Gornergrat – Hohtälli – Rote Nase – Stockhorn (3532 m) needs route

Une crête rocheuse et spectaculaire au-dessus de 3000 m, entre stations abandonnées et pierriers, avec un panorama exceptionnel sur le massif du Mont Rose et les 4000 m alentour. Le parcours se fait en boucle depuis le Gornergrat, accessible par le train à crémaillère.

route 10.8 km 780.0 m D+ 4.083 h 1 days (claimed) Jul Aug Sep

Stockhorn · Gornergrat · Hohtälli · Rote Nase · Gornergletscher · Zermatt

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Sources

Le jour après notre sortie à Trift, près de Zermatt (oui, oui, c’était cet été pendant nos vacances à Zermatt), nous vou

fb · Daniel Borloz · 2025-10-20 · open original

Le jour après notre sortie à Trift, près de Zermatt (oui, oui, c’était cet été pendant nos vacances à Zermatt), nous voulions grimper un peu plus haut pour nous acclimater : Le sommet du jour sera le Stockhorn. Nous y étions allés en 2024 avec Blandine et mon Pti Gars et nous avions dû y renoncer à un peu plus de la moitié. Nous partons en début de matinée avec l’incroyable train à crémaillère en direction du Gornegrat. J’adore cette montée, la vue est toujours exceptionnelle et je trouve toujours assez rigolo que nous soyons les trois extra-terrestres avec gros sac, chaussures, bâtons et tous l’attirail parmi les touristes. La météo est exceptionnelle. Le ciel est limpide pour l’instant, même si quelques nuages s’accrochent sur les hauts sommets enneigés. Arrivé au Gornergrat, je prends quelques photos et nous voilà en route. Encore une fois je vérifie ma théorie des 200 mètres : Dès que l’on s’éloigne de plus de 200 mètres d’une station d’arrivée, la population humaine chute de 95%. Cela me fait toujours sourire. Nous nous retrouvons sur ce beau chemin de pierre, en train de nous éloigner de l’agitation du Gornergrat. La sente rocailleuse et large et facile. C’est presque plat. C’est aussi ce qui fait l’intérêt de cette randonnée : Nous sommes en permanence au-dessus de 3000m, parfait pour faire quelques globules rouges avec un panorama de rêve ! Blandine et mon Pti Gars ont déjà pris de l’avance, je traîne, subjugué par la majesté des paysages, entouré d’un nombre gigantesque de géants à plus de 4000 mètres. Un pas après l’autre nous avançons. Je prends beaucoup de plaisir à sauter d’une pierre à l’autre. C’est tellement agréable de sentir que mes appuis sont bien meilleurs que l’année précédente. Le chemin est assez clair, même s’il y a plusieurs variantes. Nous attaquons la montée vers Hohtälli. Le souffle est un peu plus court, mais tout le monde gère plutôt bien. Cet itinéraire me fascine aussi, non seulement pour sa vue, mais aussi pour sa part d’histoire, avec le fait de passer devant plusieurs stations abandonnées : Hohtälli, Rote Nase et finalement Stockhorn qui ont arrêté de servir en 2007, les mouvements glaciaires rendant leurs exploitations trop compliquées. Nous faisons un premier arrêt, mais nous repartons presque aussitôt. C’était une bonne mise en jambe. Le reste du parcours va devenir un peu plus chaotique et technique. Après avoir contourné la station abandonnée, nous suivons toujours plus ou moins la crête. Le chemin monte et descends. Il y des passages parfois aériens et un peu de crapahutage avec les mains. On fait tous bien attention d’être concentrés sur l’endroit où nous posons nos pieds. La station de Rose Nase semble si proche et pourtant nous mettrons un peu de temps pour y arriver. Il y a un petit passage câblé et surtout une très courte échelle posée contre la rambarde permettant de passer sur la partie bétonnée de la station abandonnée suivante. Que dire du panorama qui est encore plus grandiose, c’est vraiment une randonnée incroyable. Nous prenons une petite pause ici et faisons la rencontre d’un autre randonneur très sympa entrain de descendre qui s’avère venir aussi de la Gruyère et travailler sur les remontées à Moléson ! Le monde est parfois tellement petit ! Nous repartons. La station suivante, Stockhorn, semble proche, mais ne vous y fiez pas, vous perdrez beaucoup de temps ! Le terrain est encore un peu plus aérien et la dernière partie nous fait passer dans un énorme pierrier où l’on a vite fait de perdre le balisage. Nous voyons un hélicoptère d’Air Zermatt qui fait qui fait plusieurs tours vers le Gornergletscher. Nous espérons qu’il n’y a pas eu un accident. Nous prenons notre temps et arrivons finalement à cette dernière station. Le sommet semble proche, mais vous l’aurez compris, il faudra encore un peu d’effort pour y arriver. Nous prenons une petite pause et nous repartons. La crête est maintenant large. Le pierrier est agréable à parcourir et super ludique. Nous arrivons enfin au dernier panneau bleu-blanc indiquant le sommet du Stockhorn. Il n’est d’ailleurs pas vraiment situé sur le sommet, mais en contrebas, je pense pour éviter une ascension un peu plus engagée. Nous rangeons les bâtons et grimper les dernier mètres nous séparant du vrai sommet. C’est aérien et les mains sont nécessaires. Cela passe plutôt bien, même si je ne suis pas rassuré. Ma peur du vide reprend souvent le dessus. Nous y sommes arrivés : Le stockhorn : 3532m ! Nous sommes tous super content ! L’endroit est exceptionnel : Nous nous trouvons sur un énorme éperon rocheux qui sépare le glacier en deux langues, c’est un panorama complétement dingue. Le massif du Mont Rose, avec notamment la Pointe du Dufour, plus haut sommet entièrement en Suisse, les Liskamms, Breithorn, le Cervin, la Dent Blanche, l’Obergabelhorn, le Weisshorn et l’Allalin ne sont que quelques-uns des sommets que vous pourrez contempler depuis cet endroit. Un peu en contrebas, un jeune bouquetin est tranquillement posé. Quelle chance incroyable ! Après une bonne pause, nous repartons. Nous commençons par désescalader la première partie qui passe correctement. J’ai eu beaucoup moins peur que l’année précédente. Le film se joue maintenant à l’envers : redescendre la première longue et large crète, passer devant la station abandonnée du Stockhorn, continuer dans le pierrier, rejoindre Rote Nase, repasser par les difficultés, passer devant Hohtälli. Le Gornergrat se rapproche à nouveau. Ce qu’il y a de génial en faisant le tour dans l’autre sens, la vue est complétement différente et toujours aussi à couper le souffle. Il ne reste maintenant plus qu’à descendre et remonter un peu le chemin pour rejoindre notre station de départ. Voilà c’est fait. C’est une randonnée absolument merveilleuse et incroyable à tout point de vue. Pour autant que vous ayez le pied sûr et pas de vertige, allez-y les yeux grands ouvert ! J’attends vos commentaires avec impatience. Si d’aventure un cliché vous touche, contactez-moi ! Sinon pour la technique : Distance : env 10.8 km Dénivelé : env 780m Durée : env. 4h05 (selon suissemobile en été, mais comptez plutôt 5-6h) Difficulté : T4. La plus grande partie du parcours s’effectue dans des pierriers. Quelques passages nécessitent les mains. Un pied sûr et une absence de vertige sont indispensable. La partie finale est un peu plus engagée. Le lien vers le parcours : https://schweizmobil.ch/fr/tour/1411455931?layers=wanderland%2CtrackLayer&E=2628833&N=1092777&resolution=2.40&bgLayer=pk&detours=yes&shooting=yes&logos=yes&photos=yes&season=summer

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Good months