Arpelistock depuis Gsteig par l'ancien sentier de la Saane needs route

Un itinéraire d'aventure qui quitte le sentier officiel pour un chemin de traverse en partie câblé, avec la chute du Sanetsch et des vues sauvages sur la Saane. Le lac du Sanetsch, l'arête de l'Arpille et la croix sommitale offrent ensuite un panorama à 360 degrés remarquable.

route 26.0 km 2150.0 m D+ 11.25 h 1 days (claimed) Jul Aug Sep

Arpelistock · Lac du Sanetsch · Chute du Sanetsch · Brapire · Gsteig · Arête de l'Arpille · Tsanfleuron

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Sources

Cela faisait plusieurs jours que j’avais envie de faire une sortie « défi » pour voir si j’arrive au bout de mes idées.

fb · Daniel Borloz · 2025-07-17 · open original

Cela faisait plusieurs jours que j’avais envie de faire une sortie « défi » pour voir si j’arrive au bout de mes idées. Deux jours après mon challenge technique à la Dent de Savigny, je me sentais suffisamment en forme pour m’y lancer : Aller faire un tour à l’Arpelistock en partant de Gsteig ! J’arrive au parking du téléphérique de Gsteig dans la matinée. Il est déjà presque plein, week-end oblige. Heureusement il restait une petite place pour moi ! Je prends mon temps pour me préparer. Je fais attention à ne pas oublier ma frontale, car le retour risque de se faire tardivement. Je vérifie que j’ai tout et je me lance : Contrairement à toutes les autres personnes qui attendent devant le téléphérique, je pars à pied. Dès le départ je suis rapidement plongé dans une belle ambiance : je croise la Saane, un petit torrent, qui galope et dévale la pente dans la joie. Cette vue est vraiment rafraichissante. Le chemin grimpe tranquillement dans de larges boucles. Aux alentours de 1450m d’altitude, il faut bifurquer au niveau du pont. Il ne faut surtout pas continuer tout droit et ce bien que le chemin soit avenant : il y a des gros risques de chutes de pierres. Le détour existe sans doute depuis plusieurs années à voir les panneaux Je traverse un des nombreux affluant de la Saane. J’aime observer ces petits ruisseaux. Il y a toujours quelque chose de fascinant. Peu avant l’altitude 1520, je pars sur une vieille sente à peine visible : Oui j’ai décidé de prendre un chemin de traverse. Je l’ai repéré sur la carte. Il n’est pas officiellement balisé. Je ne sais pas si je devrai rebrousser chemin, car une partie de ce chemin est un traitillé rouge signifiant qu’il s’agit à priori d’une via ferrata. Je vais m’en assurer. Après une petite grimpette, le sentier est à nouveau plus marqué. Je croise une personne qui descend. Visiblement il y a des échelles et des passages câblés, mais ça passe, super ! Avant d’attaquer ce passage technique, je décide d’aller voir la chute du Sanetsch, à quelques pas d’ici. Il faut passer sur un chemin de terre peu engageant avec pas mal de vide avant d’arriver à cette dernière. C’est un endroit magnifique que je n’aurais jamais découvert en prenant le chemin officiel, quelle chance ! Je reviens sur mes pas et rejoins la première échelle à flanc de falaise. Et hop c’est parti. Après l’échelle s’ensuit plusieurs chaîne et câble qui me font prendre de la hauteur très rapidement. C’est un peu humide par endroit, mais j’assure chacun de mes pas. La sente se fait moins escarpée, la végétation est très présente, ce n’est pas toujours simple de suivre le chemin. Il faut être attentif. J’arrive sur un plateau, une belle clairière avec visiblement un arrêt intermédiaire pour le téléphérique. Je trouve ça plutôt sympa. Il n’y a plus vraiment de chemin. Je sais qu’il y a une trace plus loin, je décide de prendre l’option qui me semble la plus plausible. Heureusement pour moi je retrouve des traces de passages qui finalement me remettent sur les rails. J’ai maintenant une vue plongeante sur la Saane et les montagnes en face. C’est vraiment génial, c’est une vue sauvage et tellement différent, je suis fans. Je devrais bientôt passer près d’un chalet, Brapire, près du point 1854. Effectivement je vois une bâtisse qui est par ailleurs occupée. L’endroit semble si loin de tout. Je perds la sente et la retrouve plus loin, après un champ d’ortie que j’ai tenté de contourner au mieux. Je me retrouve maintenant sous une immense falaise et j’ai un énorme pierrier très incliné à passer. C’est vraiment super impressionnant. J’adore confronter l’idée que je m’étais fait du chemin en étudiant la carte et la réalité du terrain. Je ne m’attendais pas à ce coté sauvage. Heureusement le chemin est bien visible. Je ne m’attarde toutefois pas trop longtemps, car on ne sait jamais ce qui pourrait tomber. Dans tous les cas l’endroit est saisissant. Au détour d’un virage je traverse un court passage en devers et je vois le chemin balisé en contrebas. Je n’avais pas prévu de redescendre tout ça, mais je dois dire que je suis content de retrouver l’itinéraire « classique ». Je passe au-dessus d’un gros névé de neige et fini par atteindre le chemin. Je suis soulagé, car je vais pouvoir avancer un peu plus rapidement sans faire de la recherche d’itinéraire en permanence. Le chemin balisé n’en est pas moins impressionnant. Je passe par une chute d’eau et le chemin suis les contours du terrain. Il y a beaucoup de vide. Heureusement que c’est large, cela permet de se rassurer. Plus haut, je décide de faire un petit détour par l’auberge où je m’arrête pour boire un thé froid maison. Ils n’ont malheureusement rien à l’emporter. Pas grave, je ferai juste une courte halte et me remet en route. Le paysage est maintenant différent. Me voilà maintenant dans cette vallée, ou sur ce haut plateau, avec le lac artificiel du Sanetsch (ou Sénin) devant moi, un petit barrage, entouré de hautes montagnes rocheuses et une magnifique prairie verte. L’endroit est tout simplement idyllique. Je vais maintenant traverser ce plateau pour attaquer mon but suivant. Je suis déjà content d’être où je suis. Après avoir quitté le lac, je me retrouve tout de suite seul. Les touristes et autres promeneurs sont en très grande majorité juste autour du lac. J’en profite pour prendre une bonne pause dans la prairie afin de reprendre quelques forces. Après tout je n’ai fait que la moitié de la montée ! Je me demande si je vais y arriver. On verra bien. Je repars. Quel plaisir de pouvoir avancer sans difficulté avec un rythme normal. L’endroit est merveilleux, j’ai envie de m’arrêter toutes les minutes pour immortaliser le paysage. Je sens que le tri sera difficile une fois arrivé à la maison. Quelques nuages dansent dans le ciel, c’est un mélange d’ambiances incroyables. Je me rapproche petit à petit de l’arête de l’Arpille. Une idée me traverse l’esprit. J’étudie la carte et après quelques hésitations, je décide de dévier du sentier et tenter un raccourci par le terrain pour rejoindre le chemin sur l’arête. Je passe d’abord dans des prairies puis traverse un ruisseau et finalement grimpe sur un de ces monticules d’herbes et de roche. Le végétal fait la place au minéral à chaque mètre gagné. Je suis tellement content quand j’arrive sur l’arête ! Je fais un petit arrêt pour profiter du panorama sur le glacier de Tsanfleuron et les Diablerets qui est juste merveilleux. Je vois également la vallée du Rhône, c’est dingue. Il me reste encore environ 600 mètres de dénivelé. Je visualise parfaitement le chemin. C’est à la fois très long et très court. Je n’ai plus d’énergie. A partir de là, c’est le mental qui va guider mes pas. Je repars, plus lentement que jamais, mais de la manière la plus régulière possible. C’est ma seule chance d’y arriver. Je fais le minimum vital d’arrêt photos. Je me dis que j’aurais le temps à la descente. Mon prochain but est la bifurcation avec le sentier qui va vers Grand Gouilles. J’ai l’impression d’avancer à la vitesse d’un escargot, mais je continue. Chaque pas est difficile. Voilà j’y suis, une victoire de plus. J’enfile une couche supplémentaire. Il y a du vent et il fait frais. Je sais maintenant qu’il doit me rester dans les 350m de dénivelé pour le sommet. Je sais aussi que ça va bien grimper, mais que le chemin n’est plus très long. Cela me redonne un peu de courage. Je me donne un nouveau but : passer la prochaine pente raide. Plus péniblement que jamais j’y arrive. Il reste un petit névé à traverser. C’est presque agréable d’être un peu rafraichi par ce passage. Je me retrouve maintenant au bord de cette immense cuvette minérale. Il reste quelques traces de neige, mais l’été reprend plus que jamais le dessus ! Je me rapproche de l’obstacle final : La dernière pente sous le sommet. J’avoue que j’ai un peu la boule au ventre, je ne sais pas encore comment je vais gérer cette pente. Me voilà au pied de la difficulté : Un mélange de pierres plus ou moins instable dans une pente à plus de 35 degrés. Il n’y a pas vraiment de sente. Une ou deux marques bleues au départ, puis plus rien. L’hiver et les dernières pluies ont tout raviné. Je range mes bâtons et j’étudie le terrain pour me faire mon propre itinéraire. Je prends tout mon temps et me réoriente presque à chaque pas pour trouver les meilleures solutions possibles. Après milles et une adaptations et changement j’ai passé la pente. Et j’y suis ! Le sommet et la croix sont là ! Je suis presque abasourdi d’y être arrivé. Je suis tellement content d’être là. Je me dis presque que je pourrais redescendre par la Geltenhütte, mais il y a potentiellement encore ou un deux névés dans la première partie je vais rester raisonnable. Que dire sinon du panorama à 360 degrés qui est absolument extraordinaire. Il y a toutefois un voile dans l’air qui diminue un peu la visibilité. Je trouve également tellement génial cette idée d’être parti du canton de Berne et d’être maintenant à la frontière avec le Valais. Par ailleurs la croix comporte d’un côté un écusson bernois et de l’autre un écusson valaisan. Je m’attarde un moment au sommet, mais je n’attends pas que le soleil se couche car le chemin du retour sera long, très long. Je me lance donc dans cette affreuse pente en prenant un maximum de précaution. Je vais mettre beaucoup de temps pour redescendre ces 80 mètres de dénivelés. Quel soulagement une fois cette paroi est passée ! Je continue maintenant d’un bon pas, tout en prenant quelques photos. J’ai encore de la peine à réaliser que j’y suis arrivé. Je perds rapidement de l’altitude. Le soleil est de plus en plus bas sur l’horizon. Les teintes tirent doucement sur le jaune. J’arrive sur l’arête de l’Arpille. Mon regard est captivé par le contraste entre le paysage lunaire et la verte prairie du haut plateau. C’est tellement esthétique. Au fur et à mesure que je descends, les ombres se font plus présentes. Le fond du haut plateau est bientôt plongé dans l’ombre. Je vais vivre plusieurs coucher de soleil en suivant le relief, c’est plutôt plaisant. Je décide de reprendre par une butte pour la descente. Le terrain est parfait. J’arrive rapidement dans la prairie. Je suis plongé dans l’ombre, mais les sommets alentours sont encore éclairés. L’éclat du soleil perd de son intensité. Il y a visiblement des nuages au loin. Pour ma part, je progresse dans la vallée, je me fais siffler par un couple de marmottes. On s’observe un moment, avant qu’elles décident que je suis définitivement trop près d’elles. Je repars. Je décide de passer cette fois-ci par le sentier qui fait le tour du lac. Il était marqué comme fermé, je verrais bien. Il y a effectivement encore un reste de névé à un endroit qui rends le passage un peu scabreux. Mais avec les nombreux passages, la trace est bonne. Il n’y a pas beaucoup de risques. Depuis que la pénombre s’est installée, l’endroit est redevenu un paradis sauvage. Il n’y a plus personne. Je croise beaucoup de marmottes en allant en direction du lac. Elles sont comme moi, elle profite de la tranquillité du lieu. Le crépuscule s’installe, les couleurs sont merveilleuses avec le lac et les montagnes. Quel bonheur de pouvoir profiter de ce genre de moment de magie. Je repasse par le restaurant pour profiter de la vue panoramique près de l’arrivée du téléphérique, je veux passer par un chalet en pierre par curiosité. A voir les volets métalliques, il s’agit sûrement d’un ancien ouvrage militaire. Je profite une dernière fois de la vue avant que la nuit étende doucement son manteau et j’entame la descente. Je suis content pour l’instant je n’ai pas encore eu besoin d’allumer la frontale. Il reste encore un peu de luminosité, c’est agréable. J’aime ces moments. Je reste concentré sur chacun de mes pas, car bien que la tête guide mes pas, mes jambes ont de la peine. Je continue à avancer d’un bon pas. La végétation change peu à peu, les arbustes deviennent des arbres. Je remarque que le sentier balisé semble aussi magnifique que mon chemin de traverse. J’aurais finalement aussi pu le prendre à la montée. Je finis par allumer la frontale pour les trente dernières minutes et le passage en forêt qui me semble interminable. Je n’ai vraiment plus d’énergie. Bien que je tente de garder un bon rythme, les douleurs s’invites. Chaque pas est plus difficile que l’autre, mais je sais que ce n’est qu’une question de temps pour arriver à la voiture. Voilà j’y suis, la voiture est là ! Je sais déjà que je vais devoir prendre un peu de temps pour digérer cette sortie autant d’un point de vue physique qu’émotionnelle. Cette randonnée est une suite de petites aventures offrant des vues exceptionnelles ! Je vais en garder un souvenir impérissable. Quelque part dans un coin de ma tête, je retenterai bien l’expérience en faisant une boucle par la Geltenhütte, même si ça rallonge encore ce parcours presque interminable ! Je me réjouis déjà de lire vos retours et vos expériences dans la région. Si vous êtes intéressés par une image, n’hésitez pas à me contacter. Sinon pour la technique : Distance : env 26 km Dénivelé : env 2150m Durée : env. 11h15 (selon suissemobile en été) Difficulté : T4. Sur l’ancien sentier entre Gsteig et le barrage, il y a plusieurs passages câblés où le vide n’est pas loin. De plus quand on rejoint le chemin officiel le chemin passe par un pierrier un peu désagréable. La dernière difficulté est juste sous la croix de l’Arpelistock avec la dernière montée dans un pierrier où la sente n’est peu ou pas visible. La pente est forte et les risques de glissade réel. Il faut vraiment faire attention. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=3.2&E=2589112&N=1134091&trackId=1624057311&layers=Wanderland

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Good months