Van d'en Haut – barrage de Émosson – col du Jorat (boucle vers le Refuge des Dents du Midi) needs route

Une montée bucolique entre mélèzes et marmottes jusqu'au barrage d'Émosson, avec une vue majestueuse sur la Tour Sallière et le lac. Les névés et les rencontres avec les bouquetins rendent la sortie très dépaysante.

route 14.4 km 1100.0 m D+ 6.0 h 1 days (claimed) May Jun

Refuge des Dents du Midi · Barrage de Emosson · Tour Sallière · Col du Jorat · Van d'en Haut · Bireflue

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Sources

Il y a déjà quelques temps, nous avions envie de nous lancer un petit défi... Au vu de la météo des derniers jours, l’op

fb · Daniel Borloz · 2025-06-04 · open original

Il y a déjà quelques temps, nous avions envie de nous lancer un petit défi... Au vu de la météo des derniers jours, l’optimisme était de mise et nous avions eu la folle idée d’aller en direction du Refuge des Dents du Midi, tout en sachant pertinemment qu’il ne serait très probablement pas encore possible d’y monter en mode randonnée. J’apprécie ce genre de randonnée où l’on se fixe un but probablement inatteignable et simplement être ouvert à d’autres itinéraires et solutions en fonction des conditions, de notre forme et de nos envies. Nous sommes plutôt surpris lorsque nous arrivons au petit parking au-dessus du parking de Van d’en Haut, il n’y a qu’une seule autre voiture, bien que nous soyons un dimanche et qu’il fasse assez beau ! Tant mieux pour nous ! Le fait que l’auberge ne soit pas encore ouverte y est aussi sûrement pour quelque chose. Nous voilà donc parti. J’avais oublié comme cette montée est belle. Entre les mélèzes d’un beau vert tendre et printanier et ce chemin qui change à chaque virage. Peu après notre départ, nous voyons un couple arrêté un peu plus haut regardant la paroi : Deux bouquetins sont posés dans les rochers à profiter d’un petit rayon de soleil. C’est fascinant de les observer. Je suis toujours admiratif de leur talent de funambulisme pour arriver dans ce genre d’endroitss. Bon je m’arrache à ce magnifique tableau pour reprendre notre progression. La montée se passe plutôt bien. Une fois les escaliers métalliques passé, nous rejoignons la route gravillonnée avec une pente plus douce, c’est parfait pour se reposer. Mais le repos ne sera pas de longue durée : dès que nous nous retrouvons sur le petit plat qui longe la paroi nord, la neige fait son apparition. Nous sommes tous les deux surpris par la quantité qu’il reste ici ! Nous devrons clairement adapter nos plans. En fait la route n’est plus visible jusqu’au pied du barrage. Ce sont plusieurs longs champs de neige à traverser. Heureusement le chemin est déjà tracé. Nous nous aventurons avec prudence sur les premières traversées en devers. Le risque est plutôt contenu, c’est parfaitement tracé et la plupart du temps la pente est faible. Ma crainte : que cela devienne galère pour avancer, car avec mon poids, j’ai tendance à bien m’enfoncer dans la neige. Pour l’instant c’est assez dur et tout se passe bien. Bien que les chaussures soient rapidement trempées, nous progressons plutôt bien. Arrivé au pieds du barrage, c’est comme si un changement de saison s’est opéré : Nous passons de l’hiver au printemps. Quel contraste, c’est magnifique ! Nous voilà sur le couronnement du barrage. Le niveau du lac est bas. Il est encore en partie gelé. L’endroit est toujours aussi incroyable. Je pourrais rester un long moment ici à observer la Tour Sallière qui domine majestueusement le lac et les mille et un jeux de lumière avec cette météo changeante. Un rude combat se livre ici entre deux saisons : L’hiver d’un côté avec les pentes enneigées et le printemps de l’autre, avec de magnifiques nuances de vert. C’est superbe. L’heure tourne. Nous continuons notre chemin. Après tout, nous n’avons pas encore fait beaucoup de dénivelé. Nous partons en direction de la cabane. Le début se passe bien au sec. J’adore la vue. Nous croisons pleins de marmottes. Nous sommes complétement seul ici. Vers 2060 mètres d’altitude, nos pieds se retrouvent à nouveau dans la neige. Nous arrivons vers une grande écurie encore vide pour l’instant. C’est un peu le paradis des marmottes, il y en a partout. Nous en profitons pour faire notre pause de midi. Après un petit moment, nous repartons. La pente est en très grand partie sèche. On voit que nous devrons traverser un reste d’avalanche et d’autres névés par la suite. Nous prenons une difficulté après l’autre. Nous commençons par contourner les reste d’une grosse coulée. Jusqu’ici tout se passe bien. Nous continuons à prendre de la hauteur. Le panorama se modifie quelque peu et nous offre d’autres panoramas. Cet endroit est tellement beau ! Aouch, un passage dans un névé devant nous. Ça me semble gérable. Bien que la pente soit plutôt élevée il n’est pas très grand, ce qui limite le risque. Nous avançons un pas après l’autre. Tout tient bien. Je me surprends presque à avoir confiance en moi alors que normalement je suis mort de trouille sur le moindre névé. Je pense que je reprends petit à petit confiance dans mon genou, ce qui est bon signe ! Nous retrouvons le sentier. Nous continuons à gagner doucement de l’altitude. Un autre névé, encore un peu plus grand que le précédent. Ici encore la nature du terrain fait que c’est gérable. Nous avançons encore un peu. Je garde toujours à l’esprit que tout ce que je monte, je devrais le descendre. Finalement, un peu au-dessus de 2200m, nous décidons de grimper une petite pente herbeuse et de nous arrêter là. Nous avançons trop lentement et la situation ne fera que d’empirer en termes de neige et donc de risques. J’avoue que c’était quand même largement prévisible. Vu que nous n’avons pas envie de retourner directement à notre point de départ, nous décidons de redescendre et de remonter en direction du col du Jorat, histoire de se balader encore un peu. Les différents passages sur les névés se déroulent sans accrocs et dans une confiance relative ! Nous passons un moment avec les marmottes qui s’amusent sur le chemin. C’est tellement fascinant de les observer : Le mélange entre curiosité et peur. Arrivé dans les parages du lac, nous repartons en direction du col du Jorat. Tout se passe plutôt bien, même si mes jambes commencent à être un peu lourde. Il y a un joli névé à contourner sur le chemin mais sinon rien à signaler. Nous sommes presque en vue du col, quand un autre et énorme névé se présente à nous et coupe la route. Il serait possible de le contourner en prenant des risques limités, mais nous préférons nous arrêter ici et profiter de la vue sur le Lac qui est juste merveilleuse. Avec les nuages qui donnent des teintes différentes toutes les minutes, la magie est là ! Nous repartons en direction de l’auberge en prenant le sentier qui longe la falaise. Bien nous as pris, nous pouvons observer une magnifique harde de bouquetins en contrebas avec les petits. J’aime tellement les observer dans leur milieu naturel, je considère cela toujours comme un privilège inouï. Peu avant d’arriver sur l’auberge nous croisons encore un magnifique bouquetin qui nous observe. Quelle chance ! Nous restons un petit moment avec lui avant de nous remettre en route pour la descente. J’appréhende un peu le passage dans la neige sous le barrage en me disant que ce sera probablement beaucoup plus mou. Heureusement ce n’est pas le cas. Tout se passe bien. Le retour jusqu’à notre point de départ se fera sans encombre. En résumé, nous avons encore eu l’impression de faire une balade hors du temps, dans une autre dimension. C’est un tel privilège de se retrouver dans la Nature et simplement d’en profiter. Si vous êtes intéressé par une image en grand format, n’hésitez pas à me contacter. Je suis curieux et me réjouis de lire vos avis et vos retours. Sinon pour la technique : Distance : env 14.4 km Dénivelé : env 1100m Durée : env. 6h (selon suissemobile en été) Difficulté : T3. La difficulté principale est liée aux conditions à l’eheure du touaage. L’itinéraire présent peu de difficulté. Je déconseillerai le passage le long de la falaise près de Bireflue. Bien le sentier soit relativement large, le vide n’est pas loin. Lors de mon passage début mai, il y avait encore de la neige par endroit près de la crête, mais je pense qu’il ne devrait pas en rester aujourd’hui. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2563239&N=1110939&trackId=946177508&layers=Wanderland

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Good months