Dent de Savigny depuis le Gros Mont par le Revers du Gros Mont needs route

Une sortie en fin de journée sur un sentier sauvage, avec des panoramas sur les Gastlosen et les Pucelles. Le passage technique sous la Porte de Savigny et la dernière partie vers le sommet offrent une belle montée en confiance, avec un coucher de soleil spectaculaire.

route 9.8 km 1000.0 m D+ 4.92 h 1 days (claimed) Jun Jul

Dent de Savigny · Gros Mont · Porte de Savigny · Col de Hochmatt · Petit Mont · Gastlosen · Pucelles · Corne d'Aubert

looppanoramaridgesummit

Sources

Pendant la Fête-Dieu, je me suis dit qu’il était temps de voir si j’avais progressé et si j’arrivais à mieux gérer les p

fb · Daniel Borloz · 2025-07-11 · open original

Pendant la Fête-Dieu, je me suis dit qu’il était temps de voir si j’avais progressé et si j’arrivais à mieux gérer les passages un peu techniques. J’ai décidé de retourner à la Dent de Savigny en fin de journée. Je pars depuis le Gros Mont en fin d’après-midi. Je suis content car il y a encore bien assez de place sur le parking qui est parfois pris d’assaut les week-ends. Dès le départ, je vois mon objectif au-dessus de moi. Il y a ce voile lumineux qui est très présent. Mais une belle ambiance. J’ai bien regardé la météo et l’orage reste de l’autre côté en direction de Gstaad. Je vais être épargné. C’est d’ailleurs aussi ce qui m’a motivé à partir en fin de journée. Je pars quand même avec le cœur un peu serré, car je ne sais pas encore comment je vais gérer les passages techniques. Lors de ma dernière venue dans les parages, nous étions redescendus par un autre chemin, car j’étais mort de trouille à la montée. En attendant, je me reconcentre sur le chemin. L’été est presque là, les troupeaux de vaches aussi ! J’avoue que je préfère la quiétude et la solitude sauvage du printemps ou de l’automne... Je décide de passer par le Revers du Gros Mont. J’aime ce chemin sauvage et sans difficulté qui me fait prendre tranquillement de la hauteur et surtout m’offre par endroit un panorama exceptionnels sur la vallée et les montagnes en face. C’est tout simplement superbe. Il y a une atmosphère incroyable. Le voile donne une petite aura mystérieuse aux sommets, c’est magnifique. Je passe devant un autre chalet, puis pénètre dans une petite forêt afin de rejoindre une nouvelle prairie. Il faut maintenant grimper entre les vaches qui me regardent tranquillement passer. Je réfléchis déjà à la descente où je me dis que je prendrais probablement un autre chemin. Le sentier fait beaucoup de virage. Je vois une truce qui monte droit en haut, je la suis. J’avance tranquillement un pas après l’autre. Plus je monte et plus ma destination s’impose à mon regard : La Dent de Savigny domine le paysage avec des nuages noirs derrière. Cette grande paroi minérale est vraiment impressionnante. Je m’approche des difficultés. Je ne peux m’empêcher de me retourner pour voir le vallon des Mortey, Brenleire, le Vanil Noir et la Dent de Bimis, baigné dans une petite brume. Il y a de la magie dans l’air. Je continue. Une fois le chalet passé. Il n’y a plus qu’une vague sente pour arriver au col. Je sais que j’ai déjà fait une bonne partie de grimpette, c’est super et surtout la vue s’ouvre sur le Petit Mont et la chaîne des Gastlosen. On peut la voir presque dans son entier depuis ici, c’est vraiment superbe. La cerise sur le gâteau, le gigantesque et si esthétique pierrier au pied de la Dent de Savigny. Je grimpe maintenant sur la sente qui mène vers le pied de la Dent. Je sais que le premier passage compliqué se rapproche, mais je n’y pense pas encore trop. J’adore l’atmosphère dégagée par Hochmatt et Cheval Blanc en face de moi. Il y a une superbe lumière en ce moment c’est incroyable. Je continue toutefois à marcher. Me voilà arrivé au pied du passage clé. Je me souviens que pour le début il faut passer directement sur la droite pour contourner la roche devant mois. J’inspire et je me lance. Je reste très concentré et progresse un pas et une main après l’autre. Tout se passe bien. Je maîtrise mes mouvements et je n’ai pas peur. Je suis juste très concentré et un peu stressé, mais pas de peur. C’est un peu un soulagement car je ne savais pas comment ça allait se passer. Je prends le temps de bien visualiser chacune de mes prises avant d’avancer et reste concentré au maximum pour ne pas rater un virage et rester sur le passage le moins difficile. Après un certain temps, je me rends compte que le gros est passé. Je me retrouve dans une prairie herbeuse très inclinée. Je pousse un petit soupir de soulagement. Arrivé à un petit promontoire, la Nature m’offre en cadeau une vue exceptionnelle en direction des Pucelles et de la Corne d’Aubert. Je me dis qu’au soleil couchant ça sera incroyable. Après une courte pause photo, je repars en direction de la Porte de Savigny. Je suis vraiment content : Jusqu’ici tout s’est bien passé ! Après la porte de Savigny, Je longe la paroi du sommet : Un long passage en devers très impressionnant, entre herbe et pierrier. Rien de dangereux, mais la pente est forte. J’entends au loin le tonnerre qui gronde, c’est super impressionnant. Je vérifie une énième fois la météo. Je suis content de ne pas être dans la région de Gstaad où l’orage stagne depuis un moment. Même en sachant que cela ne vient pas dans ma direction, je reste aux aguets. Une fois arrivé au bout de la sente, je change de monde : Tout devient minéral. Il s’agit de monter à travers la roche, tout d’abord droit en haut, puis un peu sur la droite pour prendre une série de vires qui finissent par m’emmener sur la crête. C’est impressionnant par moment, le vide n’est jamais loin. Le vertige n’est pas permis ! Après avoir contourné une dernière roche, me voilà au sommet. Je n’y crois presque pas ! Je suis vraiment content d’avoir réussi à gérer sans avoir eu une peur bleue. Cela me montre comment j’ai pu reprendre confiance en mes pas et en mon corps. Quel plaisir ! Je suis récompensé par un soleil qui descend doucement sur l’horizon. Je prends le temps de regarder le livre du sommet, j’adore en feuilleter quelques pages. Je reste un moment en haut, afin de profiter des couleurs de plus en plus dorées et de la météo qui est, ici, magnifique. Je pourrais aussi vous parler longuement du panorama exceptionnel. J’ai l’impression de dominer la région, je me sens tellement privilégié de pouvoir en profiter. Le soleil continue sa course. Je décide de ne pas attendre qu’il soit couché pour partir. J’ai envie de passer toutes les difficultés avec de la lumière naturelle. Je me remets donc en route. Je descends lentement, en confiance, la première partie, non sans m’arrêter plusieurs fois pour immortaliser l’incroyable luminosité qui éclaire ce paysage merveilleux. J’arrive rapidement sur la partie en devers. La vue sur la Porte de Savigny est teintée d’une lueur exceptionnelle. Au-dessous de moi passe une harde de chamois. Je ne prends même pas le temps de les immortaliser, ils sont trop loin, mais je profite pleinement de l’instant. Je rejoins la Porte. Les rochers sont tellement photogéniques. Je ne m’attarde pas et continue ma descente. Je sais qu’il me reste le passage clé. Là encore je prends mon courage à deux mains et j’y vais : un pas assuré après l’autre. Tout se passe bien, ouf !!!! Vous n’imaginez pas mon soulagement quand je me retrouve au pied de la difficulté. C’est fou quand même de voir comment l’entraînement permet de s’habituer et surtout de reprendre un peu confiance en soi. Je vais maintenant profiter du coucher de soleil à couper le souffle qui se profile : Ces teintes sont presque irréelles et l’endroit est parfait, quelle chance ! Je marche tranquillement. J’ai décidé de rejoindre la voiture par le sentier rouge qui passe vers le col de Hochmatt. J’ai envie de limiter mon nombre de passages au travers de troupeaux de vaches avec la nuit, de plus je sais que l’autre sentier est plus large et parfaitement marqué. C’est tellement fascinant de voir comment les couleurs changent à chaque instant et finissent tranquillement par s’adoucir et devenir plus sombre. Au moment où j’arrive au col au point 1723, il n’y a plus qu’une vague lumière avec de légères lueurs roses sur les Gastlosen. Bon ce n’est pas tout ça, mais il est temps d’attaquer la dernière partie. Je range mon appareil pour la soirée, sors ma frontale (sans l’allumer pour le moment) et c’est parti. C’est tellement agréable d’avancer dans la pénombre qui s’installe doucement. J’aime progresser aussi longtemps que je peux sans allumer ma lampe. Un peu plus loin le sentier pénètre dans la forêt, la frontale est maintenant indispensable pour éviter de se casser la figure. Je progresser plutôt rapidement, même si je sens bien mes jambes. Je finis par arriver à la voiture. Absolument conquis par cette belle sortie et surtout fier de moi d’avoir pris un peu d’assurance dans les passages techniques. Je suis prêt pour mon prochain défi … Je me réjouis de lire vos commentaires. Quelle est votre photo préférée ? Sinon pour la technique : Distance : env 9.8 km Dénivelé : env 1000m Durée : env. 4h55 (selon suissemobile en été) Difficulté : T4+ . Le passage sous la porte de Savigny est compliqué au départ et demande une certaine recherche d’itinéraire. L’usage des mains est indispensable et un faux pas interdit. De même la dernière partie pour atteindre le sommet demande d’être attentif pour monter par le bon endroit. Il n’y a pas de balisage. Sinon le reste du parcours ne présente pas de difficultés. Une absence de vertige et un pied sûr sont indispensables ! Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1&E=2582653&N=1156174&trackId=1074072490&layers=Wanderland

Edit
Good months