frayons un chemin et avançons. Un peu plus bas, nous pouvons rechausser nos skis pour quelques virages. Vers 1940m, ce n’est plus possible. Nous repartons en portage. On s’approche du lit du Torrent de l’Arpitetta. Deux choix s’offrent à nous : - Galérer à travers la forêt pour faire une descente folklorique à ski pour regagner le pont plus bas - Rester en portage et utiliser le sentier d’été. Je l’avais repéré à la montée et je me suis dit que c’était peut-être une option. N’ayant aucune envie de faire du ski-khana, on se décide pour le portage, bien nous en as pris: Le sentier est large et descend avec régularité. Il n’y a plus beaucoup de neige. On avance bien. Quel plaisir d’avancer. J’ai simplement un petit doute qui me taraude: Est-ce que le pont qui traverse le torrent sera là et surtout est-ce que le passage sera praticable ? Nous arrivons en vue du pont, heureusement c’est acceptable. On peut donc traverser. Quelques minutes après nous traversons le grand pont qui enjambe la Navisence. Nous pouvons rechausser nos skis. Nous avons l’impression d’être en terrain connu maintenant. Ah comme c’est simple de redescendre à ski. On voit de nombreuses empreintes de pas qui s’enfonce terriblement dans la neige. J’imagine qu’en fin de journée ça ne doit pas être triste ! Pour l’instant la consistance est parfaite, surtout à ski. Plus loin, nous devons porter nos skis à nouveau nos skis sur un petit bout, rechausser, déchausser encore une fois pour passer des coulées et des éboulements. Tout se passe bien. Nous arrivons en vue des Plats de la Lée ! C’est maintenant la grande interrogation. Est-ce qu’on va devoir pousser ? Je m’attends au pire. Nous profitons de la dernière partie de la descente en schuss pour arriver sur la piste de ski de fond avec la plus grande vitesse possible. La neige est parfaite et ça avance tout seul! Je continue à pousser en même temps pour garder ce momentum et cet équilibre. C’est génial ! Nous arrivons à la voiture en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je ne m’attendais pas à ce que cette dernière partie soit aussi agréable ! Je suis vraiment foutu ! Content, mais foutu ! Quelle incroyabe Aventure ! Bien que j’ai toujours mal à la tête, c’était vraiment quelque chose d’exceptionnel. Et qui dire du contraste. Nous avons l’impression de nous retrouver en été ici en bas ! Comme à mon habitude je vous joins quelques photos. N’hésitez pas à me contacter, si vous êtes intéressé par un grand format pour l’une d’entre elle. Je me réjouis déjà de lire vos commentaires sur ce que vous en avez pensé. Sinon pour la technique : Distance : env. 11.5 km (montée et descente) Dénivelé : env. 1690m- et 120m+ Durée : env 4h40 (selon suissemobile en hiver à pied) Difficulté : PD+. La descente commence par une désescalade (équipée avec une chaîne), puis un peu de portage. Au 2/3 de la descente il y a bon kilomètre de portage à faire à cause du manque de neige. Lien vers le parcours: https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=winter&bgLayer=pk&resolution=1.38&E=2617011&N=1107738&layers=Slope%2CSkiTour&trackId=1079231432

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Good months