Dent du Bourgo par la crête, Vacheresse, Merlas et Leytemarie needs route

Une montée sauvage et non balisée vers la Dent du Bourgo, avec une vue exceptionnelle sur la Chaîne des Vanils, le Moléson et les Préalpes. La traversée de la crête puis le retour par Leytemarie offrent une journée variée, avec des crocus à Vacheresse.

route 12.0 km 1250.0 m D+ 6.17 h 1 days (claimed) May

Dent du Bourgo · Froidefontaine · Vacheresse · Les Merlas · Vanil du Van · Chalet de Leytemarie · Le Pialet · Vallée du Motélon

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Sources

Après ma sortie à la Dent du Chamois, l’idée de remonter rapidement sur la Dent du Bourgo m’a taraudé pendant plusieurs

fb · Daniel Borloz · 2025-05-10 · open original

Après ma sortie à la Dent du Chamois, l’idée de remonter rapidement sur la Dent du Bourgo m’a taraudé pendant plusieurs jours. Mais je n’avais pas envie de faire seulement ce sommet... J’avais besoin et envie d’en faire un petit défi personnel, d’autant plus que suivant les pentes, il y avait encore passablement de neige. J’avais donc en tête plusieurs plans avec des options d’échappatoires si cela devenait trop éreintant ou trop compliqué. Me voilà donc parti pour un joli périple … Je me parque près de Froidefontaine, au cœur de la vallée du Motélon. Je suis bien sûr seul. La Dent du Bourgo n’est pas la plus touristique et mon itinéraire l’est encore bien moins. La météo du jour sera probablement changeante. Je devrais toutefois échapper à la pluie. Je me mets en route. Je traverse le pont qui enjambe la rivière du Motélon pour prendre le chemin à vache en direction du chalet de Froidefontaine. C’est parfait pour me mettre en jambe. Après quelques mètres je réalise que j’ai oublié ma casquette, je rebrousse chemin et repart aussitôt. Quoi de mieux qu’un faux départ pour se chauffer tranquillement quand le chemin ne grimpe pas trop. Juste après le chalet, les choses un peu plus sérieuses commencent. Il faut remonter la prairie herbeuse sur un sentier peu marqué et surtout non balisé. Il pénètre dans la forêt et se transforme en un large chemin bien défini. Cela grimpe bien. Par endroit il faut faire un peu de gymkhana car c’est très boueux. La meilleure option c’est de se déplacer sur les pierres qui affleurent. J’avance bien. Je sors rapidement de la forêt. Quelques rayons de soleil viennent éclairer et réchauffer l’immense pente herbeuse que je vais remonter. La température monte d’un coup. Je prends de l’altitude. La vue s’ouvre petit à petit. En face de moi Le Vanil de l’Ardille, le Vanil du Croset, Brenleire et Folliéran, ainsi que l’arête de Galère qui me domine complétement. Je peux enfin apercevoir l’Ange Gardien qui garde la Vallée du Motélon : Un immense érable sycomore qui surveille la vallée. Cet arbre me fascine et je dirais qu’il est d’autant plus majestueux d’un peu plus loin, quand on peut le saisir dans son environnement. Je reprends mon itinéraire à travers cette prairie fortement inclinée. Heureusement les vaches qui paissent ici durant l’été, font que j’ai plus l’impression de remonter un immense escalier. La montée est courte mais intense. Je suis très content de mon itinéraire : Quand je regarde vers le Leity et Vacheresse c’est encore passablement enneigé sur les parois nord-est. Je vois d’autres personnes avancer péniblement en brassant la neige. Ici je suis seul, je n’ai encore rencontré personne. Pour vous donner une idée de la déclivité, la pente oscille entre 30 et 35 degrés. A mesure que j’approche de la dernière partie, la pente s’accentue encore bien plus, on arrive vite aux alentours des 45 degrés par endroits. Heureusement le terrain est parsemé de sentes de chamois. On peut donc s’y déplacer assez facilement. Je lève souvent la tête pour visualiser les passages qui me semble les plus évidents. Le but : rejoindre le chemin balisé de la crête. Un pas après l’autre, je fais ces derniers mètres et me voilà enfin sur le chemin de randonnée. Atteindre le sommet ne me paraît plus qu’une formalité, même si un pied sûr est important ici car le vide n’est pas loin ! Me voilà arrivé à la croix. Quel Plaisir et quel Bonheur de m’y retrouver seul ! C’est un sommet que j’apprécie tout particulièrement avec une vue absolument exceptionnelle. On peut voir ce bel alignement avec la Dent du Chamois, la Dent de Broc et le Lac de gruyère derrière, de l’autre côté, on peut suivre le chemin esthétique jusqu’aux Merlas. En face, on domine la vallée de l’Intyamon avec le Moléson en ligne de mire et si on se retourne on retrouve le début de la Chaîne des Vanils dans toute sa splendeur. On peut également voir la Berra et tout une autre partie des Préalpes et des Alpes si la vue le permet. J’ajoute rapidement une couche. Il fait plus frais. Un couple me rejoint au sommet. On échange quelques mots. Le soleil est maintenant bien voilé. Ce qui d’une certaine manière m’arrange bien, car comme ça je n’ai pas trop chaud. Je me sens bien pour l’instant et prêt mentalement à continuer. Je sais que je suis à un tournant. J’ai le choix entre descendre par le même itinéraire, ce qui se fera sans encombre, ou aller vers l’inconnu sur la crête en direction de Vacheresse. Le chemin semble passablement enneigé par endroit. Je sais que si je me lance là-dedans je vais d’une manière ou d’une autre galérer un peu dans la neige pour la descente. Je décide que le jeu en vaut la chandelle. Je saurais bien assez vite si je dois modifier mes plans. C’est donc parti. Je suis rapidement la crête. Effectivement après être descendu un peu, je traverse un premier névé, heureusement bien marqué et presque à plat. Mes chaussures deviennent rapidement un peu humide, mais ça se passe très bien. C’est déjà bien tassé, je ne m’enfonce donc pas trop. Sur le prochain kilomètre, c’est une succession de passages enneigés et de bouts de sentier. Tout se passe exactement comme je l’avais escompté. Je pourrais presque dire mieux qu’espéré, même si les passages en neige me demandent beaucoup plus d’énergie à traverser. Je suis en vue de Vacheresse. Il y a des crocus à perte de vue, c’est absolument magique. J’adore. Le printemps est bien là ! J’aime ce contraste entre le vert, les crocus et les sommets alentours encore blanc. Je passe à Vacheresse et continue en direction des Merlas, oui c’est mon plan initial. J’ai encore soif de sommets et de montagnes. Le début se passe plutôt bien. Les deux premières collines sont bien vertes, du moment où l’on reste dans la bonne pente, cependant juste après ça se gâte sérieusement : Tout est en neige. Il y a une trace, mais je dois dire que par moment je m’enfonce bien au-dessus du genou. J’avance lentement. C’est un joli champ de mines : ça tient trois ou quatre pas, puis paf je m’enfonce. Je paye mon poids. Je continue à avancer, mais dans ma tête je suis déjà en train d’élaborer d’autres scénarios de chemins. Je reçois quelques gouttes de pluie. Heureusement cela ne dure pas ! Je vérifie la météo : ça va aller vers le mieux. Ouf c’est ce que j’avais prévu. Les derniers pas pour arriver jusqu’à la croix des Merlas sont vraiment compliqués. Je m’enfonce à chaque pas très profondément. Un vent fort c’est levé ! Je mets rapidement un petit mot dans le livre du sommet et je change de versant : le vent tombe d’un coup. Je suis à l’abri. En plus je suis sur une pente sud, tout est bien sec. J’en profite pour prendre une bonne pause et reprendre quelques forces. Je sais que le plan initial prévu ne pourra pas se faire : trop long et surtout encore trop de neige. Le col entre les Merlas et le Vanil du Van est encore bien en neige. Je scrute attentivement le terrain pour savoir si ça peut passer, car oui, il faudra bien que je redescende quelque part pour retourner dans la vallée du Motélon. Je continue maintenant sur le Vanil du Van, la montée est courte, mais plutôt intense. Il y a de petites traces de neige, mais largement évitable. Quel Bonheur de se retrouver là-bas en haut ! La vue est toujours aussi incroyable !! Que j’aime cet endroit ! Je passe un petit moment ici à profiter de la vue. Je vais voir un peu en direction de Tsermon et surtout du col. Ça sera trop risqué, comme je l’avais pensé : Il y a de petites coulées sur le côté et surtout il y a une corniche de plus de 2 mètres ! A ski, ça aurait pu passer, mais à pied non, du moins pas à mes yeux. Je pars donc sur mon plan C (ou D, je ne sais plus trop) : je reviens sur mes pas et je vais passer par le chalet des Merlas et Leytmarie. Ça sera déjà un beau défi, car tout est encore bien enneigé. De retour au col entre les Merlas et le Van, je remonte encore un peu en direction des Merlas pour pouvoir prendre une bande sans neige dans la pente raide et ainsi éviter une corniche pour me retrouver dans la combe. Je dois dire que je perds beaucoup d’énergie, mes pieds sont trempés depuis longtemps, avec le manque de soleil, il y a une croute assez dure dans une neige humide. Tous les cinq pas je m’enfonce souvent au-dessus du genou. C’est pénible, mais j’avance. Dans ces moments-là, je me dis qu’ici ça serait encore tout à fait skiable. Bon d’accord, il aurait fallu faire du portage jusqu’ici, ça n’aurait pas été très rentable, mais quand même… Je passe devant le chalet des Merlas. Il y a encore de belles étendues de neige, mais c’est moins épais. Le brun et le vert sont bien plus présent. Il n’y a pas besoin de perdre beaucoup d’altitude pour sentir un réel changement. Le ciel commence aussi à se découvrir. De petits bouts bleus font leurs apparitions. Je continue à descendre. J’arrive au chalet de Leytemarie. Je m’arrête encore, content d’en avoir presque terminé avec la neige. Le soleil est de retour, ce qui est génial, car l’endroit offre une vue absolument imprenable sur Brenleire et Folliéran : elles sont juste en face. C’est vraiment impressionnant et d’autant plus avec une belle lumière. Bien que je sois fatigué, tout n’est pas fini, je dois encore redescendre. J’ai à nouveaux deux options : le chemin un peu plus long qui passe par les Murs Blancs d’Amont, ou alors de passer par un ancien sentier qui n’est plus balisé par le Pialet. Je choisi la deuxième option, plus sauvage et plus intéressante à mes yeux. Juste sous le chalet, il faut traverser quelques poches de neige. Je prends tout mon temps. Je n’ai pas envie de glisser. Puis je rejoins une belle clairière où règne une ambiance magnifique. Il faut aller tout au fond de la clairière pour trouver le chemin qui descend dans la forêt. Il n’est visible qu’au tout dernier moment. Le passage en forêt se passe bien, la pente est plutôt forte, mais heureusement le terrain est sec ce qui me permet de progresser assez rapidement. Je rejoins le Pialet en traversnant la prairie et retrouve le sentier à vache qui me mène au fond de la Vallée. Il ne me reste plus qu’à suivre la route jusqu’à mon point de départ. Même si je n’ai pas fait le tour que j’avais en tête à la base, c’est un mélange super varié d’ambiances absolument magnifique. Les paysages, le terrain et même la météo m’a offert une belle journée de contraste. Il n’y a pas beaucoup de belles photos, car il n’y a pas eu beaucoup de lumière, néanmoins je ne peux que vous conseiller d’aller vous balader sur l’un de ces sommets, c’est magique ! Sinon pour la technique : Distance : env. 12 km Dénivelé : env 1250m Durée : env. 6h10 (selon suissemobile en été, comptez plus) Difficulté : T3. L’itinéraire proposé nécessite une bonne orientation. Il n’y a aucun balisage pour la montée à la Dent du Bourgo. Sur la fin la pente est très forte. Un pied sûr est nécessaire. La descente depuis Leytemarie n’est pas non plus balisée, bien qu’ici un sentier soit visible. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=2.49&E=2577118&N=1156486&layers=Wanderland&trackId=1587053240

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Good months