Le Grand Chavalard depuis les Garettes needs route

Un parcours varié qui traverse une belle végétation puis des prairies et pierriers autour du Lac Inférieur de Fully. La montée au sommet passe par des paravalanches et de courts passages câblés, avec une vue qui s'ouvre largement en altitude.

route 9.5 km 1400.0 m D+ 6.17 h 1 days (claimed) Jun Jul Aug Sep

Grand Chavalard · Lac Inférieur de Fully · Les Garettes · Dent de Morcles · L'Erié

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Sources

Le jour après notre sortie à la Selle des Morteys, nous revoilà en valais pour refaire un sommet enfin accessible : Le G

fb · Daniel Borloz · 2025-06-26 · open original

Le jour après notre sortie à la Selle des Morteys, nous revoilà en valais pour refaire un sommet enfin accessible : Le Grand Chavalard ! Cette fois-ci ça sera sans mon Pti Gars. Nous nous parquons au-dessus de l’arrivée du kilomètre vertical aux Garettes. Il y a ici quelques places de parc. Même si le ciel est un peu voilé pour l’instant, il fait quand même relativement beau et surtout chaud. Nous sommes contents de partir déjà d’une certaine altitude. Il n’y a pas d’échauffement. J’ai l’impression d’être sur certains sentiers de mes Préalpes : Ça ne monte qu’une fois et tout de suite ! Le sentier est magnifique, ça tourne dans tous les sens au travers d’une belle végétation. Il n’y a pas beaucoup de vue pour le moment et ça continue à monter sec. Peu avant d’arriver sur le plateau du Lac Inférieur de Fully, il faut passer le long d’une paroi rocheuse, le sentier est large, mais le vide n’est pas loin. Il y a une chaîne pour ceux qui en ressente le besoin. Nous voilà près du Lac. C’est un magnifique changement de décor. Les arbres disparaissent au profit de la pierre et des prairies herbeuse. Au loin la Dent de Morcles est encore bien enneigée vu d’ici. Après une courte pause, Blandine et sa fille repartent au pas de charge. J’essaye de suivre le rythme, mais j’ai de la peine aujourd’hui. Heureusement après être monté un peu, il y a une petite descente. Nous sommes sur le chemin qui mène à l’Erié. Nous n’y restons qu’un court instant avant de bifurquer sur la gauche pour suivre le balisage bleu-blanc du sentier qui mène au sommet. Deux personnes ont déposé leur vélo ici, il y a des sportifs ! Le chemin est bien tracé. La montée est régulière. Nous passons par une large cheminée qui demande d’utiliser les mains à certains endroits. Nous voyons les premiers paravalanches encore loin au-dessus de nous ! Nous arrivons près d’une petite plateforme en bois où nous faisons une nouvelle pause. J’en profite pour prendre quelques images avec la vue qui s’ouvre vraiment. J’ai décidément beaucoup de peine à avancer aujourd’hui. Nous repartons. Au passage du premier paravalanche, je vois les étoiles : Oui j’ai mal appréhendé la troisième dimension et je me cogne bien au métal en passant au travers. Je suis content d’avoir une casquette. Plus que 17 autres à passer ! J’avance, lentement mais sûrement. Je crapahute avec une prudence renouvelée et avec ma souplesse de granit au travers des autres paravalanches. Tout se passe bien. Il y en a certains qu’il faut contourner, le vide n’est jamais très loin, mais en y allant d’un pas mesuré. Tout se passe bien. Une fois le dernier paravalanche passé, le sommet est visiblement, cela semble tout à fait à portée et très loin à la fois. Je fatigue sérieusement. J’avance de plus en plus lentement. Peu après il y a un petit passage câblé. Je suis très content car tout se passe parfaitement sans aucune peur. Je le note et j’en suis fier, car lors de mon dernier passage ici il y a presque 2 ans, je n’étais pas du tout serein, notamment à cause de mon genou. Tout était tellement plus compliqué à mes yeux. Comme quoi, une bonne forme physique et de l’entraînement aide énormément à appréhender les difficultés. Peu après, je croise deux personnes très sympas avec qui j’échange quelques mots. Ils viennent de l’Erié, mais à vélo ! Ils ont dû se frayer un passage à travers un gros névé qui restait encore de ce côté-là. Il doit rester 150m de dénivelé. Je n’ai plus aucune force. On décide quand même de continuer. Je trouverai ça quand même dommage de m’arrêter ici. J’avance à la vitesse de l’escargot. C’est le mental qui me fait avancer. Mètre par mètre, je grimpe. Il ne me reste plus que la dernière arête. Blandine est déjà au sommet avec sa fille. Je n’ai aucun doute sur le fait d’y arriver. Je n’ai simplement plus aucune énergie. Chaque pas est difficile. Mais finalement j’y arrive. Les derniers mètres me semblent plus simple ! Quel Bonheur d’être là-haut. La vue est belle, bien que le ciel soit légèrement voilé. Il reste un gros névé sur le sommet. Nous profitons d’y manger notre pique-nique. Peu avant que l’on reparte un couple arrive. Nous discutons avec eu : Ils viennent de Fully et ont enchaîné avec le KV ! Il faut vraiment le vouloir. Je partage mon eau avec la femme qui n’en a plus du tout. Nous attaquons la descente par le même chemin. Tout se passe bien. J’ai repris de l’énergie et à chaque mètre perdu mes forces reviennent petit à petit. Je fais bien attention à ma tête en passant les paravalanches. La fatigue revient, mais heureusement tout est quand même plus simple qu’à l’aller. C’est aussi intéressant comme la météo a évolué : Nous sommes passé d’un ciel voilé à un beau ciel bleu avec quelques nuages. La perspective est tout autre. Nous arrivons au Lac Inférieur. Je traîne toujours un peu en arrière, occupé à prendre quelques images. Il ne nous reste plus que la dernière partie pour arriver aux Garettes. Ce chemin, bien que magnifique, me semble long, très long sur la fin. Pendant que Blandine galope en tête et creuse l’écart, nous tentons de maintenir quand même un certain rythme derrière. Nous comptons le nombre de virage qu’il reste pour arriver, c’est compliqué sur la fin. Nous voilà enfin à la voiture ! Quel Plaisir, c’est fait ! En résumé, c’est un magnifique parcours, varié et intéressant et surtout cela nous a permis d’aller nous balader un peu plus haut. Qu’en pensez-vous ? Sinon pour la technique : Distance : env 9.5 km Dénivelé : env 1400m Durée : env. 6h10 (selon suissemobile en été) Difficulté : T3+ . Sur la première partie, il y a un passage près du vide (câblé). La deuxième partie de la montée est raide par endroit et est balisée en bleu-blanc. Le passage par les par-avalanche nécessite les mains. Il y a également un petit passage câblé. Sinon sur la dernière partie, il faut se faire son chemin près de l’arête. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.83&E=2574502&N=1113106&trackId=2037805028&layers=Wanderland

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Good months