Il y a de ça un petit mois, je me suis lancé dans un petit afterwork sur un sommet que j’affection tout particulièrement : Le Vanil de l’Ecri. La fin de journée est bien entamée quand je me mets en route du parking des Baudes. La météo n’est pour l’instant pas bonne : Le ciel est bouché, menaçant. Normalement cela devrait s’améliorer et se découvrir. On verra bien. J’aime cette petite incertitude. Le fait de devoir s’adapter et envisager divers scénarios. La montée en direction de la cabane de Bounavaux se passe bien. Peu avant d’y arriver le traverse un petit troupeau de vache qui me regarde placidement passer. Arrivé à la cabane, je vois que le ciel se dégage petit à petit. Du bleu apparaît par endroit. Cela semble bon signe. Qui sait ? Peut-être aurais-je droit à un joli coucher de soleil. Après une très courte halte, me voilà reparti. J’ai vraiment envie d’arriver au sommet avant que le soleil ne soit couché. Pour l’instant je suis largement dans le temps imparti. La végétation est magnifiquement luxuriante : Parmis les mille et une nuances de vert, une myriade de fleurs pousse. Pour l’instant, il n’y a pas de traces d’animaux. C’est toujours la question que je me pose ici. Verrais-je des animaux ? J’arrive vers Bounavaletta. Un peu plus haut, je vois une personne au-dessus de moi. J’espère qu’elle ne fera pas fuir les bouquetins s’il y en a. J’essaye de continuer à tenir un bon rythme, mais je vois que je peine un peu. J’attaque la montée en direction de Plan des Eaux. Sur la première partie de la montée il faut rester concentré, car c’est un sentier gravillonné plutôt glissant. Au-dessus, je vois que la personne s’est arrêtée. Elle observer des bouquetins qui redescendent. En effet, quelle chance, trois bouquetins dont un jeune broutent tranquillement l’herbe de la pente. Je reste ici un moment à les observer. Rien que pour ce genre de petits moments, la sortie est réussie. Je les laisse à contrecœur, après tout, je veux quand même arriver au sommet ! C’est avec une nouvelle énergie que je repars. Je dépasse rapidement l’autre personne qui peine sérieusement à la montée. Je trouve étonnant qu’elle ait une corde sur le dos, mais pourquoi pas ? Peu avant d’arriver à Plan des Eaux, je rencontre à nouveau quelques bouquetins qui me narguent et m’observent plus haut sur le sentier. C’est presque un sketch : Ils sont parfaitement placés. J’ai l’impression d’être leur animation du jour ! Ce que j’aime avec ces animaux, c’est qu’ils ne sont pas farouches. Je passe à quelques mètres de l’un d’eux qui daigne toutefois se décaler légèrement du sentier afin que je puisse tout de même passer. Quelle bonté d’âme ! Je reste à nouveau un petit moment en leur compagnie et me remet en route vers le sommet qui n’est plus très loin. La lumière devient magnifique. Voilà j’y suis !!! Il fait une température parfaite ! C’est toujours un tel Bonheur de me retrouver ici en haut et en prime : Complétement seul ! Je n’ai pas vu le randonneur que j’ai dépassé arriver jusqu’à Plan des Eaux. J’imagine qu’il est redescendu. La vue à 360 degrés me fascine toujours autant. Je pourrais rester un bon moment à contempler tous ces incroyables sommets qui m’entourent. Tout devient doré. J’aime ce moment particulier où la lumière change à chaque instant et offre de nouveaux points de vue, surtout avec un ciel changeant. Après un long moment de félicité, je dois me rendre à la raison : Je n’ai pas l’envie d’attendre qu’il fasse noir pour entamer la descente. Je me remets donc en route, à contrecœur je l’avoue, avant que le soleil n’ait été se cacher pour la nuit. Un peu en-dessous de la croix, je rencontre encore quelques bouquetins, dont un très jeune absolument magnifique qui prends la pose pour moi. Les couleurs perdent de leur éclat, les ombres s’étendent, la luminosité diminue, le crépuscule s’installe. J’aime la douceur et le calme qui accompagne ce passage du jour à la nuit. Tout s’éteint doucement. Je progresse rapidement. J’ai déjà mis la frontale, mais je ne l’ai pas encore allumée. Je préfère avancer aussi loin que je peux dans ce jour qui s’en va. C’est dans ces instants que je me sens aussi en connexion avec cette incroyable Nature. Un peu après,le sentier et les obstacles s’estompent et me voilà forcé à allumer ma frontale. Je passe rapidement près de la cabane, où les gardiens discutent encore autour d’une table à l’intérieur. Je ne m’arrête pas et je n’ai pas envie de les déranger. Je continue mon chemin avec régularité. Les vaches ne sont pas proches du sentier, tant mieux, cela m’évitera de les déranger. La nuit est maintenant bien là. Il me reste quelques virages. Je sors de la zone boisée. Encore quelques centaines de mètres et me voilà de retour à mon point de départ. J’ai encore de la peine à réaliser ce moment de partage exceptionnel avec la Nature que j’ai vécu aujourd’hui. Il y a des sorties qui vous marquent par le défi posé, d’autres par le paysage et d’autre simplement parce que vous vivez un moment spécial. Je sais que cet endroit ne me laisse jamais indifférent. Y aller seul c’est la meilleure manière d’en profiter pleinement. Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Je ne vais pas vous torturez en vous demandant votre photo préférée, car je pense que c’est difficile, tant les ambiances sont différentes. Si d’aventure l’envie vous prends de vouloir accrocher une image dans votre salon, contactez-moi. Sinon pour la technique : Distance : env 10 km Dénivelé : env 1140m Durée : env. 5h (selon suissemobile en été) Difficulté : T3. Il n’y a pas de grosses difficultés techniques. Entre Bounavalette et Plan des Eaux, les mains sont parfois nécessaires. Le lien vers le parcours : https://map.schweizmobil.ch/?lang=fr&photos=yes&logo=yes&detours=yes&season=summer&bgLayer=pk&resolution=1.86&E=2576220&N=1153149&trackId=1783845884
Vanil de l'Ecri par Bounavaux et Plan des Eaux (afterwork depuis les Baudes) needs route
Une sortie en fin de journée avec une ambiance changeante, des bouquetins observés de près et une vue à 360 degrés depuis le sommet. Le retour au crépuscule à la frontale ajoute une dimension particulière.